Ecrite sur la devanture du grand pavillon vert, la devise sonne comme un avertissement: «What happened in Pakistan won’t stay in Pakistan» (ce qui s’est passé au Pakistan ne restera pas au Pakistan). Devenus slogan, les mots proviennent d’un tweet écrit début octobre par Shehbaz Sharif, premier ministre pakistanais dont le pays a subi cette année des inondations d’une ampleur biblique. A genoux à la suite du cataclysme, le pays compte bien convaincre ses homologues de créer un nouveau mécanisme financé par les pays riches qui permettrait aux zones dévastées par ce genre de catastrophes de débloquer rapidement des fonds. «De l’argent sans lequel les nations particulièrement vulnérables au changement climatique comme le Pakistan pourraient s’enfoncer dans une spirale de la dette», plaident deux membres de la mission pakistanaise à Charm el-Cheikh. Qui rappellent que ce genre de désastres est appelé à se répéter.