Ce qui va se passer ces prochains jours…

La mort de la reine Elizabeth II ouvre une longue période de deuil pour la famille royale qui va durer jusqu’à sept jours après les funérailles de la souveraine, dont la date reste à préciser, a indiqué vendredi le palais de Buckingham.

Distinct du deuil national que doit annoncer le gouvernement britannique, ce «deuil royal», qui débute ce vendredi, sera observé par les membres de la famille royale et le personnel de la monarchie ainsi que les troupes engagées dans les cérémonies.

Lire aussi: Elisabeth II, une succession en six questions

Samedi, Charles III devrait être officiellement proclamé roi par le conseil de succession, réuni au palais de Saint-James à Londres, proche du palais de Buckingham. Il recevra la première ministre et les principaux membres du gouvernement dans l’après-midi. Il ne s’agit pas de son couronnement, lequel interviendra plus tard.

Lire à ce sujet: Le premier jour du roi Charles III

Pendant quelques jours, la reine sera exposée dans une chapelle ardente en Ecosse, où elle est décédée, avant que son cercueil ne soit transporté au palais de Holyrood, la résidence officielle de la monarque en Ecosse.

Peu après, la dépouille de la reine reviendra à Londres. Une cérémonie aura lieu à Westminster – une première depuis quatre siècles –, puis la reine sera enterrée au château de Windsor, mettant fin à une période de deuil national de dix jours ouverte par son décès.

■ Le suivi en continu s'arrête pour quelques heures

Le suivi en continu s'arrête pour la nuit. Il reprendra dans un nouvel article samedi matin. En attendant, retrouvez ici tous nos articles sur le décès d’Elisabeth II et sa succession au trône.


■ Joe Biden se rendra aux funérailles de la reine Elizabeth II

Le président américain Joe Biden a annoncé qu'il se rendrait aux funérailles de la reine Elizabeth II.

«Oui. Je ne connais pas encore les détails mais j'irai», a-t-il répondu à des journalistes qui lui posaient la question.

La date des funérailles d'Elizabeth II, à Londres, n'a pas encore été annoncée. Elles pourraient avoir lieu le lundi 19 septembre.


■ L'hymne «God save the King» chanté à la cathédrale Saint-Paul

L'hymne britannique «God save the King» – «Que dieu sauve le roi» – a été chanté, pour la première fois, dans sa version masculine depuis 70 ans lors d'un événément officiel. Il a été entonnée en guise de conclusion d'un office religieux en hommage à Elisabeth II.

Cette version, chantée en présence de la première ministre Liz Truss, remplace «God save the Queen» – «Que dieu sauve la reine», l'hyme désormais célèbre entendu depuis l'accession au trône de la défunte souveraine en 1952.


■ Des voix discordantes dans le flot des hommages

Alors que les hommages affluent après le décès jeudi de la reine Elizabeth II, certains internautes expriment des voix discordantes, allant parfois jusqu’à célébrer le décès de la souveraine qu’ils présentent comme un symbole du passé colonisateur de la Grande-Bretagne. «Lizzy est dans une boîte», clament des supporters dans un stade de Dublin (Irlande) dans une vidéo devenue virale en l’espace de quelques heures sur YouTube et Twitter.

Sur Snapchat, certains de leurs compatriotes s’affichent dansant en boîte de nuit en tenant des messages affichant «Lizzie est décédée», ou encore tout sourire et pouces en l’air devant l’annonce du décès de la souveraine britannique annoncé à la télévision.

Une autre séquence montrant trois danseurs irlandais devant Buckingham Palace au son de «Another one bites the dust» (que l’on peut traduire par «Encore une qui mord la poussière») du groupe Queen. La séquence a pourtant été filmée en janvier 2022 mais elle a réémergé sur Twitter jeudi, où elle a été «aimée» par plus de 530 000 personnes en moins de 24 heures.

Derrière les hashtags #IrishTwitter, #BlackTwitter et #IndianTwitter, on trouvait depuis jeudi diverses vidéos, photos et messages en anglais, mais aussi en espagnol ou en français, souvent ouvertement moqueurs et parfois très politiques, qui rappellent qu’Elizabeth II, au cours de ses 70 ans de règne, a aussi été la souveraine d’un pays qui en a colonisé d’autres.


■ Netflix suspend le tournage de «The Crown»

Netflix a suspendu temporairement le tournage de sa série «The Crown» vendredi après le décès d’Elizabeth II, a annoncé la plateforme. La série à succès, qui dépeint la vie de la reine Elizabeth II confrontée à la tâche démesurée d’administrer la plus célèbre monarchie du monde pendant plusieurs décennies, en mettant en scène scandales, crises politiques et la relation qu’elle entretient avec son mari Philip, en est à sa sixième saison, actuellement en tournage.

A propos de cette même série: Avec «The Crown», Elisabeth II a eu sa saga malgré elle

«En signe de respect, le tournage de la série a été suspendu aujourd’hui», a indiqué à l’AFP un porte-parole de Netflix. «Le tournage sera aussi suspendu le jour des funérailles de sa majesté la Reine», a-t-il ajouté, alors que de nombreux responsables de la plateforme de streaming participent cette semaine au festival international du film de Toronto.

La série primée à plusieurs reprises lors de la cérémonie des Emmy Awards, équivalents des Oscars pour la télévision américaine, a ouvert sa première saison sur le mariage d’Elizabeth II et du Prince Philip en 1947.


■ Charles III s’exprime pour la première fois en tant que roi et officialise son fils William comme nouveau Prince de Galles

Lors de sa première prise de parole publique à la télévision, Charles III a officialisé son fils aîné William comme nouveau Prince de Galles, tout en exprimant aussi son «amour» pour le prince Harry et son épouse Meghan, dont la rupture avec la monarchie pour s’installer en Californie a ébranlé la famille royale. «Je veux aussi exprimer mon amour pour Harry et Meghan alors qu’ils continuent de construire leur vie à l’étranger», a déclaré le souverain, dont les relations sont, selon la presse britannique, très dégradées avec son fils cadet.

Harry était venu seul jeudi, en vol régulier, à Balmoral où il est arrivé bien après l’annonce de la mort de la souveraine, alors que les membres actifs de la famille royale, dont son frère William, étaient transportés par la Royal Air Force.

