■ L’essentiel

Le cortège de l’Escalade annulé à Genève, pour la 2e année consécutive. Le masque s’impose pour les élèves du secondaire I à Fribourg. Le CHUV est plein, déplore son directeur.

Lire: La quasi obligation vaccinale se rapproche de la Suisse

Pas de fêtes du Nouvel An à Rio de Janeiro, en raison du variant Omicron.

Swiss suspend provisoirement ses vols pour Hong Kong au départ de Zurich.

Le FMI envisage d’abaisser ses prévisions de croissance de 5,9% à 4,9% pour 2022.

La pandémie a fait 5,2 millions de morts selon les bilans officiels mis à jour par l’AFP.

 

Retrouvez notre suivi du samedi 4 décembre


■ Le Danemark «préoccupé» par une envolée brutale des cas

Le Danemark, un des pays les plus en pointe en Europe pour détecter les variants, a annoncé dimanche un bond «préoccupant» à 183 cas confirmés du nouveau variant Omicron, suggérant que les cas ailleurs en Europe pourraient être très sous évalués.

Au dernier pointage vendredi, le Danemark n’avait que 18 cas confirmés et 42 cas suspects du nouveau variant du virus responsable du Covid-19, selon les données de l’institut public SSI, ce qui signifie que le nombre de cas a au moins triplé en 48 heures.


■ Course de l’Escalade réussie malgré les restrictions sanitaires

La traditionnelle Course de l’Escalade a animé les rues de Genève samedi et dimanche. L’édition 2020 de la plus grande course à pied de Suisse avait été annulée à cause de la pandémie de Covid-19. Cette année, les organisateurs ont dû se plier à un protocole sanitaire strict.

Le port du masque était obligatoire pour les participants jusqu’à la ligne de départ. Les spectateurs devaient aussi se masquer. Cette mesure a été respectée au parc des Bastions, mais elle a été plus difficile à faire appliquer le long du parcours, a admis dimanche Jerry Maspoli, le président du comité d’organisation de la course.

Aucun incident majeur n’a émaillé le week-end.


■ A Bruxelles, l’opposition continue

Quelques milliers de manifestants, 8.000 selon la police, se sont rassemblés dimanche après-midi dans les rues de Bruxelles pour protester contre la gestion de la crise sanitaire en Belgique. Il y a deux semaines, une précédente mobilisation avait dégénéré en violences.

«Vaccins non merci», «Covid = génocide organisé», «QR = swastika», pouvait-on lire sur des pancartes. «Pas de vaccin pour nos enfants», scandait un groupe de femmes.

Les manifestants dénoncent les obligations imposées à la population depuis le début de la pandémie de Covid-19 pour limiter les contaminations, comme le pass sanitaire rendu obligatoire pour accéder à certains lieux. Ils critiquent également la couverture médiatique de la crise.

Des unités de police anti-émeute avec boucliers et casques sont déployées aux alentours du quartier européen, et plusieurs routes sont bloquées avec barrières et barbelés. Des canons à eaux sont également postés en ville alors qu’un hélicoptère survole la zone. Il y a deux semaines les forces de l’ordre avaient été surprises par l’ampleur de la mobilisation et n’avaient pas réussi à empêcher les débordements.

Vendredi les autorités belges ont annoncé la fermeture des écoles maternelles et primaires, pour les congés de Noël, avec une semaine d’avance pour contrer la reprise épidémique.


■ Le prix des vaccins augmentera fortement en 2022

C’est ce qu’écrit la NZZ am Sonntag: la Confédération, qui achète et distribue les vaccins contre le Covid-19 en Suisse, va augmenter massivement le prix de ces produits l’année prochaine. Chaque dose sera désormais facturée 25 francs, contre 5 francs auparavant. La hausse est due à une erreur d’appréciation de la Confédération, car elle s’était initialement basée sur le prix des vaccins moins chers. Les associations faîtières des assureurs maladie SantéSuisse et curafutura se disent irritées de la hausse des prix. Cette dernière devrait cependant rester indolore pour les assurés, car elle pourra être absorbée par les réserves des caisses maladie.


