A la fin de l’année 2019, près de 80 millions de personnes étaient déracinées après avoir été chassées de chez elles par la guerre et l’insécurité. Ce chiffre record représente 1% de l’humanité. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui présentait jeudi son rapport sur les déplacements forcés, ne prévoit pas d’amélioration à court terme, d’autant plus que la pandémie de Covid-19 aggrave les crises humanitaires existantes et freine encore les relocalisations de réfugiés dans les pays riches.

Rappelons que 85% des réfugiés sont hébergés dans les pays en développement. Cela s’explique par le fait que la plupart des conflits se déroulent loin des frontières des pays développés. En effet, les trois quarts des réfugiés sont accueillis dans les pays qui partagent une frontière avec un Etat en guerre.