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Les correspondants, ces vigies du «Temps»

Face à une actualité internationale qui s’accélère, notre réseau dans le monde joue un rôle déterminant

Certains appels vous restent en mémoire. Novembre 2019: à l’autre bout du fil, Boris Mabillard, envoyé spécial du Temps dans la partie kurde du nord-est de la Syrie. Posément, il raconte qu’un attentat à la voiture piégée a soufflé les vitres de son hôtel à Qamichli. Au moment de l’explosion, il était heureusement en reportage dans une autre localité. Le lendemain, Anne-Sophie Labadie appelle de Hongkong. Une manifestation dégénère. Derrière elle, le vacarme de la rue, entrecoupé de tirs de gaz lacrymogènes. Chaque jour, nos correspondants apportent les soubresauts de l’actualité internationale jusqu’en rédaction. Ces vigies forment l’exosquelette du journal, elles lui permettent de se projeter autour du monde pour tenter d’y déceler l’essentiel au milieu de l’important.

A chaque instant, un message ou un e-mail peut signaler que la journée a pris un tour imprévu et nécessite une évaluation: faut-il bouleverser les pages internationales? Si l’événement a une portée majeure, faut-il solliciter le Temps fort, cette troisième page qui est aussi l’une des vitrines du journal? Le choix s’opère selon plusieurs paramètres: l’importance du pays concerné dans le système international, la proximité de l’événement avec la Suisse et sa capacité à résonner avec notre lectorat ou encore la surprise suscitée par une information originale.