Le nouveau roi a promis de servir les Britanniques et de défendre les «principes constitutionnels» toute sa vie, reprenant l’engagement qu’avait pris sa défunte mère Elizabeth II, «inspiration et exemple», à son 21 anniversaire. «Ma vie va bien sûr changer avec ces nouvelles responsabilités. Il ne sera plus possible pour moi de donner autant de temps pour mes œuvres de charité.», a poursuivi le souverain.

Evoquant sa défunte mère, Charles III a rendu un hommage appuyé à «la vie de service» de sa mère décédée jeudi à 96 ans, à son «amour de la tradition», son «adhésion sans crainte au progrès», mais aussi à sa «chaleur et son humour».

Le nouveau roi a aussi souligné «le loyal service public» de son épouse Camilla, désormais reine consort, mais qui a longtemps pâti de sa réputation de briseuse de couple lorsque Charles était marié à Diana. «Je sais qu’elle saura répondre aux exigences de son nouveau rôle avec le dévouement inébranlable sur lequel je compte tant», a-t-il assuré. «Et à ma maman chérie, alors que vous entamez votre dernier grand voyage pour rejoindre mon cher défunt papa, je veux simplement dire ceci: merci», a ajouté Charles III.

L’audio de l’allocution royale a été retransmis dans la cathédrale Saint-Paul de Londres. Une cérémonie religieuse en présence de la Première ministre Liz Truss y a débuté immédiatement après le discours de neuf minutes du nouveau roi.


■ Première audience avec Liz Truss pour Charles III

Le roi Charles III a tenu en fin d’après-midi sa première audience avec la cheffe du gouvernement Liz Truss, a indiqué le palais de Buckingham à l’AFP. La nomination mardi de la nouvelle première ministre a constitué le dernier acte constitutionnel d’Elisabeth II. Une cérémonie religieuse «impromptue» se tiendra à la cathédrale Saint-Paul, à Londres, avec la première ministre et des membres du gouvernement.


■ A Londres, les grands magasins ferment, pas les boutiques de souvenirs

Grands magasins fermés, horloges décalées, réunions reportées… Le monde des affaires britannique rend hommage à la reine Elisabeth II même si le commerce continue à battre son plein, avec notamment les objets souvenir qui s’arrachent. Les emblématiques grands magasins Selfridges et Liberty, ou encore la chaîne de vêtements French Connection dans le quartier d’Oxford Street, coeur marchand de Londres, restent fermés vendredi «par respect» pour la monarque, décédée la veille. Fortnum and Mason, fournisseur de thé de la famille royale, a de son côté baissé son drapeau, comme beaucoup de sièges d’entreprises, et arrêté l’horloge sur la façade de son magasin phare de Piccadilly, à quelques pas du palais royal de Buckingham.

En revanche, dans les boutiques de souvenirs alignées derrière le palais de Buckingham, l’activité bat son plein: «J’aurais dû fermer à 20 heures hier (jeudi) soir, mais je suis resté ouvert jusqu’à une heure du matin», raconte le gérant de l’une d’elles, Nassir Abdel. Il n’a pas une minute pour souffler, et court entre sa réserve, située quelques bâtiments plus loin, et son échoppe, qu’il réapprovisionne en mugs Elisabeth II. T-shirts à imprimé de la monarque ou petite figurine de la reine qui se balance sur ressorts: «tout le monde veut un souvenir», lance-t-il à l’AFP. Dans la boutique, prise au dépourvu, rien, pas le moindre colifichet à l’effigie de l’ancien prince de Galles. Ils vont être commandés et devraient arriver d’ici deux semaines, assure le gérant.

Les grands événements royaux donnent généralement un coup de fouet au tourisme et au commerce, particulièrement celui des souvenirs, rappelle John Plassard, analyste de la maison de courtage Mirabaud. La monarchie serait à elle seule à l’origine de 600 millions d’euros de revenus sur 20 milliards que génère le secteur du tourisme dans le pays, selon Mirabaud.


■ Charles à la rencontre de la foule devant le palais de Buckingham

Plusieurs milliers de personnes massées devant le palais de Buckingham ont salué vendredi le roi Charles III à son arrivée à Londres. Le souverain s’est longuement rendu à la rencontre de la foule, après avoir quitté la voiture le transportant vers sa résidence officielle.

Après avoir passé la nuit au château de Balmoral, Charles est rentré à Londres dans un jet de la Royal Air Force avant de rejoindre le palais, où il doit enregistrer dans l’après-midi sa première allocution de monarque. Il a serré les mains du public, au son des cris de «God Save the King!»


■ Cloches et canons retentissent en hommage à la reine

Les cloches des églises ont retenti vendredi dans tout le Royaume-Uni en hommage à la reine Elisabeth II, décédée jeudi à l’âge de 96 ans après 70 ans de règne. Les cloches de la cathédrale Saint-Paul et de l’abbaye de Westminster à Londres, ainsi que celles du château de Windsor, se sont notamment animées alors que le nouveau roi Charles III était en route vers Londres depuis la résidence écossaise de Balmoral.

Celles de l’Hôtel de ville de Sydney en Australie, dont la reine était aussi la souveraine, avaient déjà retenti 96 fois, une fois pour chaque année de la défunte. 96 coups de canons ont ensuite retenti à 13h (14h en Suisse), tirés depuis Hyde Park mais aussi aux châteaux de Cardiff et Edimbourg, York, Portsmouth et à Gibraltar.


■ Macron rend hommage à «une reine de courage et de vaillance»

Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi une «reine de courage et de vaillance» et déposé une rose blanche devant le portrait d’Elisabeth II à l’ambassade du Royaume-Uni à Paris où il a signé le registre de condoléances pour la souveraine défunte. «Ici, à Paris qu’elle aimait tant, comme partout en France, le chagrin de nos compatriotes est immense», a-t-il écrit dans le livre de condoléances que l’AFP a pu consulter. «Pendant soixante-dix ans, Elisabeth II a été une Reine de courage et de vaillance, amie de la France. Nous sommes à vos côtés», a-t-il ajouté, au côté de l’ambassadrice Menna Rawlings.

Le chef de l’Etat, vêtu d’un costume noir, a ensuite déposé une rose devant un portrait de la reine avant de s’incliner. «Sa mort laisse en nous un sentiment de vide», avait-il déclaré peu auparavant dans une vidéo en anglais postée sur Twitter. «Pour vous, c’était votre reine, pour nous c’était LA reine», a-t-il poursuivi.


