L’essentiel

  • Le parquet général ukrainien a annoncé lundi avoir trouvé quatre «sites de torture» utilisés par les Russes à Kherson.
  • L’hiver menacera la vie de millions d’Ukrainiens, après les frappes russes sur les infrastructures énergétiques, a prévenu le directeur de l’OMS pour l’Europe
  • Après les tirs, d’origine indéterminée, qui se sont abattus dimanche sur la centrale nucléaire de Zaporijjia, «des dégâts étendus ont été observés», mais «les équipements importants demeurent intacts», selon l’AIEA.

Tensions entre Kiev et Washington autour de l'aide militaire

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Le soutien américain à Kiev ne diminue pas. Mais le président américain ajuste sa rhétorique. Pour Joe Biden, il s’agit notamment de prouver qu’il n’y a pas de «chèque en blanc» à l’Ukraine. Il doit faire face à des voix divergentes au Pentagone.

Certains s’en sont émus. Le 31 octobre, plusieurs médias américains rendaient compte d’un appel téléphonique lors duquel Joe Biden aurait «perdu son sang-froid» et haussé le ton face à Volodymyr Zelensky. Le président américain venait à peine de confirmer une nouvelle aide – un milliard de dollars supplémentaires – que son homologue ukrainien, à en croire les responsables de la Maison-Blanche qui ont fait fuiter l’information, insistait sur des revendications supplémentaires, regrettant que certaines de ses demandes restent inassouvies. Joe Biden aurait alors perdu patience et recadré Volodymyr Zelensky. Pour les Américains, il y a une ligne rouge à ne pas franchir: l’envoi d’armes ultra-perfectionnées de longue portée, comme les Gray Eagle MQ-1C, qui permettraient aux forces ukrainiennes de frapper des cibles en territoire russe.

Lire l'article de notre correspondante aux Etats-Unis: Quand Joe Biden hausse le ton face à Volodymyr Zelensky

La Banque mondiale accorde 4,5 milliards de dollars supplémentaires à l'Ukraine

La Banque mondiale a annoncé accorder une enveloppe de 4,5 milliards de dollars supplémentaires en soutien à l'Ukraine afin de lui permettre de «faire fonctionner les services essentiels et le gouvernement».

Ce soutien, qui s'intègre au programme PEACE mis en place par la Banque mondiale à destination de l'Ukraine, doit permettre au gouvernement de «payer les salaires des employés des hôpitaux, du gouvernement et des écoles, ainsi que les pensions de retraite, les salaires des fonctionnaires et les programmes d'aide sociale», a détaillé l'institution dans un communiqué.

Cette nouvelle enveloppe porte le montant total du soutien de la Banque mondiale à l'Ukraine à 17,8 milliards de dollars depuis le début du conflit, dont plus de 11,4 milliards ont d'ores et déjà été décaissés.

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L'Ukraine met en garde l'UE contre la «fatigue» face à la guerre

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a mis en garde l'Union européenne mardi contre la «fatigue» face à la guerre en Ukraine, pressant l'adoption d'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou. «J'appelle mes collègues dans l'UE à rejeter tout doute et toute fatigue et à finaliser au plus vite le neuvième paquet de sanctions» qui est «attendu depuis longtemps», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en ligne. «Si nous, les Ukrainiens, ne sommes pas fatigués, le reste de l'Europe n'a pas de droit moral ni politique de se fatiguer», a martelé le ministre.

Il a notamment exigé de sanctionner l'opérateur nucléaire publique Rosatom en raison de son rôle dans l'occupation par la Russie de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande en Europe. Dmytro Kouleba a également souligné l'importance de sanctions permettant de «freiner» l'industrie militaire russe. «La capacité de la Russie à produire de nouveaux missiles doit être détruite afin de les empêcher d'avoir des ressources supplémentaires pour tuer des Ukrainiens, détruire les villes ukrainiennes et le système énergétique», a-t-il fait valoir.

Alors que Moscou pilonne depuis des semaines des infrastructures énergétiques du pays, plongeant dans le noir des millions de foyers ukrainiens, il a demandé à nouveau aux Occidentaux d'augmenter ses livraisons d'armes, notamment de systèmes de défense anti-aériennes.

