Asie

Les deux Corées commencent à déminer un secteur de leur frontière

La manœuvre met en application un accord conclu le mois dernier. La péninsule est le théâtre d’une exceptionnelle détente, mais les deux camps sont encore techniquement en guerre

Les deux Corées ont commencé lundi à déminer une section de leur frontière commune. Elles appliquent ainsi un accord conclu le mois dernier lors du troisième sommet intercoréen, a annoncé Séoul.

La péninsule est depuis le début de l’année le théâtre d’une exceptionnelle détente qui a été confortée par trois rencontres entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le leader nord-coréen Kim Jong Un, dont la dernière en septembre à Pyongyang.

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Les deux camps, qui sont encore techniquement en guerre faute d’accord de paix, ont entamé des opérations de déminage dans la Zone de sécurité commune (JSA) du village frontalier de Panmunjom, seul secteur de la Zone démilitarisée (DMZ) où les deux armées rivales se font face, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense.

Vingt jours d’opérations

Un porte-parole a annoncé que ces opérations, qui doivent se dérouler sur une période de 20 jours, avaient débuté des deux côtés. Le Nord n’a pas confirmé.

La JSA a souvent été utilisée pour les négociations intercoréennes. Elle avait été le théâtre des deux premiers sommets entre Moon Jae-in et Kim Jong Un, en avril et mai.

On estime à plus de 800 000 le nombre de mines qui ont été posées le long de la frontière pendant et depuis le conflit de 1950-1953 pour empêcher toute infiltration ennemie.

Contreparties exigées

Lors du sommet de septembre, Kim Jong Un a notamment promis le démantèlement d’un site balistique, s’engageant cette fois en faveur de la présence cruciale d’inspecteurs internationaux. Il s’est dit prêt à fermer définitivement un important complexe nucléaire, mais à condition d’obtenir des contreparties américaines.

Moon Jae-in et Kim Jong Un ont aussi annoncé vouloir une candidature commune à l’organisation des Jeux Olympiques de 2032. Ils ont également promis des réunions régulières de familles divisées par la guerre ou encore un effort pour connecter leurs réseaux routiers et ferrés.

Ils se sont par ailleurs entendus pour réduire le nombre de postes de garde à la frontière d’ici la fin de l’année, et pour arrêter les manœuvres le long de la frontière à compter de novembre.

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