Le pays où le coronavirus a été initialement détecté, à la fin de 2019, était parvenu jusqu’en mars 2021 à enrayer largement l’épidémie grâce à des mesures très strictes réunies sous le terme de «Zéro Covid.» Mais le variant Omicron a battu en brèche la stratégie chinoise, avec des bilans quotidiens qui dépassent désormais les décomptes officiels de la première vague épidémique à Wuhan.

Une majorité asymptomatique

La Chine a ainsi annoncé, mercredi, avoir enregistré 20 472 nouveaux cas positifs au cours des dernières 24 heures. Ce chiffre peut sembler minime par rapport aux bilans de nombreux pays, mais il s’avère élevé pour la Chine, où les totaux quotidiens dépassaient encore à peine la centaine en février. Pour rappel, la barre des 10 000 cas quotidiens n’a été franchie que dimanche.

Aucun nouveau décès n’a été enregistré, pointe le ministère de la Santé. Les deux derniers décès annoncés officiellement dans le pays remontent à la mi-mars. Plus de 80% des nouveaux cas positifs ont été rapportés à Shanghai, la plus grande ville du pays placée en confinement quasi-total depuis la semaine dernière. La cité aux 25 millions d’habitants va convertir un gigantesque parc d’exposition en hôpital de campagne, d’une capacité de 40 000 lits, a annoncé l’agence de presse Chine nouvelle.

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Même si l’écrasante majorité des cas détectés à Shanghai sont asymptomatiques, toute personne testée positive, y compris les enfants, est placée à l’isolement dans des centres prévus à cet effet. Cette politique a été contestée sur les réseaux sociaux, les enfants, même nourrissons, étant séparés de leurs parents s’ils ont fait l’objet d’un test positif mais que leurs parents sont négatifs.

A Suzhou, une ville située à 70 kilomètres de Shanghai, les autorités sanitaires ont annoncé ce week-end avoir découvert une mutation du variant Omicron, inconnue jusqu’à présent des bases de données nationales ou internationales.