La Crimée frappée par une «attaque de drone», selon les autorités prorusses

La péninsule ukrainienne de Crimée, contrôlée par la Russie, a été visée par une attaque de drones mardi, les forces russes sur place étant «en alerte», ont indiqué les autorités installées par le Kremlin. «Il y a une attaque avec des drones», a déclaré sur Telegram le gouverneur de la région administrative de Sébastopol en Crimée, installé par Moscou, Mikhaïl Razvojaïev. «Nos forces de défense aérienne sont en train de travailler en ce moment même».

Mikhaïl Razvozhayev a ajouté qu'aucune infrastructure civile n'avait été endommagée et a appelé les habitants à «rester calmes». Dans une publication postée ultérieurement sur le réseau, il a indiqué que les forces de défense aérienne avaient abattu deux drones près de la centrale électrique de Balaklava, qui a déjà subi des attaques par le passé. «Maintenant, la ville est calme», a déclaré Mikhaïl Razvozhayev. «Mais toutes les forces et tous les services se préparent au combat.»

La flotte russe de la mer Noire, basée dans le port de Sébastopol, en Crimée, avait été attaquée fin octobre par ce que les autorités avaient qualifié d'attaque de drones «massive». Cette attaque, qui avait endommagé au moins un de ses navires, avait conduit Moscou à se retirer brièvement de l'accord historique sur les céréales en Ukraine.

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La lauréate ukrainienne du prix Nobel de la paix interpelle Max Verstappen

Oleksandra Matviichuk, lauréate ukrainienne du prix Nobel de la paix 2022 appelle, dans un message vidéo, le pilote champion du monde de formule 1 Max Verstappen à persuader Red Bull d'arrêter ses activités en Russie. La vidéo a été diffusée sur le bâtiment Red Bull au Royaume-Uni. «Je crois que les entreprises occidentales doivent abandonner l'argent russe, mais pas les gens. Ceci est un message pour Max Verstappen et tous les athlètes Red Bull», explique-t-elle sur Twitter.

La Scala se défend de faire de la propagande pour Poutine

La Scala de Milan est loin de «faire de la propagande» pour Vladimir Poutine en ouvrant sa saison avec l'opéra «Boris Godounov» du compositeur russe Modeste Moussorgski, assure son directeur Dominique Meyer, critiqué pour cette programmation en pleine guerre en Ukraine. Le consul ukrainien à Milan, Andrii Kartysh, avait demandé en vain au prestigieux théâtre de «revoir» la programmation pour sa traditionnelle «Prima» du 7 décembre, estimant qu'il existait un risque d'«éléments propagandistes» en faveur du président russe.

«Nous ne faisons l'apologie de personne et certainement pas de Vladimir Poutine, c'est ridicule», a déclaré Dominique Meyer à l'AFP en marge de la présentation à la presse de l'opéra de Moussorgski (1839-1881) sur le tsar russe Boris Godounov, basé sur le drame du même nom d'Alexandre Pouchkine. Andrii Kartysh «fait une erreur en attaquant des amis. Nous avons donné des preuves d'amitié, nous avons organisé un grand concert au profit des victimes de la guerre en Ukraine qui a rapporté 400 000 euros», a souligné Dominique Meyer. La Scala a également «accueilli des enfants de l'école de danse de Kiev et hébergé leurs parents», a-t-il ajouté.

Quant aux critiques concernant le choix de chanteurs russes, Dominique Meyer a fait valoir que la basse Ildar Abdrazakov, dans le rôle-titre de Boris Godounov, ou la soprano Anna Netrebko, prévue pour un récital en mars à la Scala, «sont des artistes et pas des personnages politiques». A l'inverse, Valery Gergiev, célèbre chef d'orchestre russe réputé proche de Vladimir Poutine, «est un grand artiste mais aussi un homme politique», a-t-il souligné. La Scala de Milan avait écarté Valery Gergiev début mars des représentations d'un opéra de Tchaïkovski, après son refus de prendre ses distances avec l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre des responsables bélarusses