■ La Banque d’Angleterre reporte sa réunion de politique monétaire

La Banque d’Angleterre a annoncé que sa réunion de politique monétaire, dont la décision devait être publiée jeudi en pleine flambée d’inflation au Royaume-Uni, allait être décalée d’une semaine, en réaction au décès de la reine Elisabeth II. «Etant donné la période de deuil national au Royaume-Uni, la réunion de septembre du Comité de politique monétaire a été retardée d’une semaine. La décision sera annoncée le 22 septembre à midi», indique un communiqué. Elle est très attendue: engagée depuis fin 2021 dans une remontée de ses taux d’intérêts, la BAnque d’Angleterre peine pour l’instant à endiguer l’inflation britannique, la plus élevée des pays du G7 à plus de 10%.


■ Liz Truss salue «la plus grande diplomate» du Royaume-Uni

La première ministre britannique Liz Truss a rendu hommage vendredi au Parlement à la défunte reine Elisabeth II, saluant «l’une des plus grandes dirigeantes que le monde ait connues» et «la plus grande diplomate» du Royaume-Uni. «Ses paroles de sagesse nous ont donné de la force dans les moments les plus éprouvants. Pendant les moments les plus sombres de la pandémie, elle nous a donné l’espoir que nous nous reverrions», a souligné la cheffe du gouvernement, vêtue de noir, qui doit être reçue dans l’après-midi par le roi Charles III.


■ La reine du Danemark annule une partie de son jubilé

La reine du Danemark Margrethe a décidé d’annuler une grande partie des festivités de son jubilé prévu ce week-end à Copenhague après la mort de la reine Elisabeth II, a annoncé le palais royal. La souveraine danoise de 82 ans, qui devient avec la disparition de sa lointaine cousine la monarque européenne au plus long règne en cours, devait fêter en fanfare le 50e anniversaire de son arrivée sur le trône.

Mais la fête a été amputée de la plupart de ses apparitions publiques, dont une parade en calèche à travers les rues de Copenhague et une apparition devant la foule au balcon du palais royal, selon le nouveau programme diffusé par la cour vendredi midi. «En raison de la triste nouvelle de la mort d’Elisabeth II (…), c’est la volonté de sa Majesté la reine de faire plusieurs ajustements aux célébrations prévues ce week-end pour son jubilé des 50 ans», a indiqué le palais dans un communiqué.

Sur le trône danois depuis plus de 50 ans, Margrethe II est désormais celle qui a régné le plus longtemps en Europe, juste devant le roi de Suède Carl XVI Gustaf, avec plus de 48 ans. Dans le reste du monde, seul le sultan de Brunei a régné plus longtemps (plus de 54 ans). Avec la disparition d’Elisabeth jeudi, Margrethe II devient aussi la seule reine de plein titre en Europe, même si quatre pays du continent ont des princesses héritières (Suède, Belgique, Pays-Bas et Espagne) destinées à être couronnées.


■ L’empereur du Japon exprime son «respect et [sa] gratitude»

L’empereur Naruhito du Japon a salué vendredi les «nombreuses réalisations et contributions» de la reine d’Angleterre décédée Elisabeth II, tandis que le premier ministre nippon Fumio Kishida a déploré «une grande perte» pour la communauté internationale. «J’exprime mon respect et ma gratitude de tout cœur à la reine pour les nombreuses réalisations et contributions qu’elle a faites» durant son règne, a déclaré Naruhito dans un communiqué transmis par l’Agence de la maison impériale japonaise.

«Sa façon de toujours souhaiter la paix et la tranquillité dans le monde a profondément impressionné beaucoup de gens», a poursuivi Naruhito, faisant aussi part de «sa profonde tristesse». «La disparition de la reine, qui a mené le Royaume-Uni à travers des périodes agitées dans le monde, est une grande perte non seulement pour le peuple britannique mais aussi pour la communauté internationale», a déclaré Fushio Kishida plus tôt dans la journée.

«Elle a grandement contribué au renforcement des relations entre le Japon et le Royaume-Uni, notamment par une visite au Japon en 1975», a-t-il souligné. Il s’agissait de la première visite au Japon d’un monarque britannique. Elisabeth II avait alors rencontré Hirohito, l’empereur du Japon de l’époque et le grand-père de Naruhito. «Le gouvernement japonais présente ses sincères condoléances à la monarchie britannique, au gouvernement et au peuple britanniques», a ajouté Fumio Kishida. Le Japon a mis vendredi ses drapeaux en berne en hommage à Elisabeth II.


■ Les matches de Premier League du week-end annulés

Tous les matches de Premier League anglaise du week-end ont été reportés, en signe de respect après le décès de la Reine Elisabeth II, annoncent les organisateurs dans un communiqué. «En honneur de sa vie extraordinaire et de sa contribution à la nation, et en signe de respect, la journée de Premier League de ce week-end sera reportée, y compris la rencontre de lundi soir», précise le communiqué.


■ Charles III en chemin pour Londres

Le roi Charles III a quitté vendredi le château de Balmoral en Ecosse pour rejoindre Londres, d’où il doit s’adresser dans la soirée aux Britanniques à la télévision pour la première fois depuis la mort de sa mère Elisabeth II, a constaté un photographe de l’AFP. Le nouveau souverain et son épouse, la reine consort Camilla, sont sortis en voiture du domaine de la résidence, où s’est éteinte jeudi la monarque après 70 ans de règne.


■ Vladimir Poutine ne devrait pas assister aux funérailles

Le président russe Vladimir Poutine ne prévoit pas d’assister aux funérailles d’Elisabeth II, attendues dans une dizaine de jours à Londres, a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «L’option (de son déplacement) n’est pas envisagée», a-t-il simplement indiqué lors d’un point-presse, alors que le président russe fait figure de paria en Occident depuis l’offensive contre l’Ukraine. La veille, Vladimir Poutine avait salué la mémoire de la reine, décédée jeudi à 96 ans.


■ Sur le Palais des Nations, le drapeau de l’ONU en berne

Le drapeau de l’ONU a été abaissé à mi-mât au Palais des Nations à Genève en hommage à la reine Elisabeth II, décédée jeudi. Un dispositif similaire a été pris dans tous les sites onusiens dans le monde, a annoncé vendredi à la presse un porte-parole. Ce protocole est appliqué à chaque reprise lorsqu’un chef d’Etat ou une cheffe d’Etat décède. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et la directrice de l’ONU à Genève Tatiana Valovaya avaient déjà salué tous les deux dès jeudi l’héritage laissé par la monarque britannique.


