Depuis le blocus aérien, terrestre et maritime de la bande de Gaza imposé en juin 2007 après la victoire électorale du mouvement islamiste Hamas lors des législatives de janvier 2006, c’est la descente aux enfers pour 2 millions de Gazaouis, enfermés dans une bande de terre de 365 kilomètres carrés. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les pertes économiques cumulées de cette portion des territoires palestiniens occupés sont estimées à 16,7 milliards de dollars pour la période 2007-2018, soit l’équivalent de 5,7 fois le PIB de Gaza de 2018, selon un rapport publié mardi par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Sans blocus, relève la Cnuced, le PIB de Gaza aurait pu être 50% plus élevé.

Impact des opérations militaires

Les conséquences sont criantes. Entre 2007 et 2017, le taux de pauvreté y est passé de 40% à 56%. Le chômage, dont le taux dépasse 50% est parmi l’un des plus élevés du monde. Selon la Cnuced, ces estimations ne sont que partielles et ne prennent en compte que les effets du blocus et des opérations militaires menées par Israël.