Golfe Persique

Le détroit d’Ormuz, ce cordon ombilical du monde

Le brut et les produits pétroliers raffinés transitant par le détroit d’Ormuz voyagent principalement vers l’Orient, et surtout vers la Chine. Mais les Etats-Unis y gardent la place centrale

Les incidents ne se comptent plus. Jeudi, les Gardiens de la révolution iraniens ont confirmé qu’ils avaient saisi un pétrolier étranger, au motif qu’il se serait adonné à la contrebande et qu’il tentait de faire passer en fraude «un million de litres de pétrole». On reste sans nouvelles d’un autre tanker», provenant des Emirats arabes unis, qui a disparu samedi. Les Etats-Unis, de leur côté, s’apprêtent à envoyer quelques centaines d’hommes en renfort dans la région.

Et, dans le même temps, le président Donald Trump, au nom de «l’urgence de la menace iranienne», entend passer outre un veto des parlementaires américains et inonder l’Arabie saoudite d’armes hyper-sophistiquées (valeur du contrat: 8,1 milliards de dollars). Le golfe Persique est redevenu, décidément, la zone de tous les dangers. Et le détroit d’Ormuz, cet improbable cordon ombilical qui alimente en hydrocarbures une bonne partie de la planète semble, une fois de plus, au bord de la rupture.