Laila Soueif a de nouveau attendu mardi aux portes de la prison de Wadi Natroun dans l’espoir d’obtenir des nouvelles de son fils. En vain, aucune information ne lui a été donnée sur le sort d’Alaa Abdel Fattah, le détenu politique le plus célèbre d’Egypte, en grève de la faim depuis sept mois pour protester contre ses conditions de détention. Le blogueur et activiste, condamné à 5 ans de prison en décembre pour «diffusion de fausses nouvelles», a complètement cessé de s’alimenter depuis le début du mois et de boire depuis le lancement dimanche de la COP27, alors qu’il ne se nourrissait plus depuis sept mois que d’un verre de thé et une cuillerée de miel par jour.