La Libye est aujourd’hui peuplée d’environ 6,2 millions d’habitants, en majorité arabes et berbères, ce qui représente une densité de 3,13 habitants au km2. Un chiffre très faible, mais c’est une moyenne qui ne tient évidemment pas compte du fait que 90% du territoire s’étend sur une des parties les plus arides du Sahara. Outre le fait que le pays est une plaque tournante de l’émigration illégale vers l’Italie et Malte, la Libye compte plus de 22% d’étrangers ou double-nationaux, originaires en majorité des pays voisins directs: Egypte (850 000), Soudan (300 000), Tunisie (60 000) et Tchad, notamment. Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes, vu l’information souvent défaillante du régime encore en place.

Selon le World Factbook de la CIA , les autres migrants fortement représentés sont les Grecs, les Maltais, les Italiens, les Pakistanais, les Turcs (250 000) et les Indiens. Mais le pays compte aussi pas mal de Marocains (200 000) et de Palestiniens (30 000). Par ailleurs, Washington estime à plusieurs milliers le nombre d’Américains vivant en Libye. Et la Commission européenne compte quelque 10 000 ressortissants des Vingt-Sept. Enfin, les Sud-Coréens sont un millier à y résider.

Selon une étude linguistique de l’Université Laval au Québec sur toutes les langues parlées en Libye, on peut encore raisonnablement estimer qu’il y a un petit nombre de locuteurs serbes, sri-lankais, philippins, bulgares et beaucoup de Chinois (photo ci-dessus) vivant au pays de Kadhafi. De même que quelques Russes et… 43 Suisses, dont 40 double-nationaux. Il s’agit essentiellement de travailleurs immigrés. Enfin, si les chiffres se contredisent et sont peu sûrs, ils ne tiennent pas compte des immigrés clandestins, ou en quête d’un avenir meilleur sur le continent européen: comme les Nigériens, les Ghanéens, les Nigérians ou les Maliens.