La Russie célèbre ce lundi la Journée nationale de la famille, de l’amour et de la fidélité, introduite il y a 11 ans par le Kremlin comme une tentative de revigorer la natalité déclinante. Les affiches de propagande représentant une famille nombreuse épanouie, sur fond d’église orthodoxe, fleurissent à travers le pays et sur la Toile. Leur optimisme un peu forcé contraste avec la réalité. Mardi dernier, la vice-première ministre russe, Tatiana Golikova, a prononcé des mots d’une rare et brutale franchise. «Nous perdons notre population de manière catastrophique», a déclaré la ministre devant des responsables de la santé réunis à Saint-Pétersbourg, rapporte l’agence officielle TASS. «Notre taux de natalité chute», a-t-elle indiqué, notant également que le taux de mortalité ne décroît «pas aussi vite que nous le souhaiterions».