Les faits. Six attaques simultanées ont touché Paris, vendredi 13 novembre. Le bilan est de 129 morts, environ 320 blessés, dont 80 en «urgence absolue». Sept terroristes ont été tués. Tout a commencé quand trois explosions ont retenti aux abords du Stade de France, au nord de Paris, pendant le match France-Allemagne. Cinq autres attaques ont eu lieu rue de la Fontaine au Roi; rue Bichat; boulevard Voltaire; rue de Charonne; au Bataclan (89 morts), où les terroristes ont commencé à tirer en plein concert, et où l’assaut a été donné trois heures plus tard. «Une horreur», a dit le président François Hollande, qui a pris la parole en pleine nuit et a prononcé une nouvelle allocution solennelle ce matin pour accuser nommément l’Etat islamique.

Retrouvez ici notre suivi des événements en France en continu, fondé sur les informations officielles, les médias et les réseaux sociaux. Et le récit en vidéo de notre correspondant à Paris, Richard Werly.


23:00: C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivis. Pour rappel, les deux principales informations de la journée:

- L'Etat islamique a revendiqué les attaques. «Nous sommes en guerre» a reconnu Manuel Valls,qui promet une réponse à la hauteur de l'attaque.

- Les attaques sont le fait de trois équipes, des terroristes  venant de Belgique sont impliqués. Des arrestations et des perquisitions étaient en cours samedi soir.

Rendez-vous demain matin dans les kiosques pour découvrir l'édition spéciale du Temps, 12 pages de reportages, d'analyses et de mises en perspective. Et rendez-vous sur notre site aussi toute la journée bien sûr pour suivre les développements de la plus grave crise sécuritaire connue en France depuis la guerre d'Algérie, qui secoue toute l'Europe et au-delà.   


22:00. Perquisitions en cours dans l'Est de la France. Une opération de police en lien avec les attentats de Paris était en cours samedi soir dans l'est de la France au domicile d'un membre de la famille d'un des kamikazes identifiés, dans un quartier pavillonnaire de la commune de Romilly-sur-Seine a-t-on appris auprès de sources concordantes.

Selon une source proche du dossier, les perquisitions concernaient l'entourage familial d'un des assaillants de la salle de spectacle du Bataclan, un Français de 29 ans né à Courcouronnes près de Paris, condamné pour des délits de droit commun mais jamais incarcéré. Il avait été identifié d'après l'empreinte d'un doigt sectionné.

21:00. Des victimes de nombreux pays. Plusieurs étrangers ont été tués vendredi soir lors des attentats de Paris, parmi les tués figurent au moins deux ressortissants belges, un Espagnol de 29 ans, un Portugais de 63 ans qui résidait à Paris et travaillait dans le transport de passagers (ce serait la victime du stade de France), deux ressortissants roumains, un Britannique, deux jeunes soeurs tunisiennes, qui vivaient l'une à Paris et l'autre au Sénégal, une Chilienne, deux Algériens, une femme de 40 ans et un homme de 29 ans, une étudiante américaine de 20 ans, à Paris dans le cadre d'un semestre d'échange universitaire (source: consulats, ambassades, agences).

20:40. La France répliquera. La France est «en guerre» et «frappera» son «ennemi» l'organisation Etat islamique (EI) pour le «détruire», a affirmé samedi soir Manuel Valls. «Nous sommes en guerre», «nous agirons et nous frapperons cet ennemi» jihadiste «pour le détruire» en France, en Europe et en Syrie et en Irak, a déclaré le premier ministre sur la chaîne de télévision privée TF1, assurant que la réponse française se ferait «au même niveau que cette attaque».La France doit «s'attendre à d'autres répliques» des «terroristes», a-t-il aussi mis en garde, rappelant avoir dit à plusieurs reprises depuis les attentats de janvier «qu'il n'y avait pas de risque zéro».

20:30. Deux hommes enregistrés en Grèce recherchés. Deux migrants, enregistrés en Grèce, sont recherchés par la police dans le cadre des attentats de Paris, déclare la police grecque.

