L’essentiel

Les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni se retrouvent, après deux ans, dès ce vendredi et jusqu’à dimanche en Cornouailles.

Ils discuteront à Carbis Bay, station balnéaire, de la reprise post-pandémie, de la juste répartition des vaccins anti-Covid et du changement climatique.

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Jeudi, la présidence du groupe, assurée par le Royaume-Uni cette année, a annoncé que le G7 allait s’engager à distribuer un milliard de doses de vaccins aux pays pauvres afin de «mettre fin à la pandémie» en 2022.


■ Joe Biden recevra Angela Merkel à la Maison Blanche le 15 juillet

Le président américain Joe Biden recevra la chancelière allemande Angela Merkel le 15 juillet à la Maison Blanche, a annoncé sa porte-parole en marge du sommet du G7 en Cornouailles.

La dirigeante allemande, qui doit quitter la chancellerie après les élections législatives de septembre, entretenait des relations notoirement difficiles avec Donald Trump. «La visite de la chancelière Merkel mettra en valeur les liens profonds entre les Etats-Unis et l’Allemagne», a souligné Jen Psaki dans un communiqué, précisant que la pandémie de Covid-19 et le climat feraient partie des sujets prioritaires de la rencontre.


■ Le G7 va s’engager à donner un milliard de vaccins aux pays pauvres

Les dirigeants des grandes puissances doivent «annoncer qu’ils fourniront au moins un milliard de doses de vaccins contre le coronavirus en partageant des doses et en les finançant», a indiqué dans un communiqué le gouvernement britannique.

Ils doivent également «présenter un plan pour étendre la production de vaccins afin d’atteindre cet objectif», a-t-il poursuivi. «En vaccinant plus de personnes dans le monde, non seulement nous aiderons à mettre fin à la pandémie de coronavirus, mais nous réduirons aussi le risque pour la population au Royaume-Uni» en «diminuant la menace posée par des variants résistants aux vaccins apparaissant dans des zones ayant d’importants foyers épidémiques», a-t-il ajouté.

La promesse est encourageante mais insuffisante selon les ONG et observateurs. «Si le mieux que puissent faire les dirigeants du G7 est de donner un milliard de doses, alors ce sommet aura été un échec. Il est admis que le monde aura besoin de 11 milliards de doses pour en finir avec la pandémie».


■ Un sommet sous restrictions anti-Covid

L’ouverture de l’évènement s’accompagne d’une ribambelle de contraintes afin d’éviter la transmission du coronavirus. Le Premier ministre indien Narendra Modi y participera virtuellement, compte tenu de la sévérité de la crise sanitaire dans son pays.

La presse, dont le nombre d’accréditations a été réduit, sera elle tenue à distance, installée dans un centre de Falmouth, à une quarantaine de kilomètres de Carbis Bay. Les participants – dirigeants, délégations et presse – doivent se soumettre à des dépistages réguliers.

Les restrictions en vigueur au Royaume-Uni sont de mise également: port du masque obligatoire dans les endroits fermés, respect de la distanciation sociale de deux mètres, lavage des mains fréquent, interactions en intérieur limitées à six personnes ou deux ménages.


■ Un peu d’Histoire: le G7, cette réunion informelle des grandes puissances

En 1975, à la suite du premier choc pétrolier, le président français Valéry Giscard d'Estaing, propose de transposer au niveau des dirigeants l’habitude qu’ont prise les ministres des Finances de se réunir pour régler les questions monétaires brûlantes.

La première réunion a lieu à Rambouillet en France en 1975, après le premier choc pétrolier. Six pays (France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon et États-Unis) participent à ce premier «G6», rejoints en 1976 par le Canada au sein du «G7». Le spectre économique fut ensuite élargi.

Ses membres – Allemagne, Canada, France, Italie, Japon, le Royaume-Uni et Etats-Unis – abordent des thèmes comme la paix, l’environnement ou la sécurité, et doivent cette année laisser une grande place à la pandémie de coronavirus et au climat.

Présidence tournante - Le sommet a lieu dans le pays qui assure la présidence tournante. La dernière édition remonte à août 2019 quand les dirigeants s’étaient retrouvés à Biarritz en France, sur fond de tensions entre le président américain de l’époque Donald Trump et ses alliés. Si les réunions se terminent le plus souvent par une déclaration commune, l’atmosphère entre les pays membres est parfois tendue, comme en 2018 au Canada quand Donald Trump avait refusé d’en signer les conclusions qu’il avait pourtant acceptées.

Nos articles sur le G7 de 2019 à Biarritz: