Un Laurent Fabius enrhumé, une Ségolène Royal plus scolaire que jamais, un Dominique Strauss-Kahn aux traits tirés: la campagne au sein du Parti socialiste semble avoir sévèrement éprouvé les trois candidats à l'investiture présidentielle, qui se sont affrontés mardi soir au cours d'un dernier débat télévisé.

Sur l'environnement, l'un des thèmes imposés de la soirée, les présidentiables ont repris quelques thèmes chers à Nicolas Hulot, en brandissant des perspectives assez vagues de désastres écologiques. Ségolène Royal a évoqué un «problème de destruction planétaire» dû au réchauffement climatique, alors que DSK a promis une révolution complète de l'économie pour en faire le moteur du développement durable. «Le XXIe siècle sera écologique ou ne sera pas», a conclu Laurent Fabius.

Toujours favorite en vue de l'élection du candidat par les militants socialistes, le 16 novembre, Ségolène Royal était très attendue sur la politique étrangère, domaine où son inexpérience est censée être la plus flagrante. De fait, elle s'est laissé aller à quelques approximations, parlant d'empêcher l'Iran d'accéder au «nucléaire» au lieu d'évoquer l'arme atomique. Elle a curieusement mentionné la possibilité d'instaurer un «gouvernement économique» mondial sous l'égide de l'ONU.

Sur la défense, Ségolène Royal a adopté un discours musclé, excluant toute réduction des budgets militaires et défendant le projet controversé de construction d'un second porte-avions.