Le gouvernement tablait jusqu’ici sur un déficit budgétaire de 141 milliards, un niveau inédit, pour 2009. Mais, selon le ministère, il devrait finalement être «légèrement inférieur à 140 milliards d’euros (206,5 milliards de francs), du fait, en particulier, de rentrées fiscales enregistrées au mois de décembre légèrement moins dégradées qu’initialement prévu et de la bonne tenue des dépenses».

Il s’agira néanmoins d’un déficit colossal, très largement dû à la crise économique, qui a rongé les recettes fiscales de l’Etat et qui l’a contraint à multiplier les dépenses en vue de relancer la machine.

Au 30 novembre, l’écart de 76,8 milliards enregistré par rapport à la même date de 2008 s’explique ainsi «essentiellement par l’incidence de la conjoncture économique sur l’évolution des recettes et, à hauteur de 34 milliards, par l’effet des mesures du plan de relance», explique Bercy dans un communiqué.