Plusieurs scissions survenues récemment parmi les groupes rebelles du Darfour laissent mal augurer du timide processus de négociation engagé avec Khartoum sous l'égide de l'Union africaine (UA). Selon Jan Pronk, représentant spécial de Kofi Annan pour le Soudan, le Mouvement national pour la reconstruction et le développement (NMRD) serait «beaucoup mieux équipé, armé et entraîné» que le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), l'un des deux groupes principaux dont il est une dissidence. Ses responsables affirment qu'ils ne sont en rien liés par les accords de cessez-le-feu conclus avec Khartoum, mais l'UA a laissé entendre fin octobre qu'il faudrait essayer de les intégrer aux discussions pour éviter qu'ils n'entravent le processus de paix. Qui soutient ces «renégats» du NMRD, selon les termes du commandant de la Force de protection de l'UA? La question demeure pour l'heure ouverte, selon Jan Pronk.