■ L’hommage d’Ignazio Cassis à Elisabeth II, «la boussole du monde»

Le président de la Confédération Ignazio Cassis a rendu un nouvel hommage à la reine Elisabeth II vendredi matin. Il a exprimé son admiration pour celle qu’il surnomme «la boussole du monde». «Avec la mort de la reine, le monde perd un point d’ancrage», a-t-il déclaré devant les médias. Elisabeth II était une personne importante pour de nombreuses personnes dans le monde. «J’ai été impressionné par son humanité et par sa lecture du monde. Elle avait la capacité d’expliquer les liens complexes de manière simple. Ce qui montre sa compréhension du monde et de ses événements.»

Ignazio Cassis a été l’un des derniers chefs d’Etat à avoir rencontré la reine. Ils se sont entretenus dans son château de Windsor, «sa maison». «Elle brillait de joie de vivre, alors qu’on savait qu’elle était déjà fragile.» Alors que la discussion ne devait durer que 20 minutes, elle s’est prolongée de la même durée. Pour le président de la Confédération, cela montre le «plaisir de la part de la reine de rencontrer à nouveau du monde». «J’ai ressenti une grande émotion à être accueilli par une personne et non par une reine», a-t-il ajouté.

La prochaine étape sera de féliciter le nouveau roi Charles III. «Nous allons lui écrire, comme le prévoit le protocole.» Ignazio Cassis n’a pas voulu se prononcer sur les changements qu’allaient entraîner ce nouveau règne. «C’est certainement une rupture. La fin d’une ère. Nous sommes curieux de voir ce que fera Charles III.» La participation du Tessinois à l’enterrement de la reine Elisabeth II sera discutée lors de la prochaine séance du Conseil fédéral. Mais le président devrait être présent.


■ En Australie, premiers appels à abandonner la monarchie

A peine le décès de la reine d’Angleterre Elisabeth II annoncé, des voix s’élèvent ce vendredi pour appeler à renoncer à la monarchie en Australie, rapporte l’ATS. «Maintenant, l’Australie doit aller de l’avant. (…) Nous devons devenir une République», a tweeté le chef du parti des Verts australien, Adam Bandt, après avoir présenté ses condoléances. L’Australie est devenue «une nation mature et indépendante» pendant le règne de la reine, a déclaré l’Australian Republican Movement (mouvement républicain australien). «Il est peu probable que nous revoyions un jour un monarque aussi respecté et admiré par le peuple australien», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Face à ces déclarations, le premier ministre australien Anthony Albanese, membre du parti travailliste et républicain de longue date, a appelé à plus de retenue. «Aujourd’hui n’est pas un jour pour la politique», a-t-il déclaré à la chaîne publique Radio National, citée par le journal britannique The Guardian. «Aujourd’hui, nous rendons hommage au service rendu par la reine Elisabeth en tant que chef d’État pendant ces 70 années et nous remercions son dévouement et sa contribution pour l’Australie», a-t-il ajouté.

Le premier ministre a rendu hommage à la reine dans la matinée via un message vidéo. La ville de Sydney marquera également le coup dans la soirée en illuminant son célèbre Opéra. La population pouvait en outre se recueillir à la cathédrale St Andrew où un sobre portrait de «Lilibeth» a été installé à côté d’un drapeau australien. Autour de 16h (8h en Suisse), une petite dizaine de personnes avaient fait le déplacement, a constaté une journaliste de Keystone-ATS sur place. Plusieurs prenaient le temps de signer l’un des trois carnets de deuil mis à disposition pour l’occasion.


■ Une longue période de deuil pour la famille royale

La mort de la reine Elisabeth II ouvre une longue période de deuil pour la famille royale qui va durer jusqu’à sept jours après les funérailles de la souveraine, dont la date reste à préciser, a indiqué vendredi le palais de Buckingham. Distinct du deuil national que doit annoncer le gouvernement britannique, ce «deuil royal», qui débute ce vendredi, sera observé par les membres de la famille royale et le personnel de la monarchie ainsi que les troupes engagées dans les cérémonies.

Les résidences royales, dont certaines sont ouvertes au public, comme les musées du palais de Buckingham, Balmoral en Ecosse ou Sandringham dans l’Est de l’Angleterre, vont rester fermées jusqu’aux funérailles, ont précisé les services du nouveau roi Charles III. Les drapeaux y ont été mis en berne et le resteront jusqu’à 8h (9h en Suisse) le lendemain de la fin du deuil royal.

Le public est invité à apporter des fleurs aux résidences royales dans tout le Royaume-Uni mais aucun livre de condoléances ne sera ouvert, les hommages pouvant être laissés en ligne. A 13h locales (14h en Suisse) vendredi, 96 coups de canons seront tirés depuis plusieurs endroits de Londres comme Hyde Park et la Tour de Londres.


■ En vidéo: notre retour sur le long règne d’Elisabeth II


■ Un pays suspendu pendant la période de deuil national

La mort de la reine Elisabeth entraîne la suspension de la vie politique du Royaume-Uni. Les deux chambres du parlement sont rappelées, alors que les Britanniques seront invités à quitter leur travail plus tôt ces prochains jours, afin de se recueillir. Des grands magasins ont décidé de garder portes closes. Le décès de la reine a un impact majeur sur la vie quotidienne du Royaume-Uni.

Le gouvernement a annoncé la suspension de tous les événements sportifs, culturels et politiques pendant la période de deuil de dix jours consécutive à la mort de la reine. Ainsi, les organisateurs du Tour cycliste de Grande-Bretagne, qui devait s’achever dimanche sur l’île de Wight, ont décidé de le clore hier soir déjà, au terme de la cinquième étape. Idem pour le championnat PGA de golf, qui avait lieu à Wentworth, près de Londres. Les responsables des courses hippiques britanniques ont aussi suspendu les compétitions qui étaient prévues cette fin de semaine, tout comme la Fédération écossaise de rugby.

Les cheminots et les postiers interrompent leurs grèves

Le Royaume-Uni fait face depuis fin juin à une série de grèves dans les transports, la logistique et chez les avocats pénalistes, entre autres secteurs. Les cheminots et postiers ont annoncé une interruption de leurs mouvements sociaux, alors qu’ils multiplient depuis plusieurs mois les journées de grèves pour une hausse des salaires en pleine crise du coût de la vie.