Le gouvernement canadien annonce une nouvelle série de sanctions contre des responsables bélarusses, au moment où l’opposante en exil Svetlana Tikhanovskaïa est en visite dans le pays pour exhorter Ottawa à maintenir la pression sur le régime d’Alexandre Loukachenko. Cette salve cible 22 responsables du régime et 15 entreprises liées à «la fabrication de matériel militaire, la technologie, l’ingénierie, les activités bancaires et le transport ferroviaire». Au total, plus de 100 personnes et entreprises du pays ont été sanctionnées par le Canada.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Mélanie Joly a accusé le régime du président bélarusse de laisser «son territoire servir de rampe de lancement pour les attaques odieuses de la Russie contre l’Ukraine», selon un communiqué. Les dirigeants du Bélarus permettent «au régime russe de commettre des violations des droits de la personne à des endroits comme Boutcha, Izioum et Marioupol» en Ukraine, a encore dénoncé Mélanie Joly avant de critiquer «l’utilisation de l’alimentation et de l’énergie comme des armes par le président Poutine».

Lors d’un entretien avec la presse lundi, l’opposante politique Svetlana Tikhanovskaïa a fait part de son intention de demander au Premier ministre canadien «d’imposer des sanctions» plus ciblées contre des responsables du régime d’Alexandre Loukachenko. «Aujourd’hui, l’existence même du Bélarus est menacée», a-t-elle confié. Elle a aussi prévenu qu’elle comptait demander davantage d’aide pour la société civile bélarusse, notamment les journalistes indépendants, mais aussi pour les quelque 1400 prisonniers politiques et leurs familles. Sveltana Tikhanovskaïa vit en exil après avoir fui à l’étranger face à la répression brutale lancée par Alexandre Loukachenko, qui a revendiqué la victoire lors des élections de 2020, considérées comme «volées» par l’Occident.

Le président polonais téléphone avec un faux Emmanuel Macron

Le chef d'Etat polonais s'était entretenu par téléphone d'un missile tombé sur un village de l'est de la Pologne avec une personne qu'il pensait être le président français Emmanuel Macron. Le bureau du président Andrzej Duda a confirmé cet entretien mardi, alors qu'un enregistrement audio revendiqué par deux humoristes russes qui ont l'habitude de tromper des personnalités circule sur internet. Les deux personnes auraient des liens avec les services de sécurité russes.

«Après l'explosion du missile à Przewodow, lors d'une suite d'entretiens avec des chefs d'États et de gouvernements, un appel avec une personne prétendant être le président français Emmanuel Macron a eu lieu», a tweeté le bureau de Andrzej Duda. «Il s'est rendu compte de par la façon dont la conversation était menée (...) qu'il s'agissait peut-être d'une tentative d'escroquerie et il a raccroché», a encore indiqué la présidence polonaise.

Interrogés par l'AFP pour savoir s'ils étaient à l'origine de l'appel, les humoristes russes «Vovan et Lexus» ont confirmé qu'«on a dit ça sur tous les réseaux sociaux (...) Et on a posté une vidéo». Dans cet enregistrement de mardi dernier, une personne avec un fort accent russe prétend être le président français. Les deux chefs d'Etat discutent de l'explosion d'un missile en Pologne intervenue plus tôt dans la journée et ayant fait deux morts.

Le duo, dont les vrais noms sont Vladimir Kuznetsov et Alexei Stolyarov, a pris l'habitude de tromper les politiciens et les pop stars lors de blagues téléphoniques. Leurs précédentes victimes incluent le président turc Recep Tayyip Erdogan, l'icône de la pop Elton John, le prince Harry. Le président Duda a également été déjà victime de leur tromperie, pensant avoir discuté le chef de l'ONU Antonio Guterres en 2020.

Les sanctions ne doivent pas pouvoir être contournées, estime une commission du Conseil national

Les sanctions, prises dans le cadre de la guerre en Ukraine, ne doivent pas pouvoir être contournées. La commission de politique extérieure du National a adopté par 9 voix contre 8 et 6 abstentions une motion en ce sens.

Le Conseil fédéral devra en particulier veiller à ce que le système de séparation des comptabilités, appelé «ring fencing» en anglais, ne puisse plus être utilisé pour contourner des sanctions prises dans le cadre de la loi sur les embargos, précise le texte de la motion publié aujourd'hui. Une minorité s'y oppose.

