■ L’essentiel

Le Conseil fédéral doit tenir ce jour une séance extraordinaire en raison de l’évolution de la pandémie.

Les ministres de la Santé du G7 se sont réunis en urgence à Londres lundi.

La pandémie a fait au moins 5,2 millions de morts dans le monde.

Retrouvez notre suivi de la veille.


■ L’OFSP confirme deux cas dus au variant Omicron en Suisse

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi sur Twitter deux premiers cas de coronavirus en Suisse dû au variant Omicron. Les deux personnes, liées entre elles, ont été placées en isolement.

Le département de la santé de Bâle-Ville a indiqué mardi soir qu’un cas positif avait été confirmé sur le territoire cantonal. Il s’agit de l’un des deux cas annoncés par l’OFSP.

Ce dernier avait annoncé dimanche un premier cas probable du variant Omicron en Suisse chez une personne revenue d’Afrique du Sud il y a environ une semaine. Sa directrice Anne Lévy avait souligné lundi que la personne concernée se trouve en isolement et ses contacts en quarantaine, même ceux qui étaient vaccinés ou guéris.

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Classé vendredi dernier comme «préoccupant» par les experts de l’OMS, Omicron se répand vite en Europe. Des cas ont été confirmés en Belgique dès jeudi dernier, puis les annonces se sont enchaînées dans différents pays. Le variant avait initialement été détecté en Afrique du Sud. A cause d’Omicron, les voyageurs en provenance de 23 pays doivent présenter un test PCR négatif à l’embarquement dans un avion et à l’entrée en Suisse, puis se placer dix jours en quarantaine.


■ L’OMS conseille aux plus de 60 ans et aux personnes vulnérables de ne pas voyager

Les personnes à risque face au coronavirus, y compris les plus de 60 ans, devraient éviter de voyager, a recommandé mardi l’Organisation mondiale de la santé, après l’apparition du nouveau variant inquiétant Omicron.

«Il convient de conseiller aux personnes qui ne sont pas en bonne santé ou qui risquent de développer une forme grave de la maladie Covid-19 et de mourir, notamment les personnes âgées de 60 ans ou plus et celles qui présentent des comorbidités (par exemple: maladie cardiaque, cancer et diabète), de reporter leur voyage», a écrit l’OMS dans un document technique.


■ En Valais, Mathias Reynard réitère sa confiance au gouvernement

Si le gouvernement valaisan se prononcera ce mercredi sur les mesures proposées par le Conseil fédéral, son ministre de la santé, Mathias Reynard, peut déjà dire que l’exécutif cantonal les saluera. Et pour cause, elles n’auront que peu d’impact sur la situation en terres valaisannes. «Ce sont, à quelques détails près, les mesures que nous avons mis en place depuis quelques jours. Nous voyions une nécessité d’agir, nous l’avons fait. Désormais le Conseil fédéral reprend la main, en allant un peu plus loin sur quelques sujets, comme les tests dans tous les niveaux scolaires», souligne le socialiste.

A l’heure où les autorités ne cessent de nous répéter que la situation sanitaire est alarmante, les mesures mises en consultation par l’exécutif fédéral sont-elles suffisantes? «Certes, la situation est inquiétante, avec une très forte augmentation des hospitalisations, mais elle est encore sous contrôle, répond Mathias Reynard. Le Conseil fédéral n’a jamais pris de mesures fortes, d’un coup. Il a toujours agi par paliers. Depuis le début, nous faisons confiance à sa gestion de la crise, qui résulte d’un travail fin pour laisser le maximum de liberté à la population tout en gardant le contrôle sur la pandémie. Nous continuerons à lui maintenir cette confiance.»


