20h10. La BCE maintient les prêts d’urgence. La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé le maintien au niveau actuel des prêts d’urgence (ELA) aux banques grecques, tout en durcissant les conditions d’octroi à l’avenir.

Le conseil des gouverneurs «a décidé aujourd’hui de maintenir l’apport de liquidités d’urgence (ELA) aux banques grecques au niveau décidé le 26 juin 2015 après avoir discuté d’une proposition de la Banque de Grèce», a indiqué la BCE dans un communiqué. L’institution monétaire a également décidé d’augmenter la décote pratiquée sur les titres mis en garantie par les banques grecques pour avoir accès à l’ELA, appelés «collatéraux».

19h45. Rencontre de crise entre François Hollande et Angela Markel. Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont estimé lundi soir que «la porte restait ouverte aux discussions» avec Athènes, après le non au référendum grec, mais réclamé au Premier ministre Alexis Tsipras des «propositions sérieuses» pour trouver une issue à la crise.

«La porte est ouverte aux discussions […] Il revient au gouvernement (Tsipras) de faire des propositions sérieuses et crédibles», a déclaré M. Hollande à la presse après un entretien à l’Elysée avec Mme Merkel. «Nous attendons maintenant des propositions tout à fait précises du Premier ministre grec […] Il est urgent d’avoir ce type de propositions pour que nous puissions trouver une sortie de la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui», a renchéri à son côté la chancelière.

■ 17h35. Euclide Tsakalotos nommé nouveau ministre des Finances. Il prêtera serment dès ce lundi (retrouvez sur le post de 10h30 des éléments biographiques sur le nouveau ministre). Ce professeur d’économie de 55 ans a déjà remplacé Yanis Varoufakis comme coordinateur des négociations avec les créanciers depuis avril.

Euclide Tsakalotos, jusqu’alors en charge des affaires économiques internationales au sein du gouvernement grec, né à Rotterdam, éduqué à Oxford, est une personnalité beaucoup plus discrète que le décapant ministre sortant.

17h30. La BCE en ordre de marche. Réunion des gouverneurs de la BCE à partir de 18h00, heure suisse.

■ 17h00. La Grèce d’une seule voix. Les principaux partis grecs ont élaboré «un texte commun» de soutien aux négociations entre le gouvernement Tsipras et les créanciers du pays, en vue d’un accord dans le cadre européen, a annoncé le ministre de la Défense, Panos Kammenos. Le texte devrait régler aussi «la question de la viabilité de la dette», a indiqué M. Kammenos, qui dirige également le parti souverainiste de droite des Grecs Indépendants (ANEL) appartenant à la coalition gouvernementale avec la gauche radicale Syriza de M. Tsipras.

L’ensemble des partis grecs, à l’exception des néonazis d’Aube dorée, se sont réunis lundi pendant plusieurs heures sous l’égide du président de la République, Prokopis Pavlopoulos. «Il n’y a d’autre voie possible que d’arriver à un accord» avec l’UE et le FMI, a lancé Panos Kammenos aux médias à l’issue de la réunion consacrée à l’élaboration de ce texte.

16h30. Le très bref communiqué du FMI. Le Fonds monétaire international est prêt à aider la Grèce «si on lui en fait la demande», a déclaré lundi sa directrice générale Christine Lagarde. «Nous surveillons la situation de près et nous nous tenons prêts à aider la Grèce si on nous en fait la demande», a déclaré la dirigeante dans un très bref communiqué. Elle a ajouté que le FMI avait «pris acte» du référendum de dimanche.

15h30. Les banques restent fermées. Les banques grecques devaient rouvrir après le référendum: elles resteront fermées «quelques jours» selon des banquiers grecs, cités par les agences.

■ 15h15. La solution euclidienne. Quittant son ministère du centre d’Athènes à la mi-journée dans une cohue médiatique, après six heures de réunion gouvernementale, le ministre démissionnaire Yanis Varoufakis a jeté à la mêlée le nom de son possible successeur: le vice-ministre des Affaires étrangères, Euclide Tsakalotos (voir le post de 10h30, qui remplace déjà Yanis Varoufakis comme coordinateur des négociations avec les créanciers depuis avril.

