L’état-major des armées à Paris a estimé mercredi que «le doute n’est plus permis» sur l’origine des débris retrouvés dans l’Atlantique et qui sont bien ceux de l’A330 d’Air France disparu, même si une «confirmation formelle» reste nécessaire.

Un appareil de patrouille maritime français Atlantique 2 a à son tour survolé ces dernières heures la zone où l’armée de l’air brésilienne avait découvert mardi les débris de l’A330 d’Air France, à un millier de km des côtes du Brésil et 2000 km des côtes sénégalaises. Mardi soir, le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, avait déjà assuré n’avoir «aucun doute» sur le fait que ces débris étaient bien ceux de l’Airbus A330 disparu avec 228 personnes à son bord.

D’autres vols militaires français sont prévus mercredi, dont celui d’un avion radar Awacs qui doit effectuer une «cartographie» des débris pour tenter de déterminer le lieu de l’accident et permettre ensuite le repêchage des boîtes noires, a précisé le commandant Prazuck. Cette cartographie sera complétée par un Falcon 50 qui décollera de Natal, au Brésil, et par un nouveau vol d’Atlantique 2.

Mercredi sera «une journée de transition», a poursuivi le commandant Prazuck, expliquant que l’on «allait passer d’une opération aérienne couvrant une large zone à une opération navale sur une zone restreinte». Les navires marchands et bientôt militaires présents sur place «vont maintenant ramasser les débris» flottant en surface avant que ne soit engagée la phase sous-marine des recherches, dans les prochaines semaines, a-t-il ajouté.

Le gouvernement français a également décidé mardi de dépêcher sur place son navire de recherche et d’exploration sous-marine, le «Pourquoi pas», équipé de deux robots sous-marins, afin de tenter de repérer l’épave et les boîtes noires qui gisent probablement par plusieurs milliers de mètre de fond. Elles émettent en principe pendant un mois un signal permettant de les localiser jusqu’à 6000 mètres de profondeur.

Peu d’optimisme sur les boîtes noires

Mais «on ne peut pas exclure que l’on ne retrouve pas les enregistreurs», a déclaré le directeur du Bureau enquêtes et analyses (BEA), Paul Louis Arslanian, lors d’une conférence de presse près de Paris.

Il a rappelé que les enregistreurs de vol, ou boîtes noires, se trouvaient sans doute dans un endroit «profond et montagneux» dans l’Océan Atlantique et confié «ne pas être d’un optimisme total» sur la possibilité de les récupérer.

Il a également déclaré vouloir «essayer de publier un premier rapport à la fin juin» sur cette catastrophe dans laquelle 228 personnes ont disparu.

Par ailleurs, «aucun élément n’amène à penser que l’avion avait un problème avant son départ de Rio», a déclaré M. Aslanian.