■ PLR, Centre, PVL, PS et Verts soutiennent le gouvernement

Les mesures annoncées mardi par le Conseil fédéral reçoivent l’approbation du PLR, du Centre, du PVL, du PS et des Verts. Les cinq partis les trouvent compréhensibles au vu de l’apparition du variant Omicron et de l’insécurité qui en résulte. Sur Twitter, le PLR insiste encore sur l’offensive vaccinale pour sortir de la pandémie. Il souligne aussi le respect des mesures sanitaires, comme les règles d’hygiène et la distanciation sociale.

Jürg Grossen, le président des Vert’libéraux, appelle lui aussi sur le réseau social à l’oiseau bleu à l’extension du port du masque, aux tests répétitifs et à la réintroduction du télétravail, pour éviter un confinement et donc une surcharge des hôpitaux. Même son de cloche du côté de Balthasar Glättli, le président des Verts, qui demande en outre l’extension de l’obligation de présenter un certificat Covid.

Balthasar Glättli trouve toutefois incompréhensible que le gouvernement ne propose pas le retour des tests gratuits. «Ce serait important que les vaccinés et les guéris puissent aussi se faire tester régulièrement», a-t-il tweeté.

Le président du Centre, Gerhard Pfister, mise aussi sur les tests gratuits. Sur Twitter, son parti appelle les cantons à se positionner de manière claire et uniforme, comme la responsabilité de la lutte contre la pandémie leur incombe.

De son côté, le PS appelle encore une fois à ce que la vaccination soit accessible à tout le monde sur la planète entière. Pour ce faire, il faut temporairement suspendre les brevets sur les vaccins. «Le Conseil fédéral doit agir dans ce domaine, au lieu de continuer à se plier aux intérêts de l’industrie pharmaceutique», estime le parti, dans une déclaration écrite à Keystone-ATS.


■ Allemagne: le parlement se prononcera sur la vaccination obligatoire d’ici la fin de l’année

Le parlement allemand sera appelé à se prononcer d’ici la fin de l’année sur une loi imposant la vaccination à l’ensemble de la population pour enrayer la flambée d’infections, a annoncé mardi le futur chancelier Olaf Scholz.

«Ma proposition est que […] les députés fassent une proposition au Parlement» sur la vaccination obligatoire, a indiqué dans une interview à la chaîne Bild TV le social-démocrate qui s’apprête à prendre la tête du gouvernement, précisant que ce texte devrait être présenté «cette année» pour une entrée en vigueur en février ou mars.


■ Vaccination: le Jura demande l’aide de l’armée

Le canton du Jura a demandé à la Confédération de bénéficier de l’aide de l’armée pour augmenter la capacité de vaccination en vue de la 3e dose. Il manque en effet de personnel formé pour administrer cette dose de rappel. Le canton du Jura fait face à un véritable engouement en faveur de la 3e dose, a indiqué mardi le chef du service de l’information et de la communication Jacques Chapatte, revenant sur une information de la RTS. Il s’agit d’une demande d’un appui ponctuel de l’armée jusqu’à la fin de cette année.

«Le dispositif vaccinal est insuffisant pour répondre à la demande de la 3e dose», a relevé Jacques Chapatte. Les autorités souhaitent également créer un centre de vaccination supplémentaire. L’unique centre cantonal de vaccination est situé à Courtételle.

Une lettre a été envoyée au commandant de corps de l’armée suisse et une à la conseillère fédérale Viola Amherd, cheffe du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), a précisé Jacques Chapatte. La missive est datée du 30 novembre.

Depuis le 17 novembre, toutes les personnes de plus de 65 ans ayant reçu leur deuxième dose de vaccin il y a plus de six mois peuvent obtenir dans le Jura une dose de rappel. Les personnes vulnérables de moins de 65 ans peuvent aussi recevoir cette vaccination de rappel.


■ Des fêtes de Noël sur la sellette?

Pour les fêtes de famille de fin d’année, «la population doit prendre ses responsabilités». Chacun doit faire attention, a averti le président de la Confédération Guy Parmelin. Il reste trop de personnes de plus de 60 ans qui ne sont pas vaccinées (plus de 230 000 personnes). Cela fait 3,14% de la population, c’est peu, mais «ces personnes sont surreprésentées dans les nouvelles hospitalisations».