Une aide supplémentaire de 2,5 milliards d’euros de l’UE à l’Ukraine

L’Union européenne fournira 2,5 milliards d’euros supplémentaires d’aide financière à l’Ukraine, annonce la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur Twitter.

Des combats en cours sur la pointe de Kinbourne, au sud de Mikolaïv

Des combats sont en cours entre Ukrainiens et Russes sur la pointe de Kinbourne, bout de terre niché à la pointe de la rive gauche du Dniepr dans le sud de l'Ukraine, au sud de Mikolaïv, selon les autorités. «Il nous reste trois localités (à reprendre) sur la péninsule de Kinbourne» avant de libérer entièrement la région de Mikolaïv (sud), affirme le gouverneur régional, Vitali Kim. Hier, la porte-parole du Commandement sud de l'armée ukrainienne, Natalia Goumeniouk, avait indiqué qu'«une opération militaire est actuellement en cours sur la péninsule de Kinbournska, "en mode silence"». «Nous continuons le travail de combats. Dès qu'il y aura un résultat, nous en ferons rapport», avait-elle assuré, sans donner plus de détails sur les hostilités en cours.

La prise par l'armée ukrainienne des trois derniers villages de la région de Mikolaïv aux mains des Russes marquerait une victoire importante pour Kiev, quelques jours après avoir chassé les troupes de Moscou de Kherson, principale ville occupée jusque-là. Ces trois petites localités se trouvent géographiquement à quelques kilomètres en face du sud de l'Ukraine, contrôlé par Kiev, à la pointe d'un morceau de terre niché au bout de la rive gauche du Dniepr. La Russie avait conquis cette zone dans les premiers jours de son invasion de l'Ukraine, fin février.

A Moscou, Vladimir Poutine et son homologue cubain s’affichent unis face à l'«empire yankee»

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue cubain Miguel Diaz-Canel, en visite à Moscou, ont affiché mardi un front uni face à l'«empire yankee», les Etats-Unis, que l’homme fort de La Havane a qualifié d'«ennemi commun». Miguel Diaz-Canel est l’un des rares dirigeants étrangers à avoir fait le déplacement en Russie depuis le début en février de l’offensive de Moscou contre l’Ukraine, vivement condamnée à travers le monde. Et les déclarations des deux dirigeants avaient des accents rappelant l’époque de la guerre froide, lorsque Cuba était au cœur de l’affrontement entre les Américains et les Soviétiques.

«L’Union soviétique, (puis) la Russie ont toujours soutenu le peuple cubain dans sa lutte pour l’indépendance, pour sa souveraineté», a déclaré Vladimir Poutine à Miguel Diaz-Canel, au début d’un entretien bilatéral retransmis à la télévision. «Elles se sont toujours opposées à divers types de restrictions, d’embargo, de blocus», a-t-il ajouté, alors que Moscou est la cible de lourdes sanctions internationales depuis fin février et le début de son offensive militaire en Ukraine. Le président russe s’est félicité de «voir Cuba adopter la même position (aujourd’hui) envers notre pays».

Les deux dirigeants ont aussi inauguré à Moscou une statue du révolutionnaire Fidel Castro, qui a dirigé Cuba pendant près de 50 ans et est décédé en 2016. «Le monde doit se demander: pourquoi on nous impose des règles? Qui impose ces règles?», a lancé Miguel Diaz-Canel, pointant directement du doigt les Etats-Unis, allié diplomatique et militaire de Kiev contre Moscou depuis février.

Malgré la relative détente entre Washington et La Havane ces dernières années, leurs relations restent marquées par des différends profonds, notamment sur la question migratoire. Miguel Diaz-Canel a entamé la semaine dernière une tournée d’une dizaine de jours en Algérie, Russie, Turquie et Chine, afin de renforcer le secteur énergétique de l’île, qui souffre de pannes de courant prolongées et de pénuries de carburant récurrentes.

