Alors que la Chine multiplie les initiatives pour tenter d'enrayer la progression du coronavirus, la France a annoncé trois cas de contamination confirmés, présentés comme les premiers en Europe. Les trois malades ont été placés en isolement à l'hôpital, deux à Paris et un à Bordeaux. Tous sont récemment rentrés de Chine, a précisé le ministère de la Santé.

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La France cherche à «circonscrire le plus vite possible» une éventuelle propagation de la contamination sur son territoire. «Il faut traiter une épidémie comme on traite un incendie, très vite repérer la source», a souligné la ministre de la Santé Agnès Buzyn. «Une enquête épidémiologique approfondie autour de ces cas a été immédiatement mise en oeuvre. Toutes les personnes ayant été en contact étroit avec ces patients sont en cours de recensement. Elles vont recevoir de la part des autorités sanitaires des consignes spécifiques pour éviter tout contact, afin de limiter la propagation du virus».

Mesures de précaution

Le ministère a réitéré, en particulier à l'intention des «personnes qui auraient séjourné en Chine récemment», les précautions à prendre en cas de symptômes, fièvre et toux ou difficultés respiratoires: appeler le service des urgences médicales en faisant état des symptômes et du séjour en Chine et ne pas se rendre chez son médecin traitant ou dans les services d'urgence hospitaliers, pour éviter toute potentielle contamination.

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L'épidémie, apparue en décembre en Chine dans la ville de Wuhan se répand rapidement dans son pays d'origine, avec 1300 cas de contamination dont 41 mortels officiellement recensés samedi. Les autorités chinoises cherchent à reprendre la main notamment en restreignant les déplacements. Wuhan et pratiquement toute la province environnante du Hubei ont été ainsi coupées du monde, avec plus de 56 millions d'habitants confinés.

Première alerte le 31 décembre

Pour rappel, la première alerte a été reçue par l'Organisation mondiale de la santé le 31 décembre 2019. Les autorités chinoises préviennent alors de l'émergence dans la métropole de Wuhan (11 millions d'habitants, capitale de la province du Hubei) de cas de pneumonie d'origine inconnue. Le virus est repéré dans un marché de gros de fruits de mer et de poissons. Des mesures d'isolement des patients sont prises.

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Mais l'épidémie se poursuit. Le 11 janvier, les autorités chinoises font état d'un premier mort. Un premier cas de contamination en dehors de la Chine, en Thaïlande, est signalé deux jours plus tard. Des cas sont ensuite enregistrés ailleurs en Asie (Japon, Corée du Sud, Taïwan). 

Sur quatre continents

Le virus est aujourd'hui présent sur quatre continents. L'Australie a de son côté fait état ce samedi de quatre malades, des personnes récemment rentrées de Chine. Un deuxième cas a été confirmé aux États-Unis.