«Je vous verrai demain avec Euclide», a lancé M. Varoufakis aux journalistes devant son ministère, selon l’agence grecque ANA. Interpelé une seconde fois sur le nom de son successeur, il a répondu: «j’espère que c’est Euclide».

■ 15h00. Les mots très durs de Berlin à la Grèce. Les dirigeants de la zone euro réunis en sommet à Bruxelles mardi vont sans doute se pencher sur une aide humanitaire à apporter à la Grèce, selon le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, et auzssi ministre de l’Economie. «Les gens là-bas ont besoin d’aide, et nous ne devrions pas la leur refuser juste parce que nous ne sommes pas contents de l’issue du référendum.» «La Grèce est menacée de faillite» a aussi lancé le ministre.

■ 15h00. Nouvelles propositions grecques. Le premier ministre grec «s’est mis d’accord lundi lors d’un entretien téléphonique avec la chancelière Angela Merkel pour qu’Athènes présente mardi, lors du sommet européen, des propositions du gouvernement grec» visant à conclure un accord avec les créanciers, UE et FMI, a indiqué un bref communiqué du gouvernement grec.

Les encouragements russes. Vladimir Poutine a exprimé à Tsipras son «soutien au peuple grec» face aux «difficultés à surmonter», fait savoir le Kremlin.

13h40. Alexis Tsipras s’est entretenu avec Mario Draghi… et avec Vladimir Poutine. Des discussions qui interviennent alors que la BCE doit se réunir encore ce lundi pour décider si elle va maintenir ou remonter le plafond de l’ELA, le mécanisme d’aide européenne aux banques grecques. La téléconférence était initialement prévue à midi mais elle a été reportée à cet après-midi.

13h30. Démenti officiel: pas de coup de fil Tsipras/Hollande. Une source gouvernementale avait annoncé à l’AFP que le président français avait reçu un appel du premier ministre grec ce matin: mais l’Elysée dément officiellement. Un couac un peu étrange, signe de la tension qui règne autour du rôle que veut jouer François Hollande, facilitateur qui entend et la Grèce et l’Allemagne. En revanche, le président grec Pavlopoulos s’est bien entretenu avec son homologue français ce lundi.

12h15. Coup de fil Tsipras/Hollande. Une source gouvernementale française annonce que le premier ministre grec s’est entretenu au téléphone avec le président français ce lundi, quelques heures donc avant l’arrivée d’Angela Merkel à Paris. Cet échange a eu lieu lors d’une pause dans les discussions que tiennent en ce moment majorité et opposition grecque au palais de la présidence.

11h45. Berlin droit dans ses bottes. L’eurogroupe qui attend des propositions d’Athènes, et Paris et Madrid décidés pour que la Grèce reste dans l’euro: l’Allemagne ne pouvait pas ne pas réagir. Berlin fait donc savoir que c’est à la Grèce et à son gouvernement d’agir pour rester dans l’euro. Berlin ne voit «pas de raison» de parler de restructuration de la dette grecque, «les conditions ne sont pas réunies pour négocier une nouvelle aide à la Grèce»

Paris a jusqu’ici tenté de jouer les facilitateurs. Angela Merkel doit arriver à l’Elysée vers 18H00 et elle et François Hollande feront une déclaration conjointe vers 19H30.

L’Amérique du sud applaudit la Grèce. Plusieurs dirigeants d’Amérique latine, dont la présidente argentine Cristina Kirchner et son homologue cubain Raul Castro, ont félicité les Grecs pour avoir rejeté le plan des créanciers d’Athènes. Le président bolivien Evo Morales «félicite le grand peuple grec pour le triomphe du’non-paiement’de la dette, qui constitue une déroute infligée à l’impérialisme européen».