«C’est un message de bon sens, il ne s’agit pas d’aller contrôler chez les gens. Si vous faites une fête de famille avec 20 ou 30 personnes, essayez de vous assurer que les personnes non vaccinées font un test», a précisé le ministre de la santé Alain Berset.

Une des mesures proposées par le Conseil fédéral mardi prévoit l’obligation du certificat Covid pour les réunions à partir de onze personnes, aussi en famille ou entre amis.


■ «Faites-vous vacciner»

Le président de la Confédération Guy Parmelin et le ministre de la santé Alain Berset ont réitéré mardi leur appel à se faire vacciner. C’est toujours le meilleur moyen pour se protéger de l’épidémie. «La vaccination reste un geste volontaire», a répété le Fribourgeois en conférence de presse. Mais les non vaccinés doivent s’attendre à être infectés avec l’apparition de variants toujours plus contagieux, a-t-il poursuivi.

Or l’objectif reste d’éviter une surcharge du système hospitalier. Aujourd’hui, 230 patients Covid sont aux soins intensifs et ce service est occupé à plus de 75%. La tendance n’est pas bonne, a-t-il souligné.


■ Alain Berset: «Ces nouvelles mesures n’étaient pas prévues»

Les nouvelles mesures que le Conseil fédéral propose mardi n’étaient pas prévues dans un premier temps, a assuré le ministre de la santé Alain Berset. Omicron a changé la donne. C’est de la «Realpolitik», selon le président de la Confédération Guy Parmelin.

Il était prévu d’attendre de voir ce que donne le renforcement des mesures prises dans les cantons depuis la semaine passée. Mais l’annonce de l’arrivée du variant Omicron jeudi dernier a changé la donne, selon Alain Berset. Depuis, la Confédération tourne à plein régime pour élaborer des scénarios et des solutions.

Il n’était pas concevable de ne pas avoir cette discussion au gouvernement aujourd’hui mardi, a encore précisé Guy Parmelin. Il y a peut-être un concours de circonstances avec la votation de dimanche, mais le Conseil fédéral réagit simplement de manière pragmatique et réaliste.


■ Alain Berset: «Nous ferons tout pour éviter de nouvelles fermetures»

Le Conseiller fédéral s’est exprimé sur le variant Omicron: «Nous en savons encore très peu sinon que c’est une mutation importante, le variant semble contagieux et pourrait potentiellement échapper à l’immunité. Il n’y a pas de raisons de paniquer à ce stade, nous savions que cela pourrait arriver. Nous avons besoin de quatre à six semaines pour en savoir plus sur ce variant.» L’occupation des soins intensifs est pour le moment «sous contrôle, mais la tendance est négative». «Nous sommes confrontés à la hausse des hospitalisations à cause du variant Delta et l’apparition de ce nouveau variant.»

Ce cumul a donc incité le Conseil fédéral à se réunir et à envisager «la meilleure réponse possible à cette situation». «Nous devons garantir un hiver sans fermetures et les mesures que nous proposons sont beaucoup moins fortes que celles décidées l’hiver dernier», a ajouté Alain Berset. «Nous ne savons pas encore si ces mesures seront suffisantes, mais nous prenons toutes les dispositions pour protéger la population et pour éviter une trop grande restriction de la vie sociale». «Mais nous devons admettre qu’il y aura des restrictions.»

Lire aussi: La Suisse, bien armée face à l’économie «stop and go»


■ Guy Parmelin: «Il ne faut pas perdre de temps»

Face au nouveau variant Omicron et vu la situation épidémiologique, le Conseil fédéral ne veut pas perdre de temps, annonce mardi Guy Parmelin, le président de la Confédération. Les mesures sanitaires doivent être pragmatiques. Elles sont en consultation jusqu’à mercredi soir. «Cette nouvelle vague est un choc et tout le monde est lassé de cette situation, je le comprends», a dit Guy Parmelin. «Mais nous sommes tous responsables pour parvenir à maîtriser la situation.»