Le syndicat des transports RMT «se joint à toute la nation pour rendre hommage à la Reine Elisabeth» et le nouvel épisode de la grève des cheminots prévu les 15 et 17 septembre «est suspendu», a annoncé hier soir son secrétaire général Mick Lynch. Le syndicat des conducteurs de trains Aslef a lui aussi annulé un débrayage prévu le 15 septembre.

De leur côté, les postiers renoncent à un jour de grève prévu vendredi au sein de la société britannique Royal Mail, «par respect pour son service au pays et à sa famille», a déclaré le syndicat de la communication CWU.


■ L’hommage des Britanniques à leur reine mère

Des centaines de personnes se sont réunies tôt ce matin devant le palais de Buckingham, à Londres, pour rendre hommage à la reine Elisabeth et lui témoigner leur affection.


■ Camilla, désormais reine consort

Camilla, la deuxième épouse du prince Charles, devient reine consort avec l’accession de son mari Charles au trône. Une consécration voulue par la reine Elisabeth, mais qui aura pris plus de 20 ans pour advenir, rappelle l’AFP.

Longtemps, les Britanniques l’ont considérée comme une briseuse de ménage, pour avoir été la maîtresse de Charles lorsqu’il était marié avec la princesse Diana. Et son futur titre avait fait l’objet d’innombrables débats, avant qu’Elisabeth II ne tranche en février 2022 à l’occasion de ses 70 ans de règne, exprimant «le souhait sincère» que Camilla soit connue «comme reine consort» quand Charles accéderait au trône.

Camilla, 75 ans, travaille pour la couronne britannique avec des dizaines d’engagements par an, au point d’en être devenue un rouage essentiel, estiment des avis recueillis par l’AFP.

Divorcée, mère de deux enfants adultes et grand-mère de cinq jeunes adolescents, Camilla s’est lentement imposée. Marraine de dizaines d’associations, elle s’est investie dans des sujets qui lui sont chers comme la lecture, ou les violences faites aux femmes: elle essaye de visiter des centres d’accueil aussi souvent que possible lors de ses voyages à l’étranger, a-t-elle récemment confié au magazine Vogue. Durant le Covid, elle a aussi lancé un club de lecture sur Instagram, où elle offre des recommandations et fait intervenir des auteurs.

Sa popularité s’est redressée, mais elle reste l’un des membres de la famille royale les moins aimés, à seulement 40% d’opinions favorables, selon un sondage YouGov de 2022.


■ «Le respect de ses sujets», souligne Vladimir Poutine

«Pendant de nombreuses décennies, Elisabeth II jouissait à juste titre de l’amour et du respect de ses sujets, ainsi que d’une autorité sur la scène mondiale», a fait transmettre Vladimir Poutine dans un communiqué.


■ Les bouquets de fleurs arrivent devant Windsor


■ Un message au London Stadium

Avant un match de la Conference League, un hommage au stade de Londres.


■ Le salut du pape

Le pape François s’est dit «profondément attristé» jeudi par la mort d’Elisabeth II, rendant hommage «à sa vie de service indéfectible» et «son exemple de dévouement au devoir».


■ Au Brésil, trois jours de deuil

Le président Jair Bolsonaro a décrété trois jours de deuil au Brésil après le décès de la reine Elisabeth II. Ce deuil est décrété dans tout le Brésil «en signe de condoléances après le décès de Sa Majesté», la souveraine britannique et prend effet dès la publication du décret au Journal officiel.


■ Une procédure planifiée au détail près

Le décès de la reine est sans doute l’événement le mieux planifié qui soit pour les services du palais de Buckingham comme pour ceux du gouvernement et des médias britanniques. Comme l’expliquait le Guardian en mars 2017 dans un long reportage, l’opération «London Bridge is down» – son nom de code – est conçue pour laisser le moins de place possible à l’inconnu.

Une chapelle ardente. Décédée en Ecosse dans son château de Balmoral, la reine y sera ainsi d’abord honorée, avec une première chapelle ardente au palais de Holyrood, à Edimbourg;

Une procession. Il y aura ensuite une procession le long du Royal Mile jusqu’à la cathédrale Saint-Gilles, où aura lieu un premier service.

Retour à Londres. Sa dépouille rejoindra ensuite Londres par voie ferroviaire, et sera déposée dans la salle du trône où elle sera à nouveau veillée.

La cérémonie. La cérémonie funéraire doit avoir lieu une dizaine de jours après le décès de la reine, à l’abbaye de Westminster – une première depuis la mort de George II, en 1760. Elle sera ensuite enterrée au château de Windsor, comme la plupart de ses prédécesseurs


■ Une minute de silence à l’assemblée générale et au conseil de sécurité de l’ONU

L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies et les membres du conseil de sécurité de l’ONU ont observé en parallèle une minute de silence pour rendre hommage à la reine Elisabeth II.

Au début d’une session de l’Assemblée générale, son président Abdulla Shahid a exprimé ses «condoléances» au peuple britannique, décrivant un «moment de profonde tristesse pour la famille royale, le peuple britannique et la communauté internationale.»

Il a ajouté qu’un hommage officiel à la reine aurait lieu à une date ultérieure.


■ Pour Liz Truss, l’esprit d’Elisabeth II «perdurera»

La première ministre britannique Liz Truss s’est adressée à la nation depuis le 10, Downing Street, peu après l’annonce de la mort de la reine Elisabeth II qui l’avait investie mardi à son poste.

«Nous sommes tous dévastés par les nouvelles que nous venons d’entendre de Balmoral, déclare-t-elle. Le décès de Sa Majesté la Reine est un énorme choc pour la nation et le monde entier. La reine Elisabeth II était le rocher sur lequel le Royaume-Uni moderne s’est construit. Notre pays a grandi et prospéré sous son règne. Le Royaume-Uni est le grand pays qu’il est aujourd’hui grâce à elle […] Contre vents et marées, la reine Elisabeth II nous a apporté la stabilité et la force dont nous avions besoin […] Elle était l’esprit même du Royaume-Uni et cet esprit perdurera […] Sa vie de service s’est étendue au-delà de la plupart de nos souvenirs. En retour, elle a été aimée et admirée par les citoyens du Royaume-Uni et du monde entier.»


