■ 15h00 La fermeture des banques prolongée jusqu’à nouvel avis

Le gouvernement grec a décidé de prolonger de nouveau la fermeture des banques pour une durée qui devait être annoncée lundi soir, a indiqué à l’AFP une source du ministère des Finances, ayant requis l’anonymat.

Après une réunion entre le ministre adjoint des Finances, Dimitris Mardas, et les directeurs de principales banques grecques, et malgré l’accord trouvé à Bruxelles, le gouvernement a décidé le maintien du contrôle des capitaux et «la fermeture des banques», une mesure imposée au pays depuis le 29 juin, a indiqué cette source.

■ 14h30 Le Bundestag votera vendredi sur le principe d’un troisième plan d’aide à la Grèce

Les députés allemands devraient se prononcer vendredi sur le principe d’un troisième plan d’aide international à la Grèce, a indiqué le président de la Chambre basse du parlement, Norbert Lammert.

Le vote du Bundestag est toutefois conditionné à un vote du parlement grec, qui doit lui aussi approuver le principe de l’aide et mettre sur les rails dans les prochains jours plusieurs des réformes promises à ses partenaires européens en échange d’un nouveau renflouement.

Le vote allemand doit donner un mandat au gouvernement pour les négociations proprement dites sur la nouvelle aide, sur laquelle les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro se sont mis d’accord lundi matin. S’exprimant à Bruxelles lundi matin, la chancelière, Angela Merkel, s’était dite confiante d’obtenir le oui de l’assemblée, à qui elle recommande «en toute conviction» de se ranger derrière l’accord trouvé.

■ 13h40 Podemos évoque un coup d’Etat financier

Un responsable régional du parti Podemos, l’allié espagnol du parti grec Syriza, a dénoncé l’accord entre la zone euro et la Grèce, assurant que l’Europe a ainsi tenté «un coup d’Etat financier», visant à transformer la Grèce en un «protectorat».

«La solidarité européenne n’existe pas», a ajouté Pablo Echenique, ex-député européen et actuellement député régional.

■ Interactif: la dette grecque décomposée

La dette grecque devrait être restructurée une nouvelle fois, selon l’accord conclu cette nuit. Les membres de la zone euro sont prêts à de nouveaux sacrifices sur leurs créances, même si Berlin a insisté sur le fait qu’il ne serait question que d’un rééchelonnement, et non pas d’un effacement partiel.

En l’état, Athènes doit rembourser presque 27 milliards d’euros en 2015. Et 5,6 autres milliards en 2016. Pour l’heure, l’essentiel de sa dette est composée de bons du Trésor à court terme (à 6 mois ou à 1 année, principalement). Mais les échéances les plus importantes s’étendent jusqu’en 2050. Le Fonds de stabilité européen (EFSF), devenu le Mécanisme européen de stabilité (MES), lui a prêté 130 milliards d’euros.

Dans ce pot commun, le principal contributeur est l’Allemagne. Lors de deux premiers plans de sauvetage, elle a contribué à hauteur de 57 milliards d’euros, a calculé l’agence Reuters.

En 2e position, la France a posé 43 milliards d’euros sur la table. Derrière figurent l’Italie (37,7 milliards) et l’Espagne (25 milliards). Ces montants s’ajoutent aux contributions de ces pays aux prêts accordés par le FMI à Athènes. La Grèce a reçu 21,3 milliards du Fonds monétaire international. Dont un prêt de 1,5 milliard qui n’a pas été remboursé à son échéance, le 30 juin dernier.

Source: LT, Wall Street Journal, Commission européenne, Public Debt Management Agency

■ Alexis Tsipras évoque un «combat juste» et un «accord difficile»

Le gouvernement grec a «livré jusqu’au bout un combat juste», qui a débouché sur un «accord difficile» mais garantissant la «stabilité financière» et la relance en Grèce, a déclaré le premier ministre grec, Alexis Tsipras.

«La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort […] nous continuerons à nous battre» pour «les réformes radicales dont la Grèce a besoin», a-t-il ajouté, à l’issue de dix-sept heures de négociations pour le renflouement du pays.

■ La France très fière de son implication dans la crise grecque

François Hollande a salué dans l’accord «une décision historique» qui «permet à la Grèce de rester dans la zone euro», soulignant en même temps «le choix courageux» du premier ministre grec, Alexis Tsipras.

«La crédibilité de l’Europe aurait été atteinte s’il n’y avait pas eu d’accord aujourd’hui», a affirmé le président français, à l’issue d’un sommet exceptionnel de la zone euro. Il a fait valoir que l’accord, conclu au terme de dix-sept heures de négociations marathons, comprenait «un reprofilage de la dette» d’Athènes «par un allongement des échéances, des maturités et par une négociation des intérêts».

Manuel Valls s’est de son côté félicité sur Twitter du rôle tenu par le gouvernement français dans les négociations.

