Amérique latine

Le départ d’Evo Morales crée un vide de pouvoir

Après plus de deux semaines de manifestations, le président bolivien, lâché par la majorité des instances du pays, a démissionné

La Bolivie n’a plus de dirigeant depuis le départ du président Evo Morales dimanche dernier, après plus de deux semaines de violentes manifestations qui ont fait trois morts et plus de 300 blessés. Le président a entraîné avec lui la démission de son vice-président, Alvaro Garcia, et des présidents du Sénat et de la Chambre des députés. Autant de personnes qui, selon la Constitution, peuvent lui succéder. La deuxième vice-présidente du Sénat a revendiqué son droit à devenir chef de l’Etat par intérim pour organiser de nouvelles élections, mais rien n’a encore été décidé pour l’instant.

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