■ L’Inde et le Pakistan rendent hommage à Elisabeth II

Le premier ministre indien, Narendra Modi, s’est dit «peiné par la disparition» de celle qui avait accédé au trône en 1952 – devenant le premier souverain britannique à ne pas avoir régné sur l’Empire des Indes, disparu en 1947 avec la Partition et les indépendances de l’Inde et du Pakistan. Elisabeth II a été «un guide inspirant pour sa nation et son peuple», dit-il.

Il a rappelé que lors d’une rencontre entre les deux dirigeants en Grande-Bretagne, la Reine lui avait montré un mouchoir que lui avait donné à son mariage le héros de l’indépendance indienne, le Mahatma Gandhi. «Je chérirai toujours ce geste», a-t-il écrit sur Twitter.

Arif Alvi, président du Pakistan, le deuxième pays le plus peuplé du Commonwealth après l’Inde, a salué la mémoire d'«une grande et bienfaisante dirigeante.» Sa mort laisse un immense vide dont le souvenir «restera gravé en lettres d’or dans les annales de l’histoire mondiale», déclare-t-il. La Grande-Bretagne est le premier partenaire économique du Pakistan, et abrite l’une de ses plus grandes diasporas.


■ Le roi des Belges salue «une personnalité hors du commun»

Le roi des Belges, Philippe, et son épouse, la reine Mathilde, ont rendu hommage à Elisabeth II, «une monarque d’exception qui a profondément marqué l’Histoire», faisant preuve «de dignité, de courage et de dévouement tout au long de son règne.»

«C’était une personnalité hors du commun. Nous garderons toujours un souvenir ému de cette grande Dame […] Chacune de nos rencontres restera à jamais gravée dans nos mémoires», indique le couple royal sur Twitter.


■ Barack Obama salue le règne d’Elisabeth II

L’ancien président américain Barack Obama salue le règne de la reine Elisabeth II, défini par la «grâce, l’élégance et un sens du devoir inaltérable.»

«Elle avait l’oreille attentive, réfléchissait stratégiquement et a été à l’origine de succès diplomatiques considérables», applaudit l’ex-dirigeant dans un communiqué.


■ Joe Biden salue «une femme d’Etat d’une dignité et d’une constance incomparables»

Joe Biden salue en Elisabeth II «une femme d’Etat d’une dignité et d’une constance incomparables», estimant dans un communiqué que la reine défunte était «plus qu’une monarque. Elle incarnait une époque.»

Elisabeth II a contribué à rendre «spéciale» la relation entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a encore écrit le président américain dans un communiqué.

Il se dit «impatient de poursuivre une étroite relation d’amitié avec le roi et la reine consort.»


■ Le premier ministre espagnol salue une «figure d’importance mondiale»

Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez salue dans un tweet la «figure d’importance mondiale, témoin et auteur de l’histoire britannique et européenne» qu’était Elisabeth II.

Le chef du gouvernement espagnol a ainsi adressé ses condoléances «à toute la famille royale, le gouvernement et à tous les citoyens du Royaume-Uni et du Commonwealth après le décès de la reine.»


■ Elisabeth II était un symbole de «réconciliation» avec l’Allemagne

La reine Elisabeth a symbolisé «la réconciliation» avec l’Allemagne, contribuant à «panser les plaies» de la Deuxième guerre mondiale, salue le chef de l’Etat allemand Frank-Walter Steinmeier.

«La Grande-Bretagne a tendu la main à l’Allemagne pour qu’elle se réconcilie – et la main de la réconciliation était aussi celle de la reine», écrit-t-il dans un message de condoléances.

Le chancelier Olaf Scholz a, dans un message distinct, salué «son engagement en faveur de la réconciliation germano-britannique.»


■ Le nouveau roi prend le nom de Charles III

Le nouveau souverain britannique, connu jusqu’ici sous le nom de Prince Charles, prend le nom de Charles III.

Charles, 73 ans, est devenu automatiquement roi à la mort de sa mère, la reine Elisabeth II, dans son château de Balmoral en Ecosse. Son épouse Camilla devient reine consort.


■ A Paris, la Tour Eiffel ne scintillera pas ce soir

La tour Eiffel ne scintillera pas ce soir comme habituellement pendant 5 minutes au début de chaque heure en hommage à la reine Elisabeth II qui s’est éteinte ce jeudi.


■ Donald Trump salue l'«extraordinaire héritage de paix et de prospérité» qu’Elisabeth II laisse au Royaume-Uni

L’ancien président américain Donald Trump salue «extraordinaire héritage de paix et de prospérité» que la reine Elisabeth II laisse au Royaume-Uni.

«Son sens du leadership et de la diplomatie ont permis d’établir et de renforcer les alliances avec les Etats-Unis et d’autres pays à travers le monde», a applaudi l’ex-dirigeant sur son réseau, Truth Social.


■ Le chef de l’OTAN est «profondément attristé» par la mort de la reine

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est dit «profondément attristé» par la mort de la reine Elisabeth II, qu’il a qualifié d’exemple de «leadership et d’engagement public désintéressé.»

«Profondément attristé par le décès de Sa Majesté la Reine Elisabeth II. Pendant plus de 70 ans, elle a incarné un leadership et un engagement public désintéressé. Mes plus sincères condoléances à la famille royale, à nos alliés de l’OTAN – le Royaume-Uni et le Canada – et au peuple du Commonwealth», a-t-il tweeté.


■ Pour la première ministre écossaise, la mort d’Elisabeth II est «un moment profondément triste»

La première ministre écossaise Nicola Sturgeon, en faveur de l’indépendance de l’Ecosse vis-à-vis de Londres, estime que la mort de la reine Elisabeth II est «un moment profondément triste pour le Royaume-Uni, le Commonwealth et le monde.»

«Sa vie a été marquée par un dévouement et un service extraordinaires. Au nom du peuple écossais, je présente mes plus sincères condoléances au Roi et à la famille royale», a déclaré la dirigeante écossaise sur Twitter.


■ Pour Volodymyr Zelensky, la mort de la reine est une «perte irréparable»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié la mort d’Elisabeth II de «perte irréparable.»

«Au nom du peuple ukrainien, nous adressons nos sincères condoléances à la famille royale, à l’ensemble du Royaume-Uni et au Commonwealth pour cette perte irréparable», a-t-il déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux.