■ Nouvelle vague d’annulations dans le secteur touristique

De nombreux clients belges, britanniques ou néerlandais ont déjà annulé leurs vacances de Noël, écrit la Sonntagszeitung. Dans l’Oberland bernois par exemple, les hôtels enregistrent jusqu’à 50% d’annulations. En ville également, des événements et les repas de Noël des entreprises sont biffés à tour de bras. «Pour de nombreux hôtels, la situation actuelle est catastrophique», déclare Claude Meier, directeur de la faîtière Hotelleriesuisse. Il appelle le Parlement à prolonger une nouvelle fois la législation sur les cas de rigueur, qui expire à la fin de l’année. Le Conseil des Etats doit en débattre lundi.


■ Une fête d’entreprise à Oslo se mue en foyer de superpropagation du variant Omicron, mais aucun symptôme grave

C’est l’ébahissement en Norvège. Sur 120 convives invités par le producteur d’énergie solaire Scatec, qui se sont retrouvés le 26 novembre pour fêter Noël un peu en avance, tous étaient vaccinés. Et tous avaient fait un autotest avant le repas. Pourtant, une semaine plus tard, plus de la moitié d’entre eux ont été testés positifs au Covid-19. Un des convives revenait d’Afrique du Sud.

Un cas d’Omicron est pour l’instant confirmé et 17 autres sont suspectés. Encore provisoires, ces chiffres sont susceptibles d’augmenter à mesure que les analyses des tests progressent. Parmi les convives contaminés, aucun n’a pour l’instant développé de forme grave de la maladie, la plupart présentant des symptômes légers sous forme de maux de tête, inflammation de la gorge et de toux.

«Notre hypothèse de travail est qu’au moins la moitié des 120 participants ont été infectés par le variant Omicron pendant la fête», a expliqué à l’AFP un haut responsable de l’institut norvégien de santé publique, Preben Aavitsland. Cela en ferait «la plus grande éclosion d’Omicron en dehors de l’Afrique du Sud».

Inquiet, le gouvernement norvégien a annoncé jeudi une série de restrictions sanitaires à Oslo et dans sa région. Depuis minuit, le port du masque sanitaire est obligatoire à Oslo et aux alentours dans les transports en commun, taxis, centres commerciaux et boutiques où la distanciation est impossible.

Le télétravail est aussi devenu la règle là où c’est possible, le nombre de personnes dans les événements privés en intérieur est plafonné à 100 et les clients des bars et restaurants doivent s’enregistrer, l’alcool devant leur être servi assis.


■ L’interdiction d’accès aux non vaccinés pourrait bientôt se généraliser en Suisse

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS), Lukas Engelberger, ne l’exclut pas, interrogé ce jour dans le SonntagsBlick: la règle dite des 2G, autorisant les personnes ou vaccinées ou ou guéries contre le Covid-19 (Geimpfte et Genesene en allemand). «C’est une possibilité». Le Conseil fédéral a ouvert la porte vendredi en donnant la possibilité aux établissements publics et aux organisateurs d’événements en intérieur ou en extérieur d’introduire cette règle et d’interdire l’accès aux personnes seulement testées. «La Suisse a jusqu’à la mi-décembre pour optimiser les mesures», selon Lukas Engelberger dans la NZZ am Sonntag.

Notre article sur ce sujet: La quasi obligation vaccinale se rapproche de la Suisse


■ 10 millions de 3es doses déjà distribuées en France

C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran samedi soir. La vaccination des 5-11 ans devrait être au programme du Conseil de défense sanitaire demain, lundi.


■ Des dizaines de milliers d’Autrichiens dans la rue contre les mesures

C’était le troisième week-end consécutif de manifestations contre les mesures gouvernementales de lutte contre le coronavirus, et notamment contre la vaccination, obligatoire à partir de février. Des familles entières avec enfants s’étaient déplacées de tout le pays. Des Identitaires d’extrême droite aussi.

Plusieurs arrestations ont eu lieu pour troubles à l’ordre public, selon la police qui a recensé «plus de 40’000» manifestants à Vienne, après plusieurs rassemblements dans la capitale. Certains manifestants ont jeté des «engins pyrotechniques» sur les forces de l’ordre qui ont répliqué par l’usage de gaz poivre. Une contre-manifestation a rassemblé 1500 personnes.

