Sécurité

Le délabrement du Sahel, enjeu sécuritaire majeur

Au sixième sommet sur la sécurité de Dakar, qui s’est ouvert ce lundi, le délabrement des Etats et des sociétés africaines de la zone sahélienne est reconnu par tous. Avec une question: comment y remédier?

A quoi sert-il d’éliminer chaque année plusieurs centaines de djihadistes dans la zone sahélienne, puisque le niveau de violence et la déliquescence des Etats africains de la région ne font qu’augmenter?

En ouverture du sixième sommet sur la sécurité de Dakar (Sénégal) ce lundi 18 novembre, le constat d’impasse sécuritaire au Sahel est unanime. «Soyons réalistes, nous n’avons toujours pas trouvé la solution face à la violence, sur laquelle vient se greffer la menace terroriste», a d’emblée prévenu le président sénégalais Macky Sall. Et de rappeler un chiffre qui fait réfléchir: environ 25 000 soldats sont actuellement déployés dans la zone, entre les forces des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mauritanie, Niger, Mali – 5000 hommes au total), la force française d’intervention Barkhane (4500 hommes) et la mission des Nations unies au Mali (14 000 hommes). Or la situation sécuritaire continue de se dégrader, comme l’ont prouvé l’attaque récente le 1er novembre à Indelimane (Nord-Mali, 49 soldats maliens tués) et l’embuscade à Boungou, au Burkina Faso (38 civils tués).