■ La tâche herculéenne qui attend Tsipras. Le commentaire de notre correspondant à Bruxelles, Ram Etwareea

10h15. Dès cette semaine. Les parlements nationaux qui doivent voter sur le projet d’aide européenne à la Grèce le feront probablement cette semaine, a espéré lundi le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. «Dans les prochains jours, mardi ou mercredi, les Grecs légiféreront. Le plan dans son ensemble devra être approuvé, mais aussi les premières actions» exigées par les créanciers, a déclaré M. Dijsselbloem à la presse à l’issue d’un sommet de l’Eurogroupe validant un projet de troisième plan d’aide à la Grèce.

«Une fois que cela a été fait, nous aurons un Eurogroupe téléphonique, probablement mercredi, qui sera le signal pour les autres parlements […] mercredi, jeudi ou vendredi», a-t-il ajouté, soulignant que les parlements étaient bien évidemment souverains. «Quand ils auront fait cela, nous aurons alors une décision plus formelle» pour démarrer les négociations, a précisé M. Dijsselbloem.

10h00. Les précisions allemandes. Angela Merkel: «La zone euro d’accord pour un rééchelonnement de la dette grecque mais pas question de la réduire.»

■ La Grèce satisfaite. Le gouvernement grec a «livré jusqu’au bout un combat juste» qui a débouché sur un «accord difficile» mais garantissant la «stabilité financière» et la relance en Grèce, a déclaré lundi le premier ministre, Alexis Tsipras. «La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort […] nous continuerons à nous battre» pour «les réformes radicales dont la Grèce a besoin». Mais pour lui, «le Grexit appartient au passé»

Le contenu de l’accord. (1) La Grèce fera finalement appel au FMI. Athènes demandera une nouvelle aide au Fonds monétaire international à la fin du programme en cours, en mars 2016. De son côté, l’Eurogroupe est prêt, si nécessaire, à accorder un «délai de grâce» (délai de paiement) et des échéances plus longues après un premier examen du programme grec.

Angela Merkel ne demandera pas de vote de confiance au parlement.

■ 9h20. La conférence de presse a commencé

■ 9h00. Confirmation La zone euro a décidé à l’unanimité d’entamer des négociations en vue d’accorder un troisième plan d’aide à la Grèce qui risquait sinon une sortie de l’Union monétaire, a confirmé lundi matin le président du Conseil européen, Donald Tusk.

L’analyse de notre correspondant à Bruxelles, Ram Etwareea

«Le sommet de la zone euro a trouvé un accord à l’unanimité. Sommes tous prêts pour un programme d’aide pour la Grèce via le Mécanisme européen de stabilité (MES), avec des réformes sérieuses et un soutien financier», a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk.

■ L’euro en forme. L’euro a réagi à cette annonce en remontant à 1,1194 dollar un peu avant 07h00 GMT. «L’accord a été laborieux», a reconnu le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. «L’Europe a décidé d’une feuille de route. Maintenant tout dépend de la mise en œuvre», a prévenu le premier ministre estonien, Taavi Roivas sur son compte Twitter.

■ 8h37. Annonce qu’un accord a été trouvé. C’est le premier ministre belge Charles Michel qui le premier a délivré l’information: après 17 heures de négociations, un accord a finalement été trouvé.

■ «Is this a coup?» La nuit la plus longue. Toute la nuit, les chefs d’Etat et de gouvernement des 19 pays de la zone euro avaient poursuivi leurs laborieuses tractations pour tenter de boucler un compromis permettant de maintenir la Grèce dans l’euro, à l’approche d’une réunion cruciale de la Banque centrale européenne. A l’aube, un compromis s’était dessiné, soumis aux 19 dirigeants, sur la liste des exigences réclamées à Athènes pour renouer le dialogue en vue d’un renflouement du pays.

Mais pas suffisant pour le gouvernement grec de gauche radicale cède, alors que des milliers de tweets l’appelaient – sous le hashtag «Thisisacoup» (C’est un coup d’Etat) -- à résister aux diktats des créanciers du pays.

La Grèce ne voulait pas que le FMI participe au financement d’un nouveau plan d’aide, pourtant exigé par l’Allemagne, et rejetait l’idée de créer hors du pays un fonds regroupant des actifs grecs à hauteur de 50 milliards d’euros pour garantir les privatisations promises.

Selon un tweet du premier ministre slovène, le premier à jeter l’éponge lundi matin en raison d’autres obligations, l’écart s’était toutefois réduit, «une seule question» restant à régler. En fin de nuit, le sort de la Grèce se jouait à quatre, entre la chancelière allemande Angela Merkel, le président français François Hollande, Donald Tusk et Alexis Tsipras. «Ils sont enfermés à quatre, on ne sait rien de ce qu’ils se disent», affirmait une source européenne.

Si le texte soumis au petit matin ne prévoit a priori pas de sortie temporaire de la Grèce de la monnaie unique, comme évoqué noir sur blanc dans un projet des ministres des Finances, la menace reprenait corps au fil des heures.

D’autant qu’une fois conclu un accord, le gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras aura fort à faire pour amadouer son opinion publique, à laquelle il avait promis de rompre avec l’austérité et les diktats des bailleurs de fonds. Or, les réformes à présent réclamées par les créanciers de la Grèce, hautement impopulaires, sont encore plus sévères que celles qui ont été rejetées massivement par 61% des électeurs lors du référendum du 5 juillet.