La vaccination reste l’élément central. Même si le variant Omicron reste peu connu en Suisse, «nous devons absolument réduire le taux d’hospitalisation.»


■ De nouvelles mesures en consultation

Extension du certificat à l’intérieur, de l’obligation du port du masque, mesures sur les lieux de travail, tests répétés à l’école: le Conseil fédéral propose dix nouvelles mesures sanitaires «pour réduire la circulation du variant Delta et ralentir la propagation du variant Omicron en Suisse afin d’éviter, à long terme, une surcharge à long terme des structures hospitalières».

Les cantons ont jusqu’à mercredi soir 1er décembre pour se prononcer sur cette série de mesures qui s’appliquerait jusqu’au 24 janvier 2022.

  • Concrètement, l’utilisation du certificat et du masque sera largement étendue. Le premier sera exigé lors de toutes les manifestations et activités sportives et culturelles se déroulant à l’intérieur. Il en va de même pour les rencontres familiales ou entre amis dès onze personnes. La limite actuelle de trente participants est en revanche levée.
  • A l’extérieur, le pass sanitaire sera exigé dès 300 personnes. La barre est actuellement placée à 1000 participants. Parallèlement à son extension, le certificat sera plus difficile à obtenir. Les tests PCR seront valables seulement 48h, et les tests rapides antigéniques 24h.
  • Le masque sera lui obligatoire dans tous les lieux fermés accessibles au public, où le certificat Covid est exigé. Dans les restaurants, bars ou discothèques, l’obligation de consommer assis est réintroduite. Si le masque ne peut être porté lors des activités sportives et culturelles, les coordonnées des participants devront être relevées, comme c’est déjà le cas pour les discothèques.
  • Les mesures devraient également être renforcées dans le monde professionnel. Le Conseil fédéral n’a toutefois pas d’avis tranché sur la question. Il a mis trois variantes en consultation. La première prévoit une obligation générale de porter le masque dans les bureaux occupés par plusieurs employés. Les travailleurs non-vaccinés ou n’ayant pas encore contracté la maladie devraient être contraints au télétravail, selon la deuxième proposition. Au bureau, ils devraient être masqués. La troisième option réintroduit le télétravail pour tous. Les employés ne pouvant rester à la maison devraient porter le masque s’ils sont plusieurs par pièce. Des tests répétitifs devraient également être proposés aux collaborateurs.
  • Pas question en revanche d’imposer le masque aux écoliers à l’échelle nationale. Dès l’école obligatoire, des tests répétitifs devront toutefois être proposés. Toutes les mesures mises en consultation seraient limitées jusqu’au 24 janvier.

■ L’OMS appelle les Etats membres à rester «calmes»

Le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé mardi à Genève à une réponse «proportionnée» face au variant Omicron.

Ces derniers jours, plusieurs pays, dont la Suisse, ont décidé de restrictions de voyages depuis plusieurs Etats du sud de l’Afrique. Ou de quarantaines. «La réponse doit être calme», a estimé le chef de l’OMS lors d’une réunion avec les Etats membres. Il appelle tous les acteurs à collaborer et à ne pas pénaliser les Etats comme l’Afrique du Sud ou le Botswana qui ont relayé rapidement les premiers cas du nouveau variant.


■ Mesures durcies à Bâle-Ville, Soleure et Bâle-Campagne

Les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure durcissent les mesures pour lutter contre le coronavirus. Ils réintroduisent notamment l’obligation du port du masque dans les clubs et les bars. Ces mesures entrent en vigueur mercredi. Elles sont valables au moins jusqu’au 31 janvier à Bâle-Ville.

