Les députés britanniques ont adopté de justesse, par 318 députés contre 310, un amendement qui exclut une sortie de l’Union européenne sans accord. La date prévue du Brexit est fixée au 29 mars. Cet amendement n’est toutefois pas contraignant pour le gouvernement de la Première ministre conservatrice Theresa May.

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Les députés britanniques ont également voté un amendement demandant de modifier l’accord de Brexit, en particulier une disposition visant à éviter le retour à une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Ils l’ont accepté par 317 voix contre 301.

Refus net de Bruxelles

Avant le vote, la Première ministre Theresa May avait estimé que cet amendement, déposé par le conservateur Graham Brady, lui donnerait «mandat» pour rouvrir les négociations.

Mais Bruxelles a jusqu’ici clairement refusé cette possibilité, à deux mois du Brexit. «L’accord de sortie négocié entre l’UE et le Royaume-Uni n’est pas renégociable», a affirmé mardi un porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk. «Les conclusions du sommet européen de décembre sont très claires sur ce point», a-t-il ajouté.

Chute de la livre

En parallèle, la livre britannique s’est dépréciée. Vers 21h45, la devise valait 87,53 pence pour un euro, après avoir évolué à 86,82 pence quelques minutes avant le résultat du vote. Face au billet vert, la livre tombait à 1,3060 dollar, contre 1,3165 dollar quelques minutes auparavant.

Mais de l’avis de Greg Anderson, de BMO, «le marché parie toujours sur un délai à la fin mars, car la chute de la livre est plutôt mesurée». «La livre évolue toujours en forte hausse par rapport au début de l’année, les investisseurs sont encore loin d’anticiper un Brexit sans accord», a-t-il ajouté.