Nicolas Sarkozy en fait une preuve de vertu: le déficit public français atteignait, fin 2011, 5,2% du PIB, soit 103 milliards d’euros. C’est deux points de moins que les 7,1% de 2010, et mieux que l’objectif de 5,7% fixé par Bruxelles. Mais toujours bien plus que les 2,7% du PIB de 2007.

En parallèle, le gouffre de la dette publique s’est creusé. Celle-ci a atteint 1717 milliards d’euros, soit 86% du PIB… contre 68,8% en 2007 et 59,1% en 2002, à la fin du gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Résultat: la France devra emprunter 178 milliards d’euros en 2012 pour refinancer sa dette, possédée à 67% par des investisseurs étrangers. Seule nuance: ce niveau record d’endettement inclut les prêts à la Grèce (11,4 milliards) et les garanties apportées au Fonds européen de stabilité (6,8 milliards).