Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, il est beaucoup question de la Cour pénale internationale qui pourrait se saisir de possibles crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mais à La Haye la semaine dernière, une autre cour a fait de plus en plus parler d’elle bien qu’elle n’existe pas (encore) : la Cour internationale anticorruption (IACC). La création d’un tel organe commence à susciter un intérêt accru. A la fin de mai, 42 anciens présidents et premiers ministres soutiennent l’avènement de l’IACC. Parmi les figures connues, Jan Peter Balkenende, chef du gouvernement néerlandais de 2002 à 2010, Gordon Brown, premier ministre britannique de 2007 à 2010 voire Han Seung-soo, chef du gouvernement sud-coréen de 2008 à 2009. En juin 2021, ce sont 100 leaders mondiaux qui ont apporté leur soutien à cette initiative.