«Miracle! J’ai pu acheter un poulet et un paquet de saucisses à hot-dog. Deux heures de queue pour accéder au rayon de la Shoppy [ndlr: Shopping, le magasin] et ensuite une autre heure pour payer», soupire Miriam*, une Havanaise de Kohly, un quartier cossu de la capitale. Voilà la réalité quotidienne des Cubains un an après l’élection du président Miguel Diaz-Canel. Des Havanais les plus aisés s’entend. Car, à 3,5 pesos convertibles (CUC, 3,52 francs) les trois cuisses de poulet congelées, ce commerce est inabordable pour la majorité des habitants. Pire, ces cuisses de poulet, même rachitiques, sont rares. C’est la révolution des pénuries.