«Cher Monsieur le Président

Je tenais à vous écrire une dernière fois pour vous exprimer ma gratitude envers votre constante gentillesse personnelle à mon égard, et pour saluer votre engagement de chef pour rendre son avenir et sa vérité à notre pays.

Sur le plan personnel, vous et Michele nous avez tellement accompagnés Vicky, notre famille et moi-même, vous avez aidé à faire de ces mois difficiles une période heureuse de ma vie.

Vous en avez aussi fait un temps d’espoir pour moi et notre pays.

Quand je pense à toutes les années, toutes les batailles et tous les souvenirs de ma longue vie publique, même si je ne suis plus là lorsque cela se produira, j’ai confiance que vous serez le président qui enfin passera dans la loi la réforme du système de santé, qui est la grande affaire pendante de notre société. Je défends cette cause depuis des décennies, elle a été battue mais jamais définitivement perdue, c’est la cause de ma vie. Cette dernière année, j’ai été soutenu par la perspective de la victoire, qui a galvanisé mon énergie et ma détermination.

Il y aura des batailles -il y en a toujours eu- et elles ont déjà commencé. Mais pendant que nous avancions au cours de ces mois, j’ai appris que vous ne battriez pas en retrait, que vous défendriez cette cause jusqu’à ce qu’elle soit gagnée. J’ai vu votre conviction que c’est maintenant le bon moment d’agir, et je peux témoigner que pour vous l’assurance santé est une question essentielle de notre prospérité future, et que votre détermination est sans faille. Mais vous nous avez aussi rappelé, à nous tous, que le débat n’est pas seulement matériel, que nous sommes avant tout face à un débat moral, et que sont en jeu plus que des détails politiques mais des principes fondamentaux de justice sociale et d’identité pour notre pays.

Et à cause de votre vision et de votre détermination, j’en suis venu à croire que bientôt, très bientôt, une assurance santé sera financièrement accessible à tous, dans une Amérique où plus jamais l’état de santé d’une famille dépendra de sa richesse. Je ne verrai pas cette victoire, mais j’ai pu l’anticiper, sachant que nous allons vraiment tenir cette promesse de faire de l’assurance santé un droit en Amérique, et non un privilège.

Pour finir, je voudrais redire à quel point je suis fier d’avoir participé à votre campagne, et fier de jouer un rôle dans ces premiers mois d’une ère nouvelle ère de buts élevés et d’accomplissements. J’ai commencé ma vie publique avec un président jeune qui a inspiré toute une génération ainsi que le monde. A l’heure de mon départ je suis plein d’espoir, alors qu’un autre jeune président inspire une autre génération et inspire une fois de plus le monde entier, au nom de l’Amérique.

J’ai écrit ces mots pour vous remercier une dernière fois en tant qu’ami, et pour être à vos côtés une dernière fois pour le changement, et pour cette Amérique que nous pouvons devenir.

Quand vous avez été nominé à la Convention de Denver, j’ai dit que le rêve continuait. Je termine cette lettre avec la foi inébranlable que ce rêve va devenir réalité pour cette génération, et qu’il sera préservé et plus grand encore pour les générations à venir.

Avec mon profond respect et ma constante affection »

Ted