20:00. Plusieurs voitures immatriculées en Belgique impliquées. L'un des véhicules utilisés par les auteurs des attentats vendredi soir à Paris était immatriculé en Belgique et avait été loué par un Français résidant en Belgique, a indiqué le procureur de Paris. Cette personne «a fait l'objet d'un contrôle routier ce matin en Belgique avec deux autres personnes à bord d'un autre véhicule», a ajouté le procureur. Il a aussi précisé que ces trois personnes ont été interpellées par la police belge et «n'étaient pas connues des services de renseignement français».

19h30. Recueillement au consulat de France à Genève. Les personnes désireuses de rendre hommage ont défilé ce samedi devant le consulat de France à Genève. Une cérémonie a eu lieu ce soir.

19:15. Le procureur de Paris: 129 morts et une piste belge. François Molins, le procureur de Paris, s'est exprimé durant une conférence de presse. Il a avancé le chiffre de 129 personnes décédées, bilan «malheureusement encore provisoire». 320 blessés sont recensés. Sept terroristes sont morts, non huit comme indiqué durant la journée.

Le déroulement des faits: à 21:20 durant le match au Stade de France a eu lieu une première explosion. La bombe a été conçue avec des boulons afin de maximiser l'impact. A 21:25, au restaurant le Petit Cambodge, des individus ont tiré avec des kalachnikov. Une centaine de douilles ont été retrouvées. 15 personnes sont mortes sur cette scène. A 21:30, deuxième explosion vers le Stade de France. A 21:32, dans le 11e arrondissement, une fusillade devant un bar a causé la mort de cinq personnes. A 21:36, sur une terrasse, 16 personnes ont été tuées par une nouvelle fusillade. A 21:40, Boulevard Voltaire, dans un restaurant, un kamikaze s'est fait exploser. A 21:40, trois personnes dotées «d'armes de guerre» ont tiré dans la salle du Bataclan. Durant le temps d'une prise d'otages, «les terroristes ont évoqué la Syrie et l'Irak». L'assaut a été donné à 00:20. Un assaillant a été tué, les deux autres se sont fait sauter. Cette attaque du Bataclan a causé la mort de 89 personnes. Enfin, à 21:53, rue de la Coquerie, un kamikaze s'est également fait exploser.

Le procureur parle de trois équipes distinctes. L'un des attaquants du Bataclan est bien identifié (lire le billet de 15:00), il venait de Courcouronnes, dans le sud-est de Paris. Il avait été fiché pour radicalisation, mais n'avait pas été signalé comme membre d'une organisation. Chaque terroriste portait un dispositif explosif.

18:50. Arrestations et perquisitions en Belgique. Cinq personnes ont été arrêtées dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, au nord-ouest de Bruxelles. Deux et trois perquisitions ont eu lieu. Citée par sa consœur francophone RTBF, la VRT a indiqué que «Koen Geens, le ministre de la justice, vient de confirmer que ces perquisitions avaient un lien avec la voiture dont la plaque d'immatriculation belge avait été identifiée hier soir au Bataclan. Un véhicule qui aurait été loué.» Le ministre n'a pas donné davantage de précisions quant au statut ou la nationalité des personnes interpellées.

18:30. 1500 soldats mobilisés pour l'Ile-de-France. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé un «accroissement significatif» des forces de sécurité en Ile-de-France «sur les principaux axes de communication et partout au centre ville» de Paris. 1500 militaires sont mobilisés dès à présent. Les écoles ouvriront lundi matin, a précisé le ministre.

17:30. Le passeport syrien retrouvé à Paris appartenait à un migrant enregistré en Grèce. C’est ce que vient d’annoncer un ministre grec.

17:10. Un Airbus évacué à Amsterdam. Un Airbus A321 de la compagnie Air France à destination de Paris a été évacué pour être fouillé samedi avant son départ à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol après que des «menaces» ont été proférées contre ce vol sur le réseau social Twitter, a annoncé la gendarmerie néerlandaise. «Nous prenons toujours les menaces très au sérieux, et nous avons décidé ici d’évacuer les passagers et de fouiller l’appareil», a déclaré Dennis Muller, porte-parole de la gendarmerie néerlandaise, sans pour autant établir de lien avec les attentats de vendredi soir à Paris. L’avion est resté bloqué pendant une heure.

