Qu’est devenue le «carnage américain» que Donald Trump avait évoqué lors de son investiture en janvier 2017? Cet effondrement social et économique contre lequel il promettait de lutter? La réponse est venue ce mardi au Forum économique mondial de Davos (WEF). «Le temps du pessimisme est révolu», assure le président des Etats-Unis. Plus encore, il met en garde contre les «éternels prophètes de malheur et leurs prédictions apocalyptiques».

Vise-t-il la militante suédoise Greta Thunberg qui invitait, quelques heures plus tôt, les participants du WEF à «continuer de paniquer» face à la crise climatique? Ou la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, qui avertissait elle aussi, à la suite du secrétaire général de l'ONU António Guterres, que «le monde est en feu»? Le locataire de la Maison-Blanche ne nomme personne, mais embrasse large: «Ces héritiers des diseurs de bonne aventure prédisaient la surpopulation dans les années 50, la famine dans les années 70 et la fin du pétrole dans les années 90. Ils exigent le pouvoir absolu afin de contrôler chaque aspect de nos vies, mais nous ne laisserons jamais ces socialistes radicaux éradiquer notre liberté.»