Un silence assourdissant. A l’exception d’Emmanuel Macron, défenseur zélé d’un pilier européen de défense au sein de l’Alliance atlantique, aucun autre chef d’Etat ou de gouvernement n’est venu, sur ce sujet, à son secours lors du 70e anniversaire de l’OTAN à Watford, près de Londres. Difficile, dans ces conditions, d’être optimiste pour les discussions budgétaires en cours pour le futur Fonds européen de la défense… Dès le prochain sommet de Bruxelles, les 12 et 13 décembre, la Finlande – actuelle présidente tournante de l’UE – va d’ailleurs proposer de réduire sa voilure dans le projet de budget 2021-2027. Ce que le président français a par avance rejeté: «Qui croit à l’Europe doit croire à la protection de ses membres par eux-mêmes, et nous avons besoin pour cela d’une ambition budgétaire. Je ne soutiendrai pas un budget qui ne serait pas au rendez-vous.»