■ Le nouveau roi Charles III évoque «un moment de très grande tristesse»

Le nouveau roi Charles III a qualifié, dans sa première intervention en tant que souverain, la mort de sa mère, Elisabeth II, de «moment de très grande tristesse» qui sera ressenti «dans le monde entier».

«Le décès de ma mère bien-aimée, Sa Majesté la Reine, est un moment de très grande tristesse pour moi et tous les membres de ma famille. Nous pleurons profondément la disparition d’une souveraine chérie et d’une mère bien aimée. Je sais que sa perte sera profondément ressentie dans tout le pays, les royaumes et le Commonwealth, ainsi que par d’innombrables personnes dans le monde entier», a déclaré le roi de 73 ans dans un communiqué.


■ Israël salue une «dirigeante unique»

Le premier ministre israélien Yaïr Lapid a rendu hommage à Elisabeth II qu’il a saluée comme une «dirigeante unique» et une «figure exceptionnelle» qui «symbolisait la dévotion et l’amour pour sa patrie.»

«Au nom du gouvernement d’Israël et des citoyens israéliens, j’adresse mes condoléances à la famille royale et aux citoyens du Royaume-Uni après le décès de Sa Majesté la reine Elisabeth II», a-t-il déclaré sur Twitter.


■ Elisabeth II a représenté une «partie importante de l’histoire» du Canada, dit Trudeau

La reine Elisabeth II était une «présence constante» dans la vie des Canadiens et «restera à jamais une partie importante de l’histoire de notre pays», déclare le premier ministre canadien Justin Trudeau.

«Les Canadiens se souviendront et chériront toujours la sagesse, la compassion et la chaleur de Sa Majesté», a ajouté le chef du gouvernement peu de temps après l’annonce du décès de celle qui était la cheffe d’Etat du Canada.


■ Charles Michel salue Elisabeth II, «l’Inébranlable»

Le président du Conseil européen Charles Michel a rendu hommage à la reine Elisabeth II. Elle incarnait, dit-il, «l’importance des valeurs durables.»

«Nos pensées vont à la famille royale et à tous ceux qui pleurent la reine Elisabeth II au Royaume-Uni et dans le monde. Autrefois surnommée Elisabeth l’Inébranlable, elle n’a jamais manqué de nous montrer, par son service et son engagement, l’importance des valeurs durables dans un monde moderne», a-t-il déclaré sur Twitter.


■ Le chef de l’ONU salue «la grâce, la dignité et le dévouement» d’Elisabeth II

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a salué «la grâce, la dignité et le dévouement» d’Elisabeth II, qui a été une «présence rassurante pendant des décennies de changements de grande ampleur.»

La reine «était largement admirée pour sa grâce, sa dignité et son dévouement à travers le monde. Elle a été une présence rassurante pendant des décennies de changements de grande ampleur, dont la décolonisation en Afrique et en Asie», a-t-il déclaré dans un communiqué.


■ «Nos pensées vont à la famille» et «au peuple du Royaume-Uni», dit la porte-parole de la Maison-Blanche

«Nos sentiments et nos pensées vont à la famille de la reine […] et au peuple du Royaume-Uni», a déclaré la porte-parole du président américain Joe Biden devant les journalistes qui venaient tout juste de lui apprendre le décès de la monarque, à la fin de son briefing quotidien.

La Maison-Blanche a peu après annoncé l’annulation d’un discours que devait prononcer Joe Biden concernant une campagne de vaccination contre le Covid-19. Karine Jean-Pierre a souligné que le président avait pour la dernière fois vu Elisabeth II en juin 2021, à l’occasion d’un sommet du G7 en Grande-Bretagne. La reine avait notamment reçu Joe Biden et son épouse, Jill Biden, pour le thé au château de Windsor.

Pas moins de 14 présidents américains se sont succédé pendant les 70 ans du règne d’Elisabeth II.


■ Le président irlandais salue «une amie remarquable de l’Irlande»

Le président irlandais Michael D. Higgins a exprimé ses condoléances après l’annonce de la mort Elisabeth II.

«Au moment où nous offrons nos condoléances à tous nos voisins au Royaume-Uni, à la suite de la mort d’une remarquable amie de l’Irlande, nous nous rappelons du rôle joué par la reine Elisabeth dans la longue amitié» entre les deux pays à l’histoire tourmentée, a affirmé le président.


■ Emmanuel Macron salue «une amie de la France»

Emmanuel Macron a rendu hommage à Elisabeth II, décédée jeudi, qu’il a saluée comme «une amie de la France, une reine de cœur» ayant «marqué à jamais son pays et son siècle».

«Sa Majesté la Reine Elisabeth II a incarné la continuité et l’unité de la nation britannique plus de 70 ans durant. Je garde le souvenir d’une amie de la France, une reine de cœur qui a marqué à jamais son pays et son siècle», a réagi le président dans un tweet, après avoir posté une photo de la reine, décédée à 96 ans dans son château écossais de Balmoral.


■ Ignazio Cassis a présenté ses condoléances à la famille royale britannique

Le président de la Confédération Ignazio Cassis a présenté ses condoléances à la famille royale britannique après le décès de la reine Elisabeth II. Elle restera dans les mémoires comme «une femme d’une grande force et d’un leadership constant», a-t-il tweeté.

Dans un message publié jeudi sur le réseau social, le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) se dit «profondément attristé» par le décès de la souveraine de 96 ans.


■ Le drapeau britannique en berne sur le palais de Buckingham

Le drapeau britannique a été mis en berne sur le palais de Buckingham, où étaient réunies des centaines de personnes, au moment de l’annonce de la mort de la reine Elisabeth II.

Des personnes présentes devant le palais ont éclaté en sanglots et la foule est devenue silencieuse, a constaté une journaliste de l’AFP, pendant qu’à la télévision la BBC diffusait l’hymne britannique.


■ Le palais de Buckingham annonce la mort de la reine Elisabeth II

Le palais de Buckingham vient d’annoncer la mort «paisible» de la reine Elisabeth II ce jeudi à l’après-midi à l’âge de 96 ans, après 70 ans de règne. Son fils Charles, jusque-là prince de Galles, lui succède comme nouveau roi du Royaume-Uni. Il restera ce soir à Balmoral avec son épouse Camilla devenue reine consort, avant de rentrer à Londres demain.


■ Ursula von der Leyen salue le «courage immense» de la reine

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite jeudi «en pensées et en prières» avec la reine Elisabeth II, louant le «courage immense» de la monarque de 96 ans dont l’état de santé suscite l’inquiétude.