Dans les restaurants, il faudra être assis à une table pour pouvoir consommer, aussi bien à Bâle-Ville qu’à Soleure. Le port du masque est aussi obligatoire pour toutes les manifestations publiques en plein air de plus de 1000 personnes. A Bâle-Ville, les manifestations publiques réunissant entre 300 et 1000 personnes devront être annoncées au département de la santé à partir du 6 décembre.

Bâle-Campagne étend l’obligation du port du masque à tous les espaces intérieurs accessibles au public ainsi qu’aux manifestations publiques en intérieur, même si une obligation de certificat est déjà en vigueur. Dans les restaurants, les bars et les clubs, le masque ne peut être retiré que pour consommer des aliments et des boissons.


■ Le futur chancelier allemand favorable à la vaccination obligatoire

Olaf Scholz s’est dit mardi favorable à une vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour enrayer la flambée d’infections dans son pays. Ce dernier «a dit qu’il percevait qu’il y avait des débats sur ce sujet au Bundestag, tous partis confondus», a rapporté l’entourage du futur chancelier social-démocrate.

Le successeur de Angela Merkel a, selon cette source, «signalé sa sympathie pour une telle réglementation» mardi, lors d’une réunion entre Angela Merkel, son successeur et les dirigeants des 16 régions allemandes, qui pourrait déboucher sur un durcissement des restrictions anti-Covid.


■ Poutine appelle à une reconnaissance mutuelle des vaccins

Le président russe Vladimir Poutine a exhorté mardi tous les pays à une reconnaissance mutuelle des vaccins contre le nouveau coronavirus, alors qu’un nouveau variant suscite dans le monde l’inquiétude.

«Ce n’est qu’en coordonnant les actions de toute la communauté internationale que nous pourrons lutter efficacement» contre la pandémie, a-t-il déclaré, lors d’une allocution à un forum d’investisseurs à Moscou.


■ L’économie genevoise résiliente, mais pas immunisée au Covid

Face à une crise conjoncturelle d’ampleur historique, l’économie genevoise a su résister, notamment grâce aux mesures étatiques, prêts Covid et réduction des horaires de travail (RHT) en tête. Impossible cependant d’anticiper l’impact de nouvelles restrictions des activités sur des secteurs fragilisés. La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) présentait avec son partenaire, la Banque Cantonale de Genève (BCGE), la 14e édition de son étude économique.

«La crise sanitaire a été un stress test […] pour vérifier la solidité de l’écosystème genevois. Je crois que nous avons des raisons d’être optimistes, même s’il faut rester vigilants», a expliqué mardi Vincent Subilia, directeur général de la CCIG.

La bonne diversification sectorielle constituerait un atout pour Genève, la banque, la finance, la pharma et le négoce de matières premières ayant permis – entre autres – au canton de résister face à la pandémie.


■ La Suisse enregistre à nouveau plus de 8000 nouveaux cas en 24 heures

Les dernières informations de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP):

  • La Suisse compte mardi 8422 cas supplémentaires en 24 heures.

  • On déplore 22 décès supplémentaires.

  • 138 malades ont été hospitalisés.

  • Les patients Covid-19 occupent 26,5% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 79,2%.

  • Le pays dénombre 43 376 personnes en isolement et 29 291 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine.

Concernant la vaccination:

  • Au total 11 908 845 doses de vaccin ont été administrées. 65,67% des personnes ont déjà reçu deux doses.

  • Par rapport à la population âgée de plus de 12 ans (âge minimum pour la vaccination en Suisse), la part des personnes entièrement vaccinées se monte à 74,73%.

Bilan de la pandémie:

  • Depuis le début de la récolte des données, 1 014 645 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 12 851 572 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein.

  • Le total des décès s’élève à 11 149.

