Les eurodéputés et les Etats membres ont trouvé jeudi un accord sur le certificat sanitaire européen destiné à faciliter les voyages dans l’UE cet été malgré la pandémie, ouvrant la voie à sa mise en œuvre avant la fin juin. «Fumée blanche: nous avons un accord sur la proposition de la Commission de certificat numérique européen Covid», a tweeté le commissaire européen Didier Reynders. «Nous avons abouti sur ce nouvel instrument en un temps record pour sauvegarder la libre circulation pour tous les citoyens», s’est-il félicité.

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Les représentants du Parlement européen et des Vingt-Sept sont parvenus à un compromis au terme d’une quatrième séance de négociations. Ce certificat, qui instaure un système harmonisé dans toute l’UE, permet d’attester d’une vaccination contre le Covid-19, d’un test négatif ou d’une immunité après une infection.

Des tests «abordables et accessibles»

Les eurodéputés réclamaient initialement la gratuité des tests, une mesure à laquelle certains Etats membres étaient opposés en raison du coût qu’elle représente pour leurs finances publiques.

Le compromis trouvé mentionne la nécessité de tests «abordables et accessibles», et l’engagement de la Commission européenne à mobiliser 100 millions d’euros pour acheter des tests, en recourant à un financement européen, «l’instrument d’aide d’urgence», et au besoin 100 millions supplémentaires, selon un texte vu par l’AFP.

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«Le Parlement européen était plus ambitieux mais c’est un progrès tangible pour les citoyens», a commenté l’eurodéputée néerlandaise Sophie in’t Veld (Renew Europe) sur Twitter.

Le Parlement européen demandait aussi départ que les détenteurs de certificat ne puissent pas se voir imposer de mesures restrictives telles une quarantaine à leur arrivée dans un pays. Mais les Vingt-Sept, soulignant qu’il s’agit d’une compétence nationale, voulaient se garder cette possibilité, par exemple en cas d’apparition d’un variant.

Le texte prévoit que les Etats membres «s’abstiennent d’imposer des restrictions de voyage supplémentaires» comme des tests ou quarantaine, «à moins qu’ils ne soient nécessaires et proportionnés pour protéger la santé publique».

Le pass sanitaire figure au menu du sommet des dirigeants programmé pour lundi et mardi prochains à Bruxelles. L’accord devra être approuvé par le Parlement, dont la prochaine plénière est prévue du 7 au 10 juin à Strasbourg.