Premier cas confirmé en Belgique

Un premier cas de coronavirus a été détecté à Bruxelles sur un des passagers du vol ayant rapatrié dimanche quelque 250 personnes majoritairement européennes depuis Wuhan, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé.

Cet avion transportait également cinq citoyens suisses et trois de leurs proches parents chinois, actuellement en quarantaine en dans le sud de la France. «Tous les autres pays» ont été prévenus, a indiqué la ministre belge Maggie De Block.

Le bilan de l'épidémie du coronavirus en Chine est monté à 425 morts après 64 nouveaux décès annoncés mardi par le gouvernement. Le nombre de personnes contaminées par l'épidémie en Chine a, lui, dépassé 20 400, après l'apparition de 3235 nouveaux cas confirmés, a annoncé mardi le Commission nationale de la santé.

Un homme de 39 ans, atteint par le nouveau coronavirus, est décédé à Hongkong, ont annoncé mardi les autorités. Il s'agit du premier mort lié à cette épidémie dans le territoire semi-autonome et le second hors de Chine continentale. Un porte-parole de l'administration hospitalière a indiqué que la victime était un habitant de Hongkong qui s'était rendu le 21 janvier à Wuhan, avant de retourner dans la mégapole deux jours plus tard.

Les ministres de la santé des pays du G7 ont convenu lundi de se coordonner «autant que possible dans les conseils de voyage et les mesures de prévention» face au coronavirus. Pour sa part, la Banque mondiale a appelé le même jour tous les pays à «renforcer leur surveillance sanitaire et les réponses données» à l'épidémie, et elle a dit examiner les ressources financières et techniques mobilisables rapidement.

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Des villes confinées

Dix jours après le début de la crise, marqué par le confinement de la métropole de Wuhan (centre) et de sa province, le Hubei, les places boursières chinoises de Shanghai et de Shenzhen ont plongé d'environ 8% après une interruption de dix jours des cotations. Soit la plus forte baisse des indices chinois depuis le krach boursier de 2015.

Deux grandes villes de l'est de la Chine ont annoncé mardi des mesures de restriction aux mouvements à leurs habitants pour limiter la propagation du nouveau coronavirus. Ces villes sont éloignées de plusieurs centaines de kilomètres de l'épicentre de l'épidémie en cours.

La municipalité de Taizhou et trois districts de Hangzhou – siège du géant chinois du e-commerce Alibaba et capitale de la province du Zhejiang –, n'autorisent plus qu'une personne par foyer à sortir une fois tous les deux jours pour faire leurs courses. Quelque 9 millions de personnes au total sont concernées.

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Des «insuffisances» dans la réaction de Pékin

Dans le contexte de la paralysie de la Chine par la peur du virus, Pékin a reconnu lundi des «insuffisances» dans sa réaction et a aussi admis compter sur le reste du monde pour répondre à la crise. Le Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste a demandé une amélioration du dispositif de réaction aux situations d'urgence à la suite d'«insuffisances et de difficultés apparues dans la réponse apportée à l'épidémie», a écrit l'agence officielle de presse Chine nouvelle.

«Ce dont la Chine a besoin d'urgence, ce sont des masques, des combinaisons et des lunettes de protection», avait précédemment déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Hua Chunying. Elle a précisé que plusieurs pays, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud, avaient déjà envoyé des fournitures médicales. La Chine s'efforce d'en importer d'Europe, du Japon et des Etats-Unis, selon le ministère de l'industrie.

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Mais c'est aux Etats-Unis que s'en est prise la porte-parole de la diplomatie chinoise, les accusant de «semer la panique» par leurs mesures restrictives et de donner «un très mauvais exemple». Les croisiéristes n'en ont pas moins décidé d'interdire la présence à leur bord de passagers ou membres d'équipage ayant voyagé en Chine au cours des 14 derniers jours, a annoncé lundi leur fédération internationale.


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