■ En Grèce, le vaccin contre le Covid devient obligatoire pour les plus de 60 ans

Les vaccins contre le coronavirus seront obligatoires pour les plus de 60 ans, a déclaré mardi le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. Les experts de la santé l’appellent à mettre en place davantage de restrictions pour endiguer la propagation du Covid-19.


■ Les résultats des tests covid retardés car les laboratoires sont saturés

Les laboratoires sont surchargés et atteignent les limites de leurs capacités dans certains cantons, indique le Blick. Cela a été le cas dans le canton des Grisons, où les élèves se soumettent chaque semaine à des tests salivaires. Toutes les classes concernées ont dû s’armer de patience la semaine passée. Les laboratoires des cantons d’Argovie et de Soleure sont également saturés. Les raisons: la multiplication des tests groupés des entreprises et la hausse de la demande à l’approche des fêtes de fin d’année.


■ La Norvège veut proposer une dose de rappel à tous les adultes d’ici Pâques

«Nous pouvons éviter un […] confinement maintenant. Le vaccin protège, la hausse du nombre de vaccinés confère une protection encore meilleure», a déclaré le chef du gouvernement, Jonas Gahr Støre, lors d’une intervention au Parlement.

Arrivé au pouvoir après les élections législatives du 13 septembre, le dirigeant travailliste a appelé les municipalités à procéder à 400 000 injections hebdomadaires. A ce jour, 87,8% de la population adulte en Norvège, pays de 5,4 millions d’habitants, a reçu deux doses de vaccin.


■ La France recommande la vaccination aux 5-11 ans à risque

La Haute autorité de santé (HAS) a recommandé mardi la vaccination anti-Covid 19 aux 5-11 ans présentant un risque de faire une forme grave de la maladie, et attend de nouveaux éléments pour un élargissement éventuel à tous les enfants.

Le vaccin Pfizer/BioNTech est recommandé aux enfants de 5 à 11 ans «qui présentent un risque de faire une forme grave de la maladie et de décéder» ainsi qu’à «ceux vivant dans l’entourage de personnes immunodéprimées ou vulnérables non protégées par la vaccination». Le régulateur européen avait approuvé le vaccin pour tous les 5-11 ans quelques jours plus tôt.


■ Les développeurs du vaccin Pfizer/BioNtech récompensés

Les responsables de l’entreprise allemande BioNtech, qui a développé un vaccin à base d’ARN messager contre le Covid-19, reçoivent le prestigieux Prix Jeantet-Collen pour la médecine translationnelle 2022. Ce prix est l’un des plus prestigieux en Suisse.

Grâce à leur persévérance au cours des 20 dernières années, Ugur Sahin (56 ans), Özlem Türeci (54 ans) et Katalin Kariko (66 ans), qui a rejoint en 2013 BioNTech, «ont joué des rôles-clés et complémentaires dans le développement d’un vaccin cliniquement efficace et sûr contre le Covid-19».

Les lauréats se partageront 500 000 francs, dont 450 000 francs sont destinés à financer la poursuite de leurs travaux, annonce mardi la Fondation Louis-Jeantet.

Katalin Kariko, professeure à l’Université hongroise de Szeged, a étudié l’activation immunitaire induite par l’ARN. Elle a découvert qu’en apportant des modifications à l’ARN messager (ARNm), il était possible de supprimer la réponse inflammatoire de l’organisme contre l’ARNm synthétique. Une recherche qualifiée de «révolutionnaire».

Quant à Ugur Sahin et Özlem Türeci, respectivement professeur d’oncologie à l’Université de Mayence et professeure d’immunothérapie individualisée à l’Institut Helmholtz HI-TRON, ils ont résolu plusieurs des problèmes associés aux vaccins ARNm, mettant notamment au point des méthodes pour délivrer l’ARNm aux cellules dendritiques.


■ Allemagne: le confinement partiel jugé légal

La Cour constitutionnelle allemande a jugé mardi justifiées et proportionnelles les mesures de confinement partiel prises par le gouvernement depuis le début de la pandémie. Cette décision ouvre la voie à un nouveau durcissement des restrictions contre la nouvelle vague de Covid-19.


