La crise sanitaire a accéléré une tendance démographique à la diminution des naissances en Europe. «Le Temps» consacre une série d’articles à ce phénomène.

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Après la crise vaccinale et le séisme économique engendré par la pandémie, place à la crise démographique. Alors que la Commission européenne doit déjà répondre aux reproches des 27 pays membres de l’UE sur l’approvisionnement insuffisant du continent en vaccins, et sur le montant jugé maintenant trop faible de son plan de relance de 750 milliards d’euros, un autre défi se profile: celui de la dénatalité.

Mis en ligne en juin 2020, et réactualisé après un an de pandémie et de confinements, le rapport sur l’impact des changements démographiques réalisé à partir des chiffres d’Eurostat confirme que les courbes de natalité sont presque toutes en berne sur le continent. «Avec les dynamiques engagées, l’image devient très nette: celle d’une Europe qui a déjà plus besoin de cercueils que de berceaux. Cette tendance, assise sur des inerties fortes, peut être ralentie mais difficilement contrecarrée», note, dans une analyse publiée par l’agence Telos, l’universitaire français Julien Damon. Un constat confirmé par une étude austro-allemande de l’Université de Vienne et de l’Institut Max-Planck: selon celle-ci, le taux de natalité a plongé en moyenne dans 34 pays européens étudiés de 3% en octobre 2020, 5% en novembre et 8,2% en décembre.