Elle est partout. Sur les plateaux de télévision, en conférence de presse avec ses collègues du Congrès ou sur les réseaux sociaux, la sénatrice de Californie Kamala Harris semble déterminée à ne pas laisser échapper ce moment. Le président Donald Trump «ne parle pas comme un président mais comme un dictateur», s’emporte-t-elle ici. «L’Amérique est à vif. Elle souffre», enchaîne-t-elle là. Kamala Harris s’affiche «en guérisseuse, en croisée et en esprit politique perspicace capable de guider le changement au sein du système de justice américain», s’amuse à son propos le Los Angeles Times.

Kamala Harris, de père jamaïcain et de mère indienne, s’imposera-t-elle comme la femme «noire» à même de donner le coup de pouce nécessaire à Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle de novembre? La mort de George Floyd et les manifestations qui se poursuivent dans le pays ont catapulté l’ancienne rivale de Biden aux primaires comme l’ultra-favorite pour être incluse dans le ticket démocrate, en tant que candidate à la vice-présidence. Mais les dés ne sont pas encore jetés, tant les démocrates sont aujourd’hui bousculés par les plaies – Covid-19, chômage, dérives autoritaires de Donald Trump – qui accablent l’Amérique.