Honduras

Les deux favoris à la présidentielle hondurienne à égalité

Le candidat de l’opposition, Salvador Nasralla, dénonce une manipulation des données. Les premiers résultats le créditaient de 5 points d’avance sur le président sortant, Juan Orlando Hernández

Les deux candidats à l’élection présidentielle au Honduras sont à égalité mercredi après le dépouillement de 81,77% des bulletins de vote. Selon le tribunal électoral, le président sortant, Juan Orlando Hernández (Parti national, droite) et son adversaire de gauche, Salvador Nasralla (Alliance de l’opposition contre la dictature), obtiennent 42,17% des voix.

Quelques heures après avoir signé un accord où il s’engageait à accepter les résultats du tribunal suprême électoral, Salvador Nasralla a affirmé à la presse que les données avaient été manipulées. Les premiers résultats le créditaient de 5 points d’avance avant que la tendance ne se retourne en faveur du président sortant.

Depuis la publication des premiers résultats partiels de cette élection à un tour, dans la nuit de dimanche à lundi, l’écart est passé de 5 points de pourcentage à l’égalité entre les deux candidats aujourd’hui.

«On gagne! On gagne!» se sont exclamés des partisans du président sortant, lors de l’une des manifestations en faveur de l’un ou l’autre des candidats dans différents endroits de la capitale, Tegucigalpa.

Des soupçons de fraude

La lenteur du décompte crée incertitude, doute et suspicion de fraude dans le pays. Beaucoup de Honduriens se demandent pourquoi, trois jours après les élections, ils ne savent toujours pas qui gouvernera le pays pour les quatre prochaines années.

«Pour les autres élections, on savait déjà qui avait gagné. Cette fois, non. Il se trame quelque chose?» s’interrogeait José Rosendo Rosales, dans le parc situé face au siège du congrès, résumant le sentiment de nombre de Honduriens.

Dans un entretien mardi à l’AFP, Salvador Nasralla, le candidat de l’alliance de l’opposition contre la dictature (gauche), avait dénoncé une tentative du chef de l’Etat sortant (parti national, droite) de chercher à «fausser les résultats».

Le président, Juan Orlando Hernández, brigue un nouveau mandat, normalement interdit par la Constitution, en s’appuyant sur une décision controversée de la cour suprême.

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