■ L’efficacité des vaccins actuels serait réduite face à Omicron, selon le patron de Moderna

Stéphane Bancel, le patron de Moderna, estime qu’il y aura une «baisse significative» de l’efficacité des vaccins face au variant Omicron. Il a indiqué au Financial Times que des données sur l’efficacité des vaccins actuels seront disponibles dans les deux prochaines semaines.

Lire à ce propos: Les fabricants de vaccins fourbissent leurs armes contre Omicron

Selon lui, le vaccin actuel n’aura pas «le même niveau d’efficacité que celui que nous avions contre le variant Delta». Moderna a déjà annoncé son intention de développer une dose de rappel spécifique pour ce nouveau variant, tout comme le laboratoire américain Pfizer.

Le patron de laboratoire a estimé que son entreprise est en mesure de fournir entre 2 et 3 milliards de doses en 2022, mais qu’il serait dangereux d’orienter toute la production vers un vaccin spécifique au variant Omicron alors que d’autres souches du virus circulent toujours.


■ Un premier cas du variant Omicron détecté au Japon

Le Japon a confirmé mardi son premier cas du variant Omicron du coronavirus chez un homme revenu de Namibie. «Il s’agit du premier cas d’Omicron confirmé au Japon», a indiqué le porte-parole du gouvernement, précisant que le voyageur infecté – un homme âgé de 30 à 40 ans – est actuellement en isolement dans un établissement médical.

L’annonce intervient au lendemain du renforcement par le Japon de ses restrictions frontalières, interdisant l’accès à tous les nouveaux arrivants étrangers.


■ Le variant Omicron menace la reprise économique mondiale

Victime brutale de la pandémie, l’économie mondiale, en pleine convalescence, est déjà affectée par le variant Omicron qui s’accompagne de mesures de restriction, notamment dans le secteur du transport aérien.

Signalée pour la première fois il y a moins d’une semaine à l’Organisation mondiale de la santé en Afrique du Sud, cette nouvelle souche a été depuis identifiée, du Pacifique à l’Europe, en passant par le Canada, amenant une quarantaine de pays à annoncer des restrictions de voyage. La gravité de l’impact économique dépendra de la dangerosité avérée de ce nouveau variant, de la couverture vaccinale de la population mondiale ainsi que de la résistance d’Omicron aux vaccins disponibles.

Mais, du scénario le plus favorable aux hypothèses les plus sombres, les économistes planchent déjà sur de nouvelles prévisions 2022, toutes revues à la baisse.


■ Christophe Darbellay dénonce la quarantaine pour certains touristes

Le conseiller d’Etat valaisan critique les règles de quarantaine imposées par le Conseil fédéral en raison du variant Omicron du coronavirus. C’est d’un «coup dur pour le tourisme valaisan» et une «réaction exagérée», lâche-t-il.

«Nous sommes d’avis que cette mesure doit être corrigée le plus rapidement possible», a déclaré Christophe Darbellay dans un entretien publié mardi par le Walliser Bote. Il existe d’autres moyens pour entrer en Suisse, comme un certificat Covid et un test PCR négatif datant de moins de 48 heures, remarque-t-il.


■ Le gouvernement chilien suspend l’ouverture de trois postes-frontières

Les personnes en provenance de sept pays africains sont en outre interdites d’entrée. Les points de passage terrestres qui devaient rouvrir se trouvaient à Chacalluta, à la frontière avec le Pérou, Pino Hachado, à la frontière avec l’Argentine, et Colchane, à la frontière avec la Bolivie.

La décision du gouvernement sera réévaluée dans deux semaines, en fonction de l’évolution épidémiologique nationale et internationale du variant Omicron, a expliqué le sous-secrétaire des réseaux de soins de santé dans un communiqué.