– La motion devant autoriser l'armée américaine à utiliser l'espace aérien de la Turquie pour une intervention en Irak sera «probablement» discutée jeudi au parlement, a dit mercredi soir le vice-premier ministre Abdullatif Sener à la chaîne d'informations continues CNN-Turk. Il a rappelé que cette motion contenait «deux points de base: l'envoi de forces armées turques en Irak, et l'autorisation donnée à des forces armées étrangères d'utiliser l'espace aérien de la Turquie». «Cela veut dire que l'utilisation du territoire turc par des forces armées terrestres étrangères ne sera pas possible», a insisté Abdullatif Sener.

– Bahreïn, siège de la Ve flotte américaine et président en exercice de la Ligue arabe, a offert mercredi l'asile au président Saddam Hussein, avant l'expiration d'un ultimatum américain le sommant de partir en exil. Dans un communiqué cité par l'agence officielle Bna, le souverain bahreïni Hamad ben Issa Al-Khalifa a affirmé que Saddam Hussein serait accueilli «avec tous les honneurs, sans que cela affecte les capacités et le statut de l'Irak».

– Le nombre de soldats allemands des unités NBC (nucléaire, biologique et chimique) stationnés au Koweït dans le cadre de la mission «Enduring Freedom» («Liberté immuable») va être porté de 100 à 200 ou 250, a annoncé le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, mercredi à Berlin. Le ministre a assuré que les blindés de détection des armes NBC resteraient stationnés au Koweït en cas de guerre contre l'Irak et que leur personnel ne participerait qu'à des missions humanitaires.

– Les Etats-Unis ont indiqué mercredi que Singapour et le Portugal faisaient partie de leur coalition de quelque 45 pays partisans d'un «désarmement immédiat» de l'Irak. Le Département d'Etat américain a indiqué que ces deux pays, qui avaient souhaité que leurs noms ne soient pas cités, avaient désormais décidé de rendre leur soutien public. Ces soutiens affichés portent à 33 le nombre des pays qui appuient ouvertement les Etats-Unis.