17:00. Suspect français interpellé à London-Gatwick. Un Français a été arrêté samedi à l’aéroport londonien de Gatwick, dans la zone de l’aéroport située avant les contrôles de sécurité, en possession d’une arme, a annoncé la police locale dans un communiqué. Il a été interpellé dans la matinée et le terminal nord avait alors été évacué suite au comportement suspect de l’individu, qui avait jeté un objet dans une poubelle. La police doit vérifier «l’état de fonctionnement de l’arme».

17:00. Plus de détails sur le déraillement d’une rame de TGV près de Strasbourg. Selon l’AFP, qui cite des autorités locales, cette rame non commerciale de TGV, qui effectuait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg (est), a déraillé samedi après-midi à Eckwersheim, faisant «au moins cinq morts». Cette rame d’essai, qui, selon la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), circulait avec des techniciens à bord, aurait «déraillé en raison d’une vitesse excessive», selon les mêmes sources. Le bilan s’alourdit finalement à 7 morts.

16:40. Une rame de TGV déraille en Moselle, au moins 5 morts. On ne connaît encore aucun détail de ce déraillement et rien ne dit qu’il a un rapport avec les attentats de Paris.

Un moment hors du temps. C’est une scène d’une émotion incroyable qui s’est déroulée aux abords du Bataclan en début d’après-midi. Un homme est venu, tirant son piano derrière son vélo. A proximité du périmètre de sécurité, il s’est installé et a joué «Imagine» de John Lennon. Sa musique a transcendé un instant le silence dans lequel est plongée la capitale. Puis l’homme est reparti. (Fabien Perrier)

16:15. La COP21 est maintenue. La conférence sur le climat de Paris «se tiendra» avec une sécurité renforcée malgré les attentats, a déclaré samedi à Vienne le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. «Non, non, la COP21 doit se tenir», a dit M. Fabius, à qui l'on demandait si la conférence était menacée, selon un compte-rendu de ses propos publié par le Quai d’Orsay. La COP21, qui s’ouvre le 30 novembre par un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement, «se tiendra avec des mesures de sécurité renforcées, mais c’est une action absolument indispensable contre le dérèglement climatique», a-t-il ajouté.

16:00. Piste allemande confirmée (voir post de 13:30). Le lien entre un homme arrêté en Allemagne la semaine dernière en possession d’armes automatiques et d’explosifs et les attentats de Paris est «fondé», selon le ministre-président de Bavière, Horst Seehofer. La police judiciaire avait confirmé à l’AFP auparavant l’arrestation d’un homme armé le 5 novembre en Bavière lors d’un contrôle sur l’autoroute A9. Il cachait dans sa voiture huit kalachnikovs, deux grenades, deux pistolets, un revolver et 200 grammes de TNT, selon l’agence allemande DPA.

16:00. Décompte macabre. Plusieurs Américains font partie des blessés, a indiqué l’ambassade des Etats-Unis à Paris. Deux Belges et un Portugais ont été tués, selon les Ministères des affaires étrangères de ces deux pays.

15:30. Le discours de Marine Le Pen: rétablir l’ordre et les frontières. «La France et les Français ne sont plus en sécurité. Notre devoir, c’est de vous le dire», a déclaré la présidente du Front national depuis le siège de son parti. «Le président a annoncé l’état d’urgence et le contrôle temporaire des frontières. C’est bien. Il est indispensable que la France retrouve la maîtrise de ses frontières définitivement.»

François Hollande recevra dimanche les présidents de l’Assemblée et du Sénat, ainsi que les représentants de l’ensemble des partis politiques.

15:00. Un terroriste identifié. Un assaillant présumé du Bataclan, un Français, a été identifié, indique l’AFP, citant des «sources concordantes». Ce Français connu des services de renseignement était très probablement l’un des assaillants de la salle de concerts du Bataclan.

Lire: Le Bataclan, une cible terroriste

On devrait en savoir plus ce soir à 19h, lors de la conférence de presse que donnera le procureur de Paris, François Molins.

14:20. Paris se vide, état d’urgence, couvre-feu. La Tour Eiffel va fermer pour une durée indéterminée. Les grands magasins, les musées, salles de spectacle et autres établissements culturels publics comme le Louvre seront fermés samedi en Ile-de-France à la suite des attentats dans la capitale, a annoncé le Ministère de la culture. En revanche, les cinémas – pour la plupart privés – «n’ont pas reçu pour l’instant de consigne de fermeture». Mais ils ont fermé d’eux-mêmes – Gaumont, Pathé, MK2. Mais une journaliste du «Monde» signale que dans le Xe arrondissement, là où se sont produites une partie des attaques, il y a autant de monde que d’habitude dans les rues.