11h30. La balle est chez les Grecs. La zone euro attend demain mardi «de nouvelles propositions» des autorités grecques (officiel). Une déclaration spectaculaire qui rouvre la porte aux négociations, exclues la smaine dernière: la zone euro prend acte du vote de ce dimanche, et va dialoguer. Un événement.

On en saura peut-être plus dès après la conférence téléphonique agendée ce matin entre le président de la BCE Mario Draghi, le président de l’Union Jean-Claude Juncker, le président de l’eurogroupe Dijsselbloem et le président du Conseil européen Donald Tusk.

11h25. L’Espagne conciliante. Le ministre espagnol de l’Economie. de Guindos, envisage publiquement qu’une nouvelle offre puisse être faite à la Grèce, un peu dans la lignée de son homologue français Michel Sapin ce matin (voir plus bas, 10h15). Des propos qui annoncent une future réunion très tendue de l’eurogroupe.

L’euro stable, les Bourses aussi. Signe que les marchés avaient anticipé le Non, ou relativisent ses conséquences sur la monnaie unique européenne, l’euro en baisse à l’ouverture des Bourses avait retrouvé son niveau d’avant référendum vers 10h30 ce matin, en baisse d’à peine 0,3% par rapport au dollar.

10h30. Quel successeur? Le négociateur en chef de la Grèce avec ses créanciers pourrait être le prochain ministre des Finances, selon l’agence Reuters: Euclide Tsakalotos, 55 ans, né à Rotterdam, parfait anglophone car éduqué à Oxford, professeur d’économie (notamment dans l’université du Kent, au Royaume-Uni), membre de Syriza depuis une dizaine d’années, avec une vision marxiste de l’économie. Il a pris la tête des négociations avec les créanciers de la Grèce en avril.

10h15. La France divisée. Interrogé sur la radio RMC, le porte-parole du gouvernement français Stéphane Le Foll a pressé lundi le gouvernement grec de faire de «nouvelles propositions» après le rejet par référendum du plan des créanciers, estimant que «personne», chez les «dirigeants responsables», ne veut de la sortie de la Grèce de la zone euro. Michel Sapin, le ministre des Finances, était lui interrogé sur la radio Europe 1, un entretien dont le Financial Times a extrait ce qu’il appelle une perle:

Ce qui contraste avec l’analyse d’Alain Juppé : l’ancien premier ministre stime sur son blog qu’il faut prendre acte de la claire volonté manifestée par les Grecs, et se prononce clairement pour le Grexit, la sortie de la Grèce de la zone euro.

E POINT A 0 HEURES

A la porte d’un Grexit. Le scénario d’un Grexit s’est nettement accru avec le non massif de dimanche. Tour d’horizon des économistes qui anticipent une sortie de la Grèce de la monnaie unique, et des autres, par notre journaliste Emmanuel Garessus. L’euro est en légère baisse. L’indice SMI perd 0,9% à l’ouverture.

Le «Grexit» devient le scénario le plus probable

■ La démission de Yanis Varoufakis: l’atypique ministre des Finances devenu le cauchemar de ses collègues de l’eurogroupe rend son poste, à la suggestion de son chef de gouvernement Alexis Tsipras. Un trophée, réclamé en forme de compensation par l’eurogroupe? L’analyse à chaud de notre correspondant à Bruxelles, Ram Etwareea:

Sommé de partir, Yanis Varoufakis règle ses comptes avec les créanciers de la Grèce

anis Varoufakis a en tout cas immédiatement pris acte de ses nouvelles non fonctions sur les éseaux sociaux. Tandis que les dirigeants du gouvernement et des partis de l’opposition tiennent réunion actuellement au siège de la présidence grecque à Athènes.

■ L’ensemble de la presse est sonné par le référendum – c’est le branle-bas de combat, autant à Athènes qu’à Bruxelles. La presse est surprise d’un résultat aussi clair, interprété comme un énorme pied-de-nez aux créanciers et à l’Union européenne, peut-on lire dans la revue de presse d’Olivier Perrin:

Les médias sont sonnés par l’insolent «oxi» du peuple grec