La Syrie a été un «laboratoire de drones» pour les belligérants en Ukraine, selon un rapport de l'ONG Pax for peace

La Syrie a servi de «laboratoire de drones» pour les parties ayant pris part à ses onze années de conflit, durant lesquelles des drones ont été testés et déployés plus tard en Ukraine, affirme une ONG. Au moins 39 types de drones militaires de six pays ont été utilisés en Syrie, indique l’ONG néerlandaise PAX for peace dans un rapport publié aujourd’hui. La Russie, les États-Unis, l’Iran, la Turquie, Israël et le régime syrien ont tous eu recours à des drones lors d’opérations militaires en Syrie.

«Au cours de la dernière décennie, les drones améliorés dans le ciel syrien ont montré à plusieurs reprises comment les acteurs militaires (…) ont amélioré leurs connaissances» dans ce domaine, explique le rapport présenté par l’ONG. Des drones kamikazes iraniens, russes et américains utilisés en Syrie ont été déployés «à plus grande échelle» dans la guerre en Ukraine. Depuis 2016, la Turquie utilise des drones dans le nord de la Syrie lors d’opérations militaires qui l’ont aidée à s’emparer d’une vaste bande de territoires frontaliers. Le drone Bayraktar TB-2 déployé en Syrie est devenu «le drone de combat le plus connu de Turquie, jouant un rôle clé dans les conflits en Libye, au Haut-Karabakh, en Éthiopie et plus récemment en Ukraine», affirme PAX for peace.

La guerre s’est avérée être «l’ultime laboratoire de véhicules aériens sans humains à bord (UAV)» pour la Russie, lui permettant d’évaluer les drones de ses partenaires et de tester ses propres drones et armes de combat. L’intervention de la Russie en soutien au régime syrien a été cruciale à l’heure où celui-ci perdait de vastes étendues de territoire.

La Suède arrête deux personnes soupçonnées d’espionnage

Deux personnes ont été arrêtées dans la région de Stockholm pour «activité illégale de renseignement aggravée», annoncent les autorités suédoises, la presse rapportant qu’il s’agirait d’un couple marié d’origine russe. «L’une des personnes arrêtées est soupçonnée d’activité illégale de renseignement aggravée contre la Suède et d’activité de renseignement aggravée contre une puissance étrangère. L’autre personne est soupçonnée de complicité», ont indiqué les renseignements suédois, SÄPO, dans un communiqué, qui précise qu’une troisième personne a également été interrogée.

Selon des documents judiciaires obtenus par l’AFP, le Parquet a estimé que la collecte de renseignements avait débuté en janvier 2013 dans la région de Stockholm. De son côté, la SÄPO a indiqué que l’enquête ayant mené aux arrestations était en cours «depuis un certain temps», mais n’a donné aucune information sur l’identité des suspects, les pays concernés par les activités de renseignement ou la nature des informations collectées. Selon le quotidien Aftonbladet, il s’agirait d’un couple marié de Russes d’une soixantaine d’années, propriétaire d’une entreprise de composants électroniques, arrêtés à l’aube dans une banlieue résidentielle de Stockholm où ils vivent. D’après le journal suédois, c’est l’homme qui serait soupçonné d’espionnage en faveur de la Russie et sa femme de complicité.

Un camion pompier suisse est parti pour l’Ukraine

Un camion pompier a quitté mardi Payerne (VD) pour Kiev. Sur demande des autorités ukrainiennes, la Suisse fournit des équipements pour lutter contre les incendies, nettoyer les eaux contaminées et évacuer les gravats et les décombres.

Le camion pompier devrait arriver à Kiev dans cinq jours environ. Il s’agit du troisième véhicule d’extinction que la Suisse envoie en Ukraine dans le cadre de cette livraison, a expliqué mardi à Keystone-ATS Özgür Unal, chargé de communication auprès de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

900 tonnes de matériel

L’ensemble du matériel, qui fait partie d’un don de 5,2 millions de francs, est acheminé de manière échelonnée depuis début octobre. Une dizaine d’engins et de véhicules de chantier ont déjà pris la route, chargés sur des camions. Au total, la Suisse livrera 20 machines de chantier, trois véhicules d’extinction ainsi que divers matériaux pour la récupération et le nettoyage des eaux contaminées.

Vu l’ampleur des destructions en Ukraine, «la demande pour ce type de matériel est énorme», relève Özgür Unal. Deux experts suisses devraient se rendre à Kiev pour effectuer des formations. Depuis le début du conflit, la Suisse a acheminé quelque 900 tonnes de matériel en Ukraine.

