Au moins 37 personnes sont mortes et près de 40 ont été blessées lundi à Valence (sud-est) lors du déraillement à 13heures d'un métro qui serait dû à un accident, selon des sources officielles, quelques jours avant une visite sur place du pape Benoît XVI. La piste de l'attentat «est entièrement écartée», a dit un porte-parole du Ministère de l'intérieur.

«C'est un accident, apparemment produit par un excès de vitesse joint à une rupture au niveau d'une roue d'une des voitures», a déclaré le sous-préfet de Valence, Luis Felipe Martinez. La rame accidentée sur la ligne 1 avait été révisée le 27 juin, selon le gouvernement régional.

Les services de secours étaient toujours au travail peu après 19heures pour extirper les derniers corps prisonniers des carcasses tordues par la violence du choc. «Il y a eu un choc, des bruits bizarres, et plus rien», a raconté sur la radio Cadena Ser un voyageur de la quatrième voiture, qui a pu sortir par la fenêtre au moment où les pompiers rejoignaient le convoi dans le tunnel.

Les hôpitaux de Valence ont lancé des appels publics à des dons de sang, dont les stocks sont en voie de s'épuiser. Une équipe de psychologues spécialisés dans les situations d'urgence a été mobilisée pour traiter les blessés et leurs familles.

La ligne 1 avait déjà été le théâtre le 9 septembre 2005 d'une collision impliquant trois rames, qui avait fait 35 blessés. Le métro de Valence a été inauguré en 1988 et compte actuellement quatre lignes, sur un réseau de 151 kilomètres. Il a transporté 61,5 millions de personnes en 2005.