Les mesures prises. Un peu plus tôt, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé que dans les régions, les préfets pouvaient instaurer le couvre-feu s’ils le souhaitaient, dans le cadre de l’état d’urgence. Les manifestations sont interdites jusqu’au 19 novembre (aussi dans la région Rhône-Alpes, voisine de la Suisse). Des limitations de circulation des personnes et des véhicules peuvent être imposées. Les préfets pourront en outre procéder à des réquisitions de personnes ou de biens.

L’ensemble des services de police et la direction générale de la sécurité intérieure sont mobilisés en région parisienne. Selon le ministre de l’Intérieur, cinq compagnies de CRS sont engagées sur le territoire parisien. En outre, le contrôle aux frontières est réactivé.
Dans les gares de RER, régionales et frontalières, dans les aéroports et sur les routes, les contrôles et mesures de sûreté sont renforcés.
La sécurité civile est mobilisée ainsi que 450 sapeurs-pompiers.
Tout le territoire français, à commencer par la capitale, est quadrillé. (avec Fabien Perrier)

14:00. Une voiture traquée. C’est le journal «Le Parisien» qui donne cette information: une voiture a forcé vers 13h un péage dans les Yvelines à hauteur d’Ablis (sud-ouest de Paris). La police traque une voiture de type Citroën Berlingo à bord de laquelle se trouveraient quatre personnes lourdement armées, et qui se dirige vers Paris. Des informations à considérer avec précaution. Depuis ce matin, certains réseaux font état de deux voitures en cause, qui auraient disparu.

13:30. Arrestation en Allemagne la semaine dernière. Un homme, présenté par certains médias allemands comme ayant des liens «supposés» avec les attentats de Paris, a été arrêté la semaine dernière en Allemagne en possession d’armes automatiques et d’explosifs, annonce l’AFP. L’arrestation a eu lieu le 5 novembre lors d’un contrôle de routine sur l’autoroute A9 en Bavière, mais «je ne peux pas confirmer» de lien avec les attentats de Paris, a précisé un porte-parole de la police criminelle de Bavière à l’AFP. L’homme en question avait dans une cache de son véhicule «plusieurs mitraillettes, des revolvers et des explosifs», a confirmé le porte-parole.

Deux médias allemands, la radio bavaroise Bayerische Rundfunk et l’hebdomadaire «Focus», affirment, eux, que cet homme aurait «supposément» des liens avec les auteurs des attentats commis à Paris vendredi, sans citer de sources.

13:00. Un passeport syrien retrouvé près du Stade de France
Plusieurs médias annoncent qu’un passeport syrien aurait été retrouvé sur l’un des kamikazes du Stade de France. A noter: lors de l’attentat contre «Charlie Hebdo», la carte d’identité de l’un des frères Kouachi avait été retrouvée dans la voiture qu’ils avaient prise. Plusieurs témoins expliquent d’autre part que certains des terroristes du Bataclan n’étaient pas masqués: des attaquants qui n’avaient pas le souci de rester cachés.

L’analyse du criminologue Alain Bauer: La France dépassée par la menace terroriste «hybride» de l’Etat islamique

12:00. Quarantaine. La Belgique demande à ses ressortissants d’éviter de se rendre à Paris.

11:55. L’EI revendique l’attentat. La France reste une «cible principale». Le communiqué évoque huit terroristes, le chiffre d’attaquants tués cité par la police (dont sept se sont fait sauter).

11:30. Nicolas Sarkozy: «Rien ne peut être comme avant». Le chef de l’opposition des «Républicains» a fait une déclaration réclamant des changements aux autorités françaises: «Nous devons comprendre les raisons qui expliquent que de telles attaques soient possibles et en tirer immédiatement les conséquences. Notre politique publique doit intégrer que nous sommes en guerre […]. Nous avons besoin d’inflexions majeures pour que la sécurité des Français soit pleinement assurée. Au-delà du nécessaire état d’urgence et des contrôles aux frontières, nous soutiendrons toutes les décisions qui iront dans le sens d’un renforcement des mesures de sécurité drastique. […] Notre Nation doit être soudée […]. La guerre que nous devons livrer doit être totale, notre devoir est de prendre en compte la gravité extrême de la situation. Rien ne peut être comme avant.»

