Secouristes sans frontières, les pompiers haïtiens et une équipe de secours américaine ont mis neuf heures à extraire la jeune femme haïtienne des décombres. «Elle nous a même donné des forces à tous pour l’aider à la sortir rapidement», a souligné un médecin français.

Le séisme du 12 janvier a surpris cette femme alors qu’elle se trouvait dans un appartement situé au-dessus du petit supermarché. Elle est restée sept jours allongée sous les gravats et n’a dû sa survie qu’à la position dans laquelle elle s’est retrouvée coincée et qui lui permettait de respirer et de faire quelques mouvements. Mais toute cette semaine, elle n’a ni bu, ni mangé.

Un peu plus tôt mardi, des pompiers mexicains avaient extrait une septuagénaire des ruines de la cathédrale de Port-au-Prince, aussi restée bloquée sept jours dans les décombres.

Les équipes de secours internationales ont sauvé un total de 121 personnes prises sous les décombres de bâtiments effondrés lors du séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, a indiqué mercredi à l’AFP le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).

«On est à 121 personnes retrouvées», a expliqué la porte-parole d’Ocha à Genève, Elisabeth Byrs, dont le précédent bilan faisait état mardi «d’au moins 90 personnes» extraites.

Nouveaux casques bleus

Le Conseil de sécurité de l’ONU a pour sa part approuvé mardi l’envoi de 3500 Casques bleus supplémentaires en Haïti. Ces renforts sont, selon l’organisation, nécessaires afin de protéger les couloirs humanitaires et assurer la sécurité des convois d’aide.

Ces renforts vont porter à plus de 12’500 le nombre de troupes de la Mission de paix de l’ONU (Minustah), stationnée dans l’île depuis 2004 et qui dispose en plus de quelque 2000 personnels civils.