L’Autriche vit depuis le 22 novembre un nouveau confinement partiel, en vigueur jusqu’au 11 décembre. Elle est le premier pays de l’Union européenne à avoir annoncé que la vaccination serait obligatoire, à partir du 1er février.

Le gouvernement se défend en invoquant une quatrième vague de cas de Covid-19 qui met sous pression les unités de soins intensifs des hôpitaux ainsi que le taux de vaccination de 67%, parmi les plus faibles de l’Europe occidentale.

Depuis le reconfinement, le nombre des contaminations dans ce pays de 8,9 millions d’habitants a marqué le pas, passant de 13’000 par jour sous les 10’000, sans que la mesure parvienne à faire l’unanimité.


■ La première campagne de vaccination de masse a commencé il y a un an: un bilan

C’était exactement le 8 décembre 2020, au Royaume-Uni, avec de l’Astrazeneca. La Russie et la Chine avaient déjà commencé à vacciner, mais de manière ciblée. Le lancement de la vaccination collective allait marquer le début d’une campagne mondiale d’une ampleur historique.

De nombreux pays riches ont aussi commencé à vacciner dès décembre 2020: Etats-Unis, Canada et Emirats arabes unis le 14 décembre, Arabie saoudite le 17, Israël le 19, Union européenne le 27, principalement avec le vaccin à ARN messager de Pfizer/BioNTech.

Un an plus tard, une grosse moitié de la population mondiale (55%) a reçu au moins une dose, ce qui représente plus de 4,3 milliards de personnes. Et au moins 44% sont complètement vaccinés (3,4 milliards), selon un bilan de l’AFP à partir de sources officielles. En tout, ce sont 8,1 milliards de doses qui ont été administrées dans le monde.

Même si dès juin 2021, la quasi-totalité des pays participent, les campagnes sont très lentes dans la plupart des pays pauvres, quand elles ne s’y interrompent pas faute de doses disponibles. Le mécanisme Covax (OMS, alliance Gavi et coalition Cepi), censé garantir un accès équitable au vaccin, effectue sa première livraison à la fin février, au Ghana.

Mais en concurrence pour son approvisionnement avec des pays prêts à payer au prix fort, Covax n’a, pour l’heure, livré qu’environ 600 millions de doses dans 144 pays ou territoires, loin de l’objectif initial de deux milliards sur l’année 2021.

A ce jour, 9 doses ont été administrées pour 100 habitants dans les pays à faible revenu (au sens de la Banque mondiale). En comparaison, la moyenne mondiale s’élève à 104 pour 100 habitants et celle des pays à revenu élevé à 149. L’Afrique est le continent le moins vacciné, avec 18 doses administrées pour 100 habitants.

Aux Emirats arabes unis, 9/10 personnes complètement vaccinées

Sur les 50 pays les plus vaccinés, 39 sont des pays à revenu élevé, avec à leur tête les Emirats arabes unis, qui ont déjà complètement vacciné neuf habitants sur dix. Ils devancent dans l’ordre le Portugal (87%), Singapour (86%), le Qatar (85%), le Chili et Malte (84%), Cuba (81%), la Corée du Sud et le Cambodge (80%).

Bien que très vaccinés, le Royaume-Uni (68%), Israël (67%) et les Etats-Unis (60%), qui avaient démarré en boulet de canon grâce à des approvisionnements privilégiés, sont aujourd’hui en retard sur ce peloton de tête.

Le Burundi et la République démocratique du Congo sont, quant à eux, les pays les moins vaccinés au monde (moins de 0,1%). L’Erythrée et la Corée du Nord sont les deux seuls à ne pas vacciner.

Rappels et vaccination des mineurs

Les pays à revenu élevé sont sans surprise en tête des quelque 80 pays qui ont commencé à administrer des doses de rappel. Parmi eux figure la quasi-totalité des pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Golfe. La plupart administrent également des doses aux adolescents (12-17 ans).

Certains, comme les Etats-Unis, le Canada, Israël, le Chili, les Emirats, Cuba, le Cambodge ou le Venezuela, vaccinent aussi les enfants de moins de 12 ans. Dans l’UE, l’Autriche a devancé mi-novembre l’approbation du vaccin Pfizer dès cinq ans par l’agence européenne du médicament, intervenue quelques jours plus tard.