Khaled Mansour s’en souvient comme si c’était hier. La voiture qui le ramenait n’était qu’à quelques centaines de mètres de l’hôtel Canal où se trouvait son bureau. «L’explosion l’a secouée dans tous les sens», explique-t-il. Il ne lui a fallu que quelques minutes pour s’approcher encore un peu et se rendre compte de l’ampleur de la catastrophe. C’était le 19 août 2003, et l’attentat n’avait pas seulement secoué la voiture de ce fonctionnaire international. Elle allait aussi faire trembler le monde.