11:20. La déclaration de Bachar el-Assad. Cité dans plusieurs médias libanais, le président syrien a condamné les attentats, disant que cette «terreur sauvage» était ce qu’endurait le peuple syrien depuis cinq ans. «Les politiques erronées adoptées par les pays occidentaux, notamment la France, dans la région ont contribué à l’expansion du terrorisme», a dit El-Assad, aussi cité par l’agence officielle syrienne Sana.

11:00. La solidarité s’organise. Les réseaux sociaux ont immédiatement réagi, Facebook et Twitter ont notamment proposé des services de géolocalisation.

Lire: Comment la solidarité s’est organisée sur les réseaux sociaux

Certains hôpitaux étaient débordés ce matin de volontaires venus donner leur sang.

11:00. Deuil national de trois jours, François Hollande nomme l’Etat islamique. Le président français a pris la parole depuis l’Elysée. Extrait de sa déclaration solennelle: «Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis est un acte de guerre, et, face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. Un acte commis par une armée terroriste, Daesh, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. Un acte de guerre préparé, planifié, de l’extérieur, avec des complicités extérieures que l’enquête permettra d’établir. Un acte d’une barbarie absolue. Dans cette période si douloureuse, si grave, si décisive pour notre pays, j’en appelle à l’unité, au rassemblement, au sang-froid, et je m’adresserai au Parlement réuni en congrès à Versailles lundi.»

Lire: Revue de presse: la presse internationale entre hébètement, compassion et questions

En vidéo: Le témoignage de notre correspondant à Paris

10:40. «Ils exploraient les lieux, tirant aléatoirement sur des gens couchés au sol» Sur le site Reddit a été publié un long témoignage poignant d’une personne présente au Bataclan. «Les terroristes n’ont rien dit, à part vers le début quelque chose à propos de la Syrie, de Hollande et du fait que ça n’était que le commencement. Au début, ils «exploraient «les lieux, tirant aléatoirement sur des gens couchés au sol. Puis on ne les voyait plus. Puis on entendait des coups de feu. Impossible de se lever rapidement et de fuir pour moi, tous les muscles sont engourdis et impossible d’avoir une vue sur la salle sans potentiellement croiser le regard des terroristes, une chance que je n’ai pas osé prendre.»

Et après l’assaut de la police: «On commence à marcher, mains sur la tête, presque joyeux intérieurement. C’est encore une fois vite stoppé par LA vision de CAUCHEMAR. Des dizaines de cadavres, des gens agonisant, une marée de sang dans toute la fosse. Affreux. Horrible. Je regarde la zone dans laquelle je me trouvais avant de courir vers le fond et je vois de nombreux corps. Cela aurait pu très très facilement être moi»

Lire la suite sur Reddit

10:30. «Coordonner la lutte internationale contre le terrorisme». Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a jugé samedi «plus que jamais nécessaire» de «coordonner la lutte internationale contre le terrorisme», après les attentats qui ont ensanglanté Paris dans le nuit, avant l’ouverture d’une réunion internationale sur la Syrie dans la capitale autrichienne.

10:20. Sur Twitter, les réactions des politiques suisses

09:52. Etat d’urgence en France. C’est en France une procédure rarissime déclenchée en cas de «péril imminent». Ce régime exceptionnel autorise la restriction de certaines libertés publiques (de circulation notamment) et autorise des pouvoirs de police accrus. Depuis sa création en 1955 dans le contexte de la guerre d’Algérie, il a été utilisé à six reprises, mais jamais sur l’ensemble du territoire. En 1955, 1958 et 1961 en Algérie (alors française); en 1985 en Nouvelle-Calédonie; en 2005 lors de l’embrassement des banlieues (sur 25 départements). Et enfin ce 13 novembre 2015.

09:38. Dernier bilan. D’après les sources policières et judiciaires, ces attaques parisiennes ont fait 128 morts et environ 180 blessés, dont 80 en «urgence absolue». 8 assaillants ont été tués.

