Le premier ministre libéral Lars Loekke Rasmussen aura tout fait pour se profiler comme le garant d’une politique économique responsable. Et accusé les sociaux-démocrates de prôner un vaste programme d’investissements publics qui creusera le déficit budgétaire. Lequel déficit, résultat de la politique du gouvernement sortant, passera, selon ses propres prévisions, de 3,8% du produit intérieur brut cette année à 4,6% en 2012. D’une manière générale, les antagonismes ne sont guère profonds en matière économique, selon des experts. Hormis la volonté de la gauche de plus «taxer les millionnaires», le principal désaccord porte sur les moyens de faire face au vieillissement de la population. Alors que Lars Loekke Rasmussen entend rogner sur le régime de retraite anticipée dont profitent bon nombre de Danois, les sociaux-démocrates veulent faire travailler tous les actifs une heure de plus par semaine.