D’abord une déception. Mais, au bout du compte, la conviction que l’opinion publique allemande est bien plus réceptive qu’hier aux exigences de l’intégration européenne. Depuis Francfort, où il réside désormais l’essentiel du temps, Daniel Cohn-Bendit regrette qu’il ait fallu attendre le dernier débat, jeudi, entre les candidats à la Chancellerie pour parler d’Europe dans la campagne électorale. Avec une satisfaction néanmoins: aucun des favoris ne défend une puissance et une souveraineté allemandes déconnectées de l’Union européenne. Entretien.