En Russie, trois morts dans des explosions près de la frontière ukrainienne

Des explosions ont tué trois personnes dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, annonce le gouverneur de ce territoire régulièrement frappé par des tirs et où des fortifications sont en construction. Sur Telegram, le gouverneur Viatcheslav Gladkov indique qu’une femme est morte après avoir subi un traumatisme crânien lors d’un bombardement à Chebekino, une ville située à huit kilomètres de l’Ukraine.

Selon la même source, deux personnes ont été tuées dans l’explosion «d’une munition d’un type non identifié» dans le village de Starosselié, frontalier de l’Ukraine et où l’état d’urgence est en vigueur depuis le 27 octobre, d’après le gouverneur. Des localités et infrastructures dans la région subissent très fréquemment des tirs, souvent mortels, attribués par Moscou à l’armée ukrainienne. La capitale régionale, également nommée Belgorod, a été touchée directement à plusieurs reprises.

Gazprom accuse l'Ukraine de siphonner du gaz destiné à la Moldavie

Le géant russe Gazprom a menacé mardi de réduire ses livraisons de gaz vers la Moldavie en accusant l'Ukraine de siphonner le gazoduc qui transite sur son territoire. «Le volume de gaz fourni par Gazprom au point de passage de Soudja pour transiter vers la Moldavie via le territoire de l'Ukraine dépasse (en réalité) le volume» qui parvient à la frontière entre l'Ukraine et la Moldavie, a déploré le géant gazier, propriété de l'État russe.

Selon Gazprom, l'Ukraine a accumulé illégalement 52,5 millions de mètres cubes de gaz en novembre en «violant» une partie des livraisons pour l'utiliser à ses propres fins. Le géant russe a ainsi menacé de «réduire l'approvisionnement en gaz au point de passage de Soudja (...) à partir du 28 novembre à 10H00», si Kiev continuait de siphonner du gaz à destination d'autres pays.

La Russie inaugure un nouveau brise-glace nucléaire pour faciliter ses exportations d’hydrocarbures

La Russie a inauguré mardi un nouveau brise-glace à propulsion nucléaire qui doit faciliter ses exportations d’hydrocarbures vers l’Asie via l’Arctique, au moment où Moscou réoriente sa stratégie énergétique du fait des sanctions occidentales contre son offensive en Ukraine.

«Le développement des (routes maritimes du Nord) permettra à la Russie de réaliser pleinement son potentiel d’exportation et d’établir une route logistique efficace, y compris vers l’Asie du Sud-Est», a affirmé le président russe Vladimir Poutine dans un discours retransmis par visioconférence lors de la cérémonie de mise en service à Saint-Pétersbourg.

Lire aussi: La Russie isolée? Pas parmi les pays les plus puissants

Ce nouveau navire à propulsion nucléaire, de plus de 170 mètres de long, peut briser la glace jusqu’à trois mètres de profondeur. Il est le troisième exemplaire d’une série lancée par le géant de l’énergie atomique Rosatom.

L'Ukraine a arrêté un responsable des centres de détention russes à Kherson

Les enquêteurs ukrainiens ont affirmé mardi avoir arrêté pour «trahison» un responsable des centres de détention provisoire russes à Kherson (sud), ville libérée le 11 novembre après plus de huit mois d'occupation des troupes de Moscou. «Dès les premiers jours de l'occupation de Kherson, cet employé d'un centre de détention a travaillé pour les envahisseurs (...) en tant que responsable des centres de détention provisoire et des lieux d'exécution des peines», a indiqué le Bureau d'Etat d'enquête ukrainien (SBI) dans un communiqué. Selon le SBI, cet employé «a permis l'évasion de criminels emprisonnés juste avant la libération de Kherson».

Après l'arrivée de l'armée ukrainienne le 11 novembre à la suite de deux mois de contre-offensive de Kiev dans la région de Kherson, «il n'a pas eu le temps de s'échapper et a été détenu par les employés du SBU», a indiqué le SBI dans son communiqué. Le suspect a ainsi été arrêté pour «trahison», précise le communiqué, un chef d'accusation qui peut valoir une condamnation à perpétuité en Ukraine.