09:20. «C’est la faute de Hollande, il n’a pas à intervenir en Syrie». L’AFP confirme le bilan d’au moins 82 morts au Bataclan. Le récit des évènements dramatiques se précisent. Plusieurs hommes armés à visage découvert ont fait irruption et ont ouvert le feu aux cris de «Allah Akbar» dans la salle de spectacle du Bataclan où se produisait le groupe de blues américain Eagles of Death Metal.

Une prise d’otages de près de trois heures a eu lieu. «Je les ai clairement entendu dire aux otages «C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie"». «Ils ont aussi parlé de l’Irak», a raconté un animateur radio et TV qui se trouvait dans la salle. L’assaut a été lancé par la police peu avant 00:30 et s’est terminé à 01:00. Les quatre assaillants sont morts, dont trois en actionnant leur ceinture d’explosifs.

09:10Une nuit en enfer. Notre correspondant a passé la nuit sur les sites des attentats. Il nous livre son récit. «Paris n’est plus, cette nuit, la plus belle ville du monde. La capitale française est, dans ce quartier symbole de l’est parisien où Charlie Hebdo avait installé ses bureaux, blessée au plus profond d’elle-même».

08:55. Pas de sport en Ile-de-France. Toutes les compétitions sportives sont suspendues ce week-end en Ile-de-France, selon le secrétariat aux sports français cité par l’AFP. Tous les équipements de la ville de Paris – écoles, musées, bibliothèques, gymnases, piscines, marchés – sont fermés.

08:42. Transports parisiens perturbés. Plusieurs stations de métro sont fermées, annonce la RATP. République, Temple, Parmentier, Bonsergent, Oberkampf, Faubourg du Calvaire, Strasbourg Saint-Denis, Goncourt, Arts et Métiers, Saint-Sébastien-Froissart, St Ambroise, tous Paris intra-muros. De nombreux bus sont aussi suspendus. Un terroriste est toujours en fuite dans la capitale.

07:50. Le choc. Toutes les radios, toutes les télévisions et tous les sites internet continuent de suivre en continu les suites de la nuit tragique, mais les informations n’ont pas officiellement évolué depuis cette nuit. Pas de revendication officielle, pas de nom donné. Les commentateurs s’accordent pour dire que les attentats ont été extrêmement coordonnés mais qu’ils n’ont pas forcément demandé beaucoup de préparation. Un mot revient, celui de guerre.

07:15. La traque continue. Si des lignes de métro ont été fermées hier soir et des quartiers bouclés, c’est qu’un terroriste serait en fuite, communiquent plusieurs médias, celui qui a tué à la terrasse d’un restaurant rue de Charonne.

06:45. Les réactions dans le monde. Elles affluent. Le premier à avoir pris la parole est le président américain, avant même l’intervention du président français – Barack Obama a même prononcé «Liberté, égalité, fraternité» en français. Ces attentats «ne sont pas seulement une attaque contre Paris» mais «une attaque contre toute l’humanité et nos valeurs universelles».

Sur le site même des attentats du 11-Septembre à New York, l’antenne du plus haut gratte-ciel d’Amérique du Nord, le One World Trade Center, portait vendredi soir les couleurs de la France.

Depuis, l’Allemagne, le Japon, l’Iran, la Chine, Israël, la Russie ont fait état de leur compassion pour le peuple français. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé selon son porte-parole des «attaques terroristes méprisables.»

Lire: La France est en guerre

06:30. Les assaillants. Sept personnes se sont fait sauter avec des ceintures d’explosifs sur les huit terroristes tués, selon la porte-parole du procureur de Paris. Aucune information certaine sur le nombre total d’assaillants. C’est la première fois que des ceintures d’explosifs sont utilisées sur le sol français.

06:30. Les faits. Le groupe californien Eagles of Death Metal est sain et sauf, selon l’épouse d’un des musiciens interrogée par le Washington Post, mais des membres de l’équipe manqueraient encore à l’appel. On était sans nouvelle d’eux depuis hier soir. C’est ce groupe qui était sur la scène lors du Bataclan hier soir quand les attaques ont commencé.

06:15. Protection. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été décrétées notamment à Paris où les musées et les écoles sont fermés aujourd’hui. La mairie appelle les Parisiens à rester chez eux sauf en cas d’urgence absolue. L’état d’urgence a été déclaré sur tout le territoire national, pour la première fois depuis 1945, les frontières ont été fermées et les contrôles renforcés.

Notre suivi des événements, vendredi soir