«Elle représente toute l’histoire de l’Europe, notre maison commune avec nos amis britanniques (…). Elle est une légende à mes yeux et c’est pourquoi mes prières l’accompagnent», a déclaré la responsable de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse à Rotterdam.


■ Joe Biden «en pensées» avec Elisabeth II

Joe Biden et son épouse Jill sont «en pensée avec la reine (Elisabeth II) et sa famille», a fait savoir jeudi un porte-parole de la Maison-Blanche, alors que l’inquiétude est très vive à propos de la santé de la monarque de 96 ans. Le président américain, lors d’un entretien jeudi avec plusieurs dirigeants dont la Première ministre britannique Liz Truss, a fait savoir à cette dernière qu’il «pensait beaucoup à la reine et au peuple du Royaume-Uni», a encore dit John Kirby, un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, indiquant que Joe Biden était tenu régulièrement informé à ce sujet.


■ La foule se masse devant le palais de Buckingham

La foule se rassemble jeudi devant le palais de Buckingham à Londres après que les médecins de la reine Elisabeth II ont fait part de leurs préoccupations concernant l’état de santé de la monarque.

Des dizaines de Britanniques ou touristes se sont retrouvés sous la pluie pour partager leurs inquiétudes et émotions devant le palais londonien. La souveraine de 96 ans se trouve actuellement à Balmoral en Ecosse.


■ Le prince William est arrivé en Écosse, entouré de ses oncles

Le fils du prince Charles, accompagné de ses oncles Andrew, duc de York, Edward, comte de Wessex, ainsi que de la comtesse Sophie, l’épouse de ce dernier, sont arrivés en Ecosse pour se rendre au chevet d’Elisabeth II. Un jet de la Royal Air Force les transportant a atterri peu avant 16h (17h en Suisse) à Aberdeen, grande ville la plus proche du château de Balmoral.

L’épouse de William, Kate, est restée à Windsor où leurs trois enfants George, Charlotte et Louis passent leur première journée complète dans leur nouvelle école. Son frère Harry et son épouse Meghan, qui vivent en Californie avec leur fils Archie, sont déjà au Royaume-Uni, et devaient participer à une cérémonie à Londres jeudi soir. Selon la BBC, Harry est en chemin pour se rendre à Balmoral sans son épouse.


■ La première ministre Liz Truss adresse ses «pensées» à la reine et à sa famille

«Le pays tout entier sera profondément préoccupé par les nouvelles en provenance du palais de Buckingham de ce midi», a tweeté la première ministre britannique Liz Truss. «Mes pensées – et celles de tous les habitants du Royaume-Uni – vont à Sa Majesté la reine et à sa famille».

De nombreux responsables politiques ont adressé leurs vœux de rétablissement à la souveraine. La cheffe du gouvernement s’exprimait au Parlement avant que le palais ne fasse état de la dégradation de l’état de santé de la souveraine. Elle a quitté la chambre des Communes après avoir reçu une note.

Lire aussi: Officiellement première ministre, Liz Truss promet de sortir le Royaume-Uni de la «tempête»

La reine a officialisé mardi la nomination de Liz Truss au poste de première ministre, son 15e chef de gouvernement en 70 ans de règne. Elle avait décidé de rester à Balmoral au lieu de rentrer à Londres où se passe d’habitude la transition en raison de ses problèmes de santé. Des images diffusées par le palais ont montré la souveraine souriante et s’appuyant sur une canne, serrant la main de la nouvelle dirigeante.


■ Les médecins de la reine Elisabeth II «préoccupés» par son état de santé

«Après une nouvelle évaluation ce matin, les médecins de la reine sont préoccupés pour la santé de Sa Majesté et ont recommandé qu’elle reste sous surveillance médicale. La reine continue à se sentir à l’aise et reste à Balmoral», a annoncé le palais dans un bref communiqué. Sa famille a été informée de son état de santé, a rapporté l’agence Press Association. Son héritier Charles, 73 ans, est arrivé avec sa femme Camilla à Balmoral, où la reine passe tous les ans la fin de l’été, ainsi que sa fille Anne. Ses deux autres enfants, les princes Andrew et Edward étaient en route en début d’après-midi, tout comme ses petits-fils William et Harry. Depuis une nuit à l’hôpital il y a près d’un an pour des examens jamais précisés, la reine, à la santé déclinante, se montre de plus en plus rarement.

Lire aussi: Les quasi-adieux des Britanniques à leur reine

Mercredi soir, le palais avait annoncé que la reine avait reporté une réunion en ligne, ses médecins lui ayant conseillé de se reposer. Elle délègue depuis des mois une part croissante de ses fonctions à son fils Charles qui avait notamment prononcé en mai à sa place pour la première fois le discours du trône au Parlement, l’une de ses fonctions constitutionnelles essentielles. Début juin, les Britanniques avaient célébré pendant quatre jours les 70 ans de règne d’Elisabeth II, qui est le monarque le plus âgé du monde en exercice. Elle est restée quasi absente de ce jubilé de platine, ne se montrant qu’à deux brèves reprises au balcon du palais de Buckingham devant des dizaines de milliers de personnes. Quelques semaines plus tard en revanche, elle s’est montrée plusieurs fois pour des apparitions publiques en Ecosse, apparaissant souriante et avec une canne lors d’un défilé des forces armées à Edimbourg fin juin.

Elisabeth II est veuve depuis la mort de son époux Philip en avril 2021, peu avant ses 100 ans. Le déclin de la santé de la reine, arrivée sur le trône le 6 février 1952, à 25 ans, après la mort de son père George VI, a relancé des questions sur l’avenir de la monarchie. L’institution a été ébranlée par une série de scandales ces derniers mois: accusations d’agressions sexuelles aux Etats-Unis contre son fils Andrew, qui y a mis fin en déboursant des millions de dollars, ainsi que des allégations de racisme visant la famille royale, de la part de son petit-fils Harry et de son épouse Meghan Markle, désormais installés en Californie et en froid avec le reste de la famille. L’après-Elisabeth II s’annonce plus compliqué avec Charles, à la popularité bien plus faible. Les Britanniques lui préfèrent le prince William et son épouse Kate.

Lire aussi: En Australie, une sénatrice aborigène est remise à l’ordre pour manque de respect envers la reine Elisabeth II