La guerre d’indépendance grecque (1821-1829), ou Révolution grecque, a commencé il y a 200 ans. Un conflit à l’issue duquel les Grecs réussirent à faire reconnaître leur indépendance par l’Empire ottoman. Cet été, «Le Temps» s’intéresse à la cause philhellène, qui va trouver d’ardents défenseurs à Genève, au premier rang desquels Jean-Gabriel Eynard.

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De Vienne à Genève, l'odyssée de Kapodistrias

«Le cri de la liberté se fait entendre. Le feu est à la ville. Les Turcs incendient les maisons.» Début avril 1821: François Pouqueville, consul de France dans le port de Patras, entame ainsi son télégramme diplomatique adressé à Paris à propos des toutes premières émeutes de la révolution grecque. Auteur quelques années plus tard d’une Histoire de la régénération de la Grèce (Firmin Didot), l’homme incarne la vision qui va bientôt dominer ce début de XIXe siècle: celle d’un Empire ottoman incontournable mais vérolé, corrompu, reposant sur le seul exercice de la force brutale au service de l’islam.