«Le Mouvement San Isidro [MSI, un groupe d’opposition, ndlr] a manifesté hier dans la Vieille Havane. Ils ont insulté le président Diaz-Canel. La police n’a pas osé intervenir. Tout cela, je l’ai vu sur Facebook», raconte Graziella, une Havanaise dans la trentaine. A l’instar de nombreux jeunes Cubains, Graziella passe de Facebook à YouTube, de Telegram à WhatsApp sur son smartphone pour suivre l’activité des groupes d’opposition politique. Et d’expliquer: «Avant, je ne savais rien de ce qui se passait à Cuba. Mais là, je vois que les gens descendent dans la rue à Santiago, à Camagüey et même à Bayamo, où ils sont d’ordinaire si timorés».

Lire aussi: Cuba gagne contre le virus mais perd contre la faim