Ce qu’on appelle ici la marca España – la marque Espagne, une autre façon de parler de la réputation du pays à l’étranger – est mis en danger par l’aggravation de la pandémie. Alors que l’Espagne a été, après l’Italie, la principale zone de contagion dès le mois de mars, le spectre d’une deuxième vague qui pèse désormais sur le pays accroît son discrédit et entraîne une série d’annonces négatives de la part de plusieurs pays étrangers: le gouvernement britannique a imposé une quarantaine de quatorze jours (qui pourrait être abaissée à dix jours) ce week-end, avant que de gros opérateurs touristiques comme TUI annulent leurs routes espagnoles; hier, pour ne rien arranger, les autorités allemandes ont déconseillé à leurs compatriotes de se rendre en Aragon, en Catalogne ou en Navarre, les trois régions espagnoles les plus touchées par les nouveaux clusters; les Pays-Bas leur ont emboîté le pas en sommant les leurs de ne pas aller en Catalogne et, pour ceux qui s’y trouvent déjà, d’en revenir le plus vite possible.