La politique de pression maximale exercée par l’administration Trump contre l’Iran? Le retrait américain de l’accord sur le programme nucléaire iranien (JCPoA) en 2018 et l’imposition de nouvelles sanctions par Washington à la République islamique ont été un échec. Joe Biden, qui sera investi à la présidence des Etats-Unis le 20 janvier prochain peut-il et veut-il sauver l’accord?

Stock d’uranium

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la République islamique a accumulé un stock d’uranium faiblement enrichi 12 fois supérieur à ce qu’autorise le Plan d’action global commun (JCPoA). Elle a aussi entamé un enrichissement d’uranium à un taux supérieur aux 3,67% permis. Si l’Iran s’est longtemps conformé à l’accord, il a commencé à s’en distancier peu après le retrait américain. A Téhéran, on le souligne toutefois: ces incartades sont «réversibles». Mais en guise de condition pour sauver l’accord, le pouvoir iranien le martèle: il ne faudra pas seulement lever rapidement les sanctions qui écrasent l’économie iranienne. Il faudra aussi compenser pour les pertes de revenus causées par l’embargo total sur le pétrole décrété par Trump.