Un petit bureau au détour d’un étage, au siège parisien des Editions Grasset & Fasquelle. Il est 11h pile, ce jeudi 8 avril, lorsque Manuel Valls nous conduit, derrière l’attachée de presse chargée de son dernier livre Pas une goutte de sang français, vers le lieu de notre entretien. L’ancien premier ministre français est particulièrement ponctuel. En bas, au rez-de-chaussée, face à la réception, son officier de sécurité pianote sur son téléphone portable, surveillant les entrées et les sorties.

La France dans les veines

Valls est en «promo». Les interviews s’enchaînent. D’emblée, notre conversation part toutefois sur un autre angle, inconnu de la presse hexagonale: ses origines helvétiques, via sa mère tessinoise, Luisa Galfetti, et son rapport à la Suisse, ce pays presque ignoré alors que la Catalogne, patrie de son père, est sa nouvelle terre électorale…