Le principal défi du semestre italien va être de coordonner les travaux de 25 pays qui doivent se mettre d'accord sur une Constitution pour l'Europe sur la base des travaux de la Convention.

Rome veut aussi pousser le dossier de l'immigration et notamment la question des frontières maritimes de l'Union dans la droite ligne de la présidence grecque. Dans le même esprit, l'Italie veut rapprocher les Balkans

de l'Union européenne. En politique extérieure, Sivlio Berlusconi souhaite être un intermédiaire actif entre Washington et Bruxelles. Une intention qui tombe plutôt bien pour une Union qui cherche désormais un terrain d'entente avec les Etats-Unis.

La proposition la plus originale de l'Italie est sans doute la relance des grands travaux européens dans l'idée de donner un coup de fouet à la croissance. Si ses partenaires sont intéressés, ils sont aussi prudents: «Pour attirer les capitaux privés, il faut aussi des capitaux publics, note un diplomate. Raviver la croissance, tout le monde est pour. Mais comme il n'y a plus beaucoup d'argent public en Europe, ça risque de freiner.»