■ Tapis rouge pour Vladimir Poutine à Pékin

Xi Jinping a reçu vendredi à Pékin son «ami» russe Vladimir Poutine pour un rare tête-à-tête diplomatique en période d’épidémie, à quelques heures du début des JO d’hiver. Le président chinois n’a pas quitté son pays depuis janvier 2020, quand la Chine recensait avec effroi ses premiers morts du Covid-19 et confinait la ville de Wuhan (centre), où le virus avait été découvert quelques semaines plus tôt. La dernière rencontre connue de Xi Jinping avec un dirigeant étranger remontait à près de deux ans.

Le président russe, au centre de l’attention mondiale du fait des craintes d’invasion russe en Ukraine, est le plus attendu des invités de la cérémonie d’ouverture des Jeux, qui débute à 20h00 heure locale (13H00 en Suisse).

Superlatifs

Lors de son entretien avec Xi Jinping à la résidence d’Etat de Diaoyutai, le président russe a salué les relations d’une qualité «sans précédent» de son pays avec la Chine, selon des propos retransmis à la télévision russe. Un «exemple de relation digne, où chacun aide et soutient l’autre dans son développement», a estimé le Russe. Il a évoqué la préparation d’un nouveau contrat de fourniture de 10 milliards de m3 de gaz naturel à la Chine en provenance de l’extrême-orient russe

La rencontre avec Xi Jinping devait permettre de souligner leur «vision commune» en matière de sécurité internationale, avait indiqué mercredi le Kremlin, revendiquant le soutien chinois dans la crise ukrainienne.

Pour sa sécurité, Moscou exige notamment que l’OTAN s’engage à refuser une adhésion de l’Ukraine, une demande que rejettent les Occidentaux.

Fin janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait défendu les «préoccupations raisonnables» de la Russie pour sa sécurité, lors d’un échange téléphonique avec son homologue américain Antony Blinken au sujet de l’Ukraine.

Vladimir Poutine loue régulièrement la relation de son pays avec la Chine et entretient des liens étroits avec le président Xi Jinping, son «cher ami».

■ Le baton de pélerin d'Emmanuel Macron

Le président français, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, rencontrera Vladimir Poutine lundi à Moscou puis le président ukrainien Volodymyr Zelensky mardi à Kiev, a annoncé l'Elysée vendredi, un nouvel effort diplomatique du président français pour parvenir à une désescalade dans la crise ukrainienne.

Le chef de l'Etat a multiplié ces derniers jours des entretiens téléphoniques avec ses homologues russe et ukrainien, ainsi qu'avec le président américain Joe Biden, afin de jouer les médiateurs dans cette crise.

■ Vladimir Poutine à Pékin pour recevoir le soutien chinois

Alors que les Jeux débutent à 20h heure locale (13h en Suisse), le président chinois s’apprête à recevoir plusieurs dirigeants, dont Vladimir Poutine, au centre de l’attention mondiale du fait des craintes d’invasion russe en Ukraine.

Le Kremlin est accusé par les Occidentaux de vouloir déclencher une invasion de l’Ukraine, pointant les quelque 100.000 militaires russes déployés depuis des semaines à la frontière de son voisin pro-occidental.

La Russie dément et affirme vouloir seulement garantir sa sécurité, alors que Washington prévoit d’envoyer 3.000 militaires en renfort en Europe de l’est.

Lors de leur rencontre à Pékin, Vladimir Poutine et Xi Jinping vont souligner leur «vision commune» en matière de sécurité internationale, a indiqué mercredi le Kremlin, revendiquant le soutien chinois dans la crise ukrainienne.

Pour sa sécurité, Moscou exige notamment que l’Otan s’engage à refuser une adhésion de l’Ukraine, une demande que rejettent les Occidentaux.

Fin janvier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait défendu les «préoccupations raisonnables» de la Russie pour sa sécurité, lors d’un échange téléphonique avec son homologue américain Antony Blinken au sujet de l’Ukraine.

Vladimir Poutine loue régulièrement la relation de son pays avec la Chine et entretient des liens étroits avec le président Xi Jinping, son «cher ami». Mais les deux alliés ne se sont pas vus en tête-à-tête depuis le début de la pandémie.

Lire aussi: Entre Kiev et Moscou, le fragile équilibre turc

■ Washington affiche toujours plus d'inquiétude

Les Etats-Unis ont affirmé jeudi avoir des preuves que Moscou envisage de filmer une fausse attaque ukrainienne contre la Russie afin de l’utiliser comme prétexte pour envahir l’Ukraine, a déclaré jeudi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

«Nous pensons que la Russie pourrait produire une vidéo de propagande très violente, qui montrerait des cadavres et des acteurs jouant le rôle de personnes en deuil, ainsi que des images de lieux détruits avec des équipements militaires ukrainiens ou occidentaux», a précisé John Kirby au cours d’un point de presse.

Les Etats-Unis avaient déjà évoqué la possibilité que la Russie mène une opération dite «sous fausse bannière», où un pays utilise les marques de reconnaissance de l’ennemi pour semer la confusion. Mais c’est la première fois qu’ils parlent de vidéos avec autant de précision.

Plus de détails: Pour Washington, Moscou veut créer un prétexte pour attaquer l’Ukraine

«Nous avons des informations selon lesquelles les Russes veulent probablement fabriquer un prétexte pour une invasion, ce qui correspond tout à fait à leurs façons de faire», a déclaré John Kirby. «L’une des options est que le gouvernement russe, nous le pensons, prépare une fausse attaque de soldats ou d’agents de renseignement ukrainiens contre le territoire russe ou des russophones (d’Ukraine)», a-t-il ajouté.

Cette fausse attaque donnerait à la Russie, qui a massé plus de 100.000 soldats aux frontières de l’Ukraine, un prétexte pour envahir le pays.

Ni lui ni le porte-parole du département d’Etat, Ned Price, n’ont présenté de preuve de leurs assertions. «On a vu ce genre d’activités des Russes dans le passé et nous pensons qu’il est important, quand nous avons ce genre d’informations, de les rendre publiques», a noté John Kirby. Il a souligné que ce genre de tactiques est en général « approuvé au plus haut niveau du gouvernement russe ».

Selon Ned Price, cette vidéo « est l’une des options que le gouvernement russe est en train de préparer comme prétexte pour lancer et potentiellement justifier une agression militaire contre l’Ukraine ».

Les Etats-Unis ne savent pas si Moscou a décidé de mettre ce plan en oeuvre, a